Achats impulsifs : 10 techniques super simples pour arrêter de dépenser inutilement

Achats impulsifs : 10 techniques pour les éviter

Vous entrez dans un magasin pour acheter un seul produit et ressortez avec trois articles supplémentaires. Ou vous prenez votre téléphone quelques minutes et, une demi-heure plus tard, une commande est déjà passée.

Sur le moment, ces dépenses semblent souvent anodines. Le problème apparaît lorsqu’elles se répètent plusieurs fois dans le mois.

Les achats impulsifs peuvent alors représenter une part non négligeable du budget, parfois sans même que l’on sache précisément ce que l’on a acheté.

Promotions, notifications, paiement en un clic, recommandations personnalisées… tout est aujourd’hui conçu pour rendre l’achat extrêmement facile.

Pour autant, la solution n’est pas de ne plus jamais se faire plaisir.

L’objectif est plutôt d’apprendre à faire la différence entre un achat réellement désiré et une envie créée sur le moment.

Voici 10 techniques simples pour limiter les achats impulsifs sans avoir l’impression de se priver constamment.

Qu’est-ce qu’un achat impulsif ?

Un achat impulsif est généralement une dépense réalisée rapidement, sans avoir été réellement prévue.

Vous voyez un produit.

Il vous plaît.

Vous l’achetez.

La décision peut se prendre en quelques secondes.

Cela peut concerner :

  • un vêtement ;
  • un objet de décoration ;
  • un gadget ;
  • un produit en promotion ;
  • un jeu ;
  • une application ;
  • de la nourriture ;
  • un accessoire ;
  • un achat effectué sur Internet.

Le montant n’est pas forcément important.

Un achat de 8 € peut sembler insignifiant.

Mais quatre dépenses de 8 € par semaine représentent 32 €, soit potentiellement plus de 100 € sur un mois.

Ce sont donc surtout la fréquence et l’accumulation qui peuvent poser problème.

1. Appliquez la règle des 48 heures

C’est probablement l’une des méthodes les plus simples pour limiter les achats impulsifs.

Vous voyez quelque chose que vous voulez acheter ?

Attendez 48 heures.

Ne vous interdisez pas l’achat.

Repoussez simplement la décision.

Ajoutez le produit à une liste, prenez-le en photo ou conservez la page Internet.

Puis revenez-y deux jours plus tard.

Très souvent, l’envie aura diminué.

Et si vous souhaitez toujours réellement acheter le produit après ce délai, vous pourrez prendre votre décision plus calmement.

Pour les achats plus importants

Plus le montant est élevé, plus le délai peut être long.

Pour un achat coûteux, vous pouvez parfaitement attendre une semaine ou davantage.

L’objectif est simplement d’éviter que l’émotion du moment prenne la décision à votre place.

2. Supprimez les cartes bancaires enregistrées

Acheter sur Internet est devenu incroyablement simple.

Un clic.

Validation.

Commande terminée.

Cette simplicité est pratique lorsque l’achat est nécessaire, mais elle facilite également les dépenses impulsives.

Une solution consiste à retirer votre carte bancaire enregistrée de certains sites ou applications.

Vous devrez alors :

  1. chercher votre carte ;
  2. saisir les informations ;
  3. confirmer l’achat.

Cela ne représente que quelques minutes supplémentaires.

Mais cette petite friction vous donne le temps de vous poser une question essentielle :

« Est-ce que j’ai réellement besoin de commander ça ? »

Parfois, quelques secondes supplémentaires suffisent pour abandonner un achat inutile.

3. Désactivez les notifications commerciales

« Plus que 3 heures ! »

« Vente flash ! »

« -20 % rien que pour vous ! »

« Votre panier vous attend ! »

Ces messages ne sont pas là par hasard.

Ils cherchent à créer une sensation d’urgence pour vous pousser à agir rapidement.

Si vous recevez constamment des notifications commerciales, désactivez celles qui ne vous apportent rien.

Vous pouvez également vous désinscrire de certaines newsletters promotionnelles.

Moins vous êtes exposé aux sollicitations commerciales, moins vous risquez d’acheter quelque chose que vous n’aviez jamais envisagé d’acheter cinq minutes auparavant.

4. Ne confondez pas promotion et économie

Un produit coûte normalement 100 €.

Il est proposé à 70 €.

Vous économisez donc 30 € ?

Pas nécessairement.

Si vous n’aviez aucune intention d’acheter ce produit avant de voir la promotion, vous venez surtout de dépenser 70 €.

Une promotion devient réellement intéressante lorsque :

  • vous aviez besoin du produit ;
  • vous aviez prévu de l’acheter ;
  • son prix est véritablement intéressant ;
  • l’achat reste compatible avec votre budget.

Avant de craquer devant une réduction, posez-vous cette question :

« Est-ce que j’achèterais ce produit s’il n’était pas en promotion ? »

Si la réponse est non, prenez quelques minutes avant de décider.

5. Faites une liste avant d’entrer dans un magasin

La liste n’est pas réservée aux courses alimentaires.

Vous allez dans un magasin de bricolage ?

