Gagner du temps en cuisine : 15 astuces simples pour préparer les repas plus vite

Il est 19 h 15.

Vous venez de terminer votre journée, tout le monde commence à avoir faim et une question revient :

« Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »

Vous ouvrez le réfrigérateur.

Vous le refermez.

Vous l’ouvrez à nouveau, au cas où un repas complet serait apparu entre-temps.

Cuisiner tous les jours peut rapidement devenir une contrainte lorsqu’il faut décider du menu, sortir les ingrédients, préparer, cuire puis tout ranger.

Pourtant, gagner du temps en cuisine ne signifie pas forcément passer quatre heures le dimanche à préparer tous les repas de la semaine.

Quelques habitudes permettent de récupérer 5, 10 ou 20 minutes à différents moments, tout en continuant à manger des repas faits maison.

Voici 15 astuces simples pour cuisiner plus rapidement sans transformer votre cuisine en usine.


Pourquoi perd-on autant de temps en cuisine ?

La cuisson n’est pas toujours ce qui prend le plus de temps.

Nous en perdons également à :

  • chercher quoi préparer ;
  • vérifier les ingrédients ;
  • sortir le matériel ;
  • laver et découper ;
  • attendre entre deux étapes ;
  • chercher un ustensile ;
  • ranger ;
  • retourner au magasin parce qu’il manque un ingrédient.

Autrement dit, pour cuisiner plus vite, il ne suffit pas de trouver des recettes « prêtes en 15 minutes ».

Il faut surtout réduire les petites pertes de temps autour de la préparation.

1. Décidez de quelques repas avant le début de la semaine

Pas besoin de planifier :

Lundi 19 h 04 : poulet

Mardi 19 h 07 : saumon

Mercredi 18 h 58 : omelette

Prévoir simplement quelques idées de repas suffit déjà.

Par exemple :

  • un plat de pâtes ;
  • une poêlée ;
  • une quiche ;
  • un plat préparé à l’avance ;
  • une soirée restes ;
  • un repas très rapide.

Vous supprimez ainsi une partie du fameux :

« On mange quoi ? »

L’astuce BigAstuces

Gardez une liste d’une dizaine de repas que votre foyer aime et que vous savez préparer rapidement.

Lorsque l’inspiration manque, piochez dedans.

Vous n’avez pas besoin d’inventer une nouvelle recette tous les soirs.

2. Regardez le réfrigérateur avant de planifier vos repas

Avant de décider du menu, regardez ce que vous possédez déjà.

Pourquoi ?

Parce que vous pouvez construire plusieurs repas autour :

  • des légumes à utiliser ;
  • d’un reste de viande ;
  • d’un paquet déjà ouvert ;
  • d’un fromage entamé ;
  • d’un produit proche de sa date limite.

Vous gagnez du temps sur la réflexion et évitez également de laisser des aliments se perdre.

Votre menu doit idéalement commencer par :

« Qu’est-ce que j’ai ? »

plutôt que :

« Qu’est-ce que je vais acheter ? »

Et lorsqu’une petite quantité reste malgré tout, découvrez comment cuisiner les restes pour les transformer en nouveau repas.

3. Préparez les ingrédients avant de commencer

Vous faites chauffer la poêle.

Puis vous cherchez l’oignon.

Vous coupez l’oignon.

La poêle chauffe beaucoup trop.

Vous cherchez les épices.

Vous découvrez qu’il n’en reste plus.

Bienvenue dans la cuisine improvisée.

Avant de commencer une recette, prenez une minute pour :

  1. lire les principales étapes ;
  2. sortir les ingrédients ;
  3. préparer le matériel nécessaire.

Vous éviterez les allers-retours permanents entre placards, réfrigérateur et plan de travail.

Cette minute de préparation peut en faire gagner plusieurs ensuite.

4. Profitez d’une cuisson pour préparer la suite

L’eau des pâtes chauffe ?

Ne regardez pas la casserole.

Profitez-en pour :

  • préparer les légumes ;
  • sortir les assiettes ;
  • ranger les ingrédients déjà utilisés ;
  • préparer la sauce ;
  • remplir ou vider une partie du lave-vaisselle ;
  • préparer un élément du repas suivant.

Même principe lorsqu’un plat est au four.

Une cuisson de 30 minutes ne signifie pas forcément 30 minutes de travail.

Apprenez à distinguer :

temps de cuisson

et

temps réellement passé à cuisiner.

5. Cuisinez volontairement une quantité supplémentaire

Vous préparez une sauce qui se conserve ou se congèle correctement ?

Faire quatre portions au lieu de deux ne demande pas nécessairement deux fois plus de travail.

Vous pouvez alors utiliser le surplus :

  • le lendemain ;
  • dans un autre repas ;
  • au congélateur lorsque la préparation s’y prête.

C’est ce que l’on pourrait appeler le « je cuisine une fois, j’en profite deux fois ».

Attention

Préparer davantage n’est utile que si vous avez réellement prévu ce que vous ferez du surplus.

Sinon, vous ne gagnez pas du temps.

Vous créez simplement davantage de restes.

6. Préparez certaines bases à l’avance

Vous n’avez pas besoin de préparer sept repas complets le dimanche.

Vous pouvez simplement anticiper quelques éléments qui vous feront gagner du temps.