Notez ce dont vous avez besoin.

Vous cherchez des vêtements ?

Décidez à l’avance ce que vous recherchez.

Vous allez acheter des fournitures ?

Préparez votre liste.

Cela permet d’entrer dans le magasin avec un objectif précis.

Vous pouvez évidemment découvrir une bonne affaire imprévue.

Mais avant de la mettre dans votre panier, demandez-vous si elle répond réellement à un besoin ou si elle vient simplement de créer une nouvelle envie.

6. Calculez le prix en heures de travail

Cette méthode peut complètement changer votre perception d’un achat.

Imaginons, uniquement pour l’exemple, que vous disposiez d’environ 12 € après prélèvements par heure travaillée.

Un objet à 60 € représente alors environ 5 heures de travail.

Posez-vous cette question :

« Est-ce que cet objet vaut cinq heures de mon travail ? »

Pour certaines choses, la réponse sera clairement oui.

Pour d’autres, beaucoup moins.

Cette méthode est particulièrement intéressante pour les achats non essentiels relativement coûteux.

Elle permet de transformer un simple prix affiché en quelque chose de beaucoup plus concret.

7. Créez un budget « plaisir »

Cela peut sembler contradictoire.

Pour limiter les achats impulsifs, pourquoi prévoir de l’argent pour se faire plaisir ?

Parce qu’une méthode trop restrictive est souvent difficile à maintenir.

Si vous vous interdisez absolument toute dépense non essentielle, la frustration peut finir par prendre le dessus.

Prévoyez plutôt une petite somme destinée aux plaisirs.

Son montant dépend évidemment de votre budget.

Lorsque cette somme est disponible, vous pouvez l’utiliser sans culpabiliser.

Restaurant, jeu, vêtement, décoration, sortie…

À vous de choisir.

L’objectif est simplement de donner une limite aux dépenses plaisir plutôt que d’essayer de les supprimer complètement.

8. Regardez ce que vous possédez déjà

Avant d’acheter un nouvel objet, regardez ce que vous avez.

Cela fonctionne particulièrement bien pour :

  • les vêtements ;
  • les chaussures ;
  • les produits de beauté ;
  • les outils ;
  • les jeux ;
  • la décoration ;
  • les accessoires électroniques.

Vous voulez acheter un nouveau pull ?

Regardez votre dressing.

Un nouvel outil ?

Vérifiez votre garage.

Un nouveau câble ?

Regardez dans ce fameux tiroir rempli de câbles dont personne ne connaît vraiment l’origine.

Vous pourriez découvrir que vous possédez déjà quelque chose de très similaire.

Une question particulièrement efficace

Avant l’achat, demandez-vous :

« Est-ce que je possède déjà quelque chose qui remplit la même fonction ? »

Si oui, le nouvel achat mérite peut-être un peu plus de réflexion.

9. Notez vos achats non prévus pendant un mois

Pendant 30 jours, notez simplement tous vos achats qui n’étaient pas prévus.

Pas besoin de jugement.

Pas besoin de culpabiliser.

Notez :

Produit — prix — raison de l’achat.

Par exemple :

Décoration — 19 € — vue en magasin.

Livraison repas — 24 € — pas envie de cuisiner.

Accessoire téléphone — 15 € — promotion.

À la fin du mois, additionnez.

Le résultat peut être très instructif.

Vous pourrez également identifier les situations qui déclenchent le plus souvent vos achats.

Peut-être achetez-vous davantage :

  • lorsque vous vous ennuyez ;
  • lorsque vous naviguez sur les réseaux sociaux ;
  • lorsque vous êtes dans certains magasins ;
  • lorsque vous voyez une promotion ;
  • lorsque vous êtes fatigué.

Comprendre le déclencheur permet souvent de trouver une solution beaucoup plus facilement.

10. Utilisez la règle « un objet entre, un objet sort »

Cette méthode est particulièrement utile pour certaines catégories.

Vous achetez un nouveau vêtement ?

Un ancien sort du dressing.

Une nouvelle décoration ?

Une ancienne est donnée ou vendue.

Un nouvel appareil ?

Demandez-vous ce qu’il remplace.

Cette règle permet de prendre conscience d’une chose :

chaque achat occupe également de la place dans votre maison.

Vous ne payez pas seulement l’objet.

Vous devrez ensuite :

  • le ranger ;
  • l’entretenir ;
  • le déplacer ;
  • éventuellement le réparer ;
  • puis vous en débarrasser un jour.

Cela ne signifie évidemment pas qu’un nouvel achat doit systématiquement remplacer quelque chose.

Mais cette règle peut être très efficace pour les catégories dans lesquelles vous avez tendance à accumuler.

Pourquoi faisons-nous des achats impulsifs ?

Les achats impulsifs ne viennent pas toujours d’un véritable besoin.

Ils peuvent être déclenchés par différents facteurs.

La promotion

La peur de rater une bonne affaire accélère la décision.

L’urgence

« Plus que deux exemplaires » ou « offre valable aujourd’hui seulement » peut pousser à décider rapidement.

La facilité de paiement

Lorsque l’achat demande seulement quelques secondes, nous avons moins de temps pour réfléchir.

L’ennui

Naviguer sur des boutiques en ligne peut devenir une forme de divertissement.

L’habitude

Certaines dépenses deviennent automatiques.

L’émotion

Une mauvaise journée peut parfois donner envie de s’offrir quelque chose pour se faire plaisir.

Il ne s’agit pas de culpabiliser.

Nous sommes tous influencés, à différents degrés, par notre environnement et nos émotions.

L’objectif est simplement d’identifier les situations dans lesquelles vous êtes personnellement le plus susceptible d’acheter sans avoir prévu de le faire.

Comment éviter les achats impulsifs sur Internet ?

Les achats en ligne méritent une attention particulière.

Une boutique physique vous oblige au minimum à vous déplacer.

Sur Internet, vous pouvez acheter quelque chose depuis votre canapé à 23 heures.

Pour limiter les achats impulsifs en ligne, vous pouvez essayer plusieurs choses :

  • retirer les cartes enregistrées ;
  • désactiver certaines notifications ;
  • vous désinscrire des newsletters promotionnelles inutiles ;
  • ajouter le produit aux favoris plutôt que de l’acheter immédiatement ;
  • appliquer systématiquement la règle des 48 heures ;
  • éviter de parcourir les boutiques en ligne simplement pour passer le temps.

Une autre méthode très simple consiste à créer une liste appelée :

« À acheter peut-être »

Chaque fois qu’un produit vous tente, ajoutez-le.

Revenez sur cette liste quelques semaines plus tard.

Vous serez peut-être surpris du nombre d’objets que vous ne voulez finalement plus.

Faut-il supprimer complètement les achats plaisir ?

Non.

Du moins, ce n’est pas l’objectif de cet article.

Acheter quelque chose simplement parce que cela nous fait plaisir n’est pas automatiquement une mauvaise dépense.

Vous travaillez aussi pour profiter de votre argent.

La différence importante se trouve plutôt entre :

« J’ai choisi de dépenser 80 € pour quelque chose qui me fait vraiment plaisir. »

et

« J’ai dépensé 80 € en plusieurs achats dont je me souviens à peine. »

Dans le premier cas, la dépense est assumée.

Dans le second, l’argent a simplement disparu progressivement.

L’objectif est donc de dépenser plus consciemment, pas nécessairement de dépenser le moins possible.

Combien les achats impulsifs peuvent-ils coûter ?

Cela dépend évidemment énormément des personnes.

Mais prenons un exemple fictif très simple.

Imaginez sur un mois :

  • deux achats imprévus à 15 € ;
  • un vêtement en promotion à 35 € ;
  • deux petites commandes en ligne à 20 € ;
  • quelques achats alimentaires imprévus pour 25 €.

Total :

130 € dans le mois.

Si ce comportement se répétait tous les mois, cela représenterait 1 560 € sur une année.

Encore une fois, ce chiffre est uniquement un exemple.

L’intérêt est surtout de montrer que plusieurs petites dépenses peuvent finir par représenter davantage qu’un gros achat occasionnel.

Le défi BigAstuces : 7 jours sans achat imprévu

Voici un petit défi à essayer cette semaine.

Pendant 7 jours, n’achetez rien qui ne soit pas prévu sans appliquer un délai de réflexion.

Vous voyez quelque chose qui vous plaît ?

Notez-le.

Vous pourrez toujours l’acheter après le défi.

À la fin des sept jours, regardez votre liste.

Pour chaque produit, demandez-vous :

Est-ce que je le veux toujours ?

Est-ce que je vais réellement l’utiliser ?

Est-ce que je possède déjà quelque chose de similaire ?

Est-ce que son achat est compatible avec mon budget ?

Puis décidez.

L’objectif n’est pas de terminer la semaine en ayant économisé le maximum.

Il s’agit surtout de découvrir combien d’envies disparaissent naturellement lorsqu’on leur laisse un peu de temps.

En résumé : comment limiter les achats impulsifs ?

Pour réduire les achats impulsifs, inutile de supprimer tous vos plaisirs.

Essayez plutôt de :

  • attendre 48 heures avant certains achats ;
  • retirer les moyens de paiement enregistrés ;
  • désactiver les sollicitations commerciales inutiles ;
  • ne pas confondre promotion et économie ;
  • préparer une liste avant certains achats ;
  • convertir les prix en heures de travail ;
  • prévoir un budget plaisir ;
  • regarder ce que vous possédez déjà ;
  • suivre vos dépenses imprévues pendant un mois ;
  • appliquer parfois la règle « un objet entre, un objet sort ».

Commencez par une seule technique.

La règle des 48 heures est probablement la plus facile.

Vous ne vous interdisez rien.

Vous vous donnez simplement le temps de décider.

Car le meilleur moyen de réduire les achats impulsifs n’est pas nécessairement d’apprendre à dire systématiquement non.

C’est surtout de remplacer « je l’achète maintenant » par « est-ce que je le veux vraiment ? »

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