Selon vos menus et les règles de conservation adaptées :

  • préparer certains légumes ;
  • cuisiner une base qui sera réutilisée ;
  • portionner certains ingrédients ;
  • préparer une sauce ;
  • anticiper une pâte ou préparation adaptée ;
  • organiser les ingrédients d’un prochain repas.

Le soir, il ne reste plus qu’à assembler ou terminer la cuisson.

Le « mini batch cooking »

Si le batch cooking classique vous paraît trop contraignant, essayez une version beaucoup plus légère.

Accordez-vous 30 minutes, pas trois heures.

Préparez uniquement deux ou trois choses qui vous feront gagner du temps dans les prochains jours.

Par exemple :

une sauce + quelques légumes préparés + un plat pour le lendemain.

C’est déjà très bien.

7. Utilisez intelligemment votre congélateur

Votre congélateur peut devenir un véritable bouton raccourci pour les soirs compliqués.

Lorsque vous préparez un plat adapté à la congélation, envisagez d’en conserver quelques portions.

Étiquetez-les avec :

nom + date + nombre de portions.

Vous pourrez ensuite utiliser ces repas les jours où vous rentrez tard ou n’avez simplement aucune envie de cuisiner.

Le vrai objectif

Avoir toujours quelques solutions qui évitent :

« Il n’y a rien à manger, on commande quelque chose. »

Ce n’est pas seulement un gain de temps.

Cela peut également devenir une économie.

8. Constituez une liste de repas « secours »

Un repas de secours doit remplir trois conditions :

rapide + simple + ingrédients faciles à avoir sous la main.

Cela peut être, selon vos habitudes :

  • omelette ;
  • pâtes avec une sauce simple ;
  • tartines ou croques accompagnés ;
  • soupe déjà préparée ;
  • plat congelé maison ;
  • salade composée ;
  • autre repas express adapté à votre foyer.

Choisissez 5 repas de secours.

Puis assurez-vous d’avoir régulièrement de quoi en préparer au moins deux ou trois.

Ainsi, lorsqu’il est 20 h et que votre journée a été catastrophique, vous n’avez aucune décision compliquée à prendre.

9. Rangez vos ustensiles là où vous les utilisez

Votre planche à découper est dans un placard à l’autre bout de la cuisine.

Vos épices sont loin de la zone de cuisson.

Vos casseroles nécessitent de déplacer quatre objets avant d’être accessibles.

Chaque déplacement ne prend que quelques secondes.

Mais répété tous les jours, cela devient agaçant.

Regardez votre cuisine selon une logique d’utilisation :

Près de la zone de préparation

Planches, couteaux et ustensiles utilisés pour préparer.

Près de la cuisson

Casseroles, poêles et accessoires courants lorsque la configuration le permet en toute sécurité.

Près du lave-vaisselle ou de l’évier

La vaisselle utilisée quotidiennement peut être placée de manière à simplifier le rangement.

L’objectif n’est pas d’obtenir la cuisine parfaite d’un catalogue.

C’est de réduire les déplacements inutiles.

10. Gardez votre plan de travail suffisamment dégagé

Machine à café.

Grille-pain.

Robot.

Boîte à pain.

Courrier.

Trois bouteilles.

Une corbeille.

Et maintenant, vous essayez de découper des légumes sur les 27 centimètres restants.

Un plan de travail encombré ralentit la préparation.

Vous devez déplacer des objets avant même de commencer.

Essayez donc de conserver une zone de préparation libre.

Pas besoin d’avoir une cuisine minimaliste.

Vous avez simplement besoin d’un endroit où vous pouvez poser une planche et travailler immédiatement.

11. Nettoyez progressivement pendant la cuisson

Voici deux scénarios.

Scénario A

Vous cuisinez.

Vous posez tout dans l’évier.

À la fin :

montagne de vaisselle.

Scénario B

Pendant que certains éléments cuisent, vous :

  • rangez les ingrédients ;
  • jetez les emballages ;
  • placez certains ustensiles dans le lave-vaisselle ;
  • nettoyez rapidement la zone de préparation.

À la fin du repas, il reste beaucoup moins de travail.

Une règle simple

Dès que vous n’avez plus besoin de quelque chose : rangez-le si cela ne gêne pas la préparation.

Votre cuisine reste plus agréable et la corvée finale diminue.

12. Utilisez le bon outil pour la bonne tâche

Vous n’avez pas besoin de posséder 47 gadgets de cuisine.

Mais quelques outils adaptés peuvent réellement faire gagner du temps.

Un bon couteau approprié et correctement entretenu, une planche stable, une passoire adaptée ou des contenants pratiques peuvent simplifier énormément les tâches quotidiennes.

À l’inverse, méfiez-vous du gadget qui promet :

« Coupez une tomate 1,7 seconde plus vite ! »

mais nécessite ensuite dix minutes de nettoyage.

Le calcul BigAstuces

Avant d’acheter un appareil destiné à gagner du temps, demandez-vous :

temps réellement gagné – temps de montage – temps de nettoyage – espace occupé.

Parfois, le bon vieux couteau gagne largement.

13. Organisez vos placards pour voir ce que vous avez

Vous cherchez le riz.

Vous trouvez :

trois paquets de pâtes ouverts,

deux boîtes de maïs,

une farine,

quatre conserves…

Puis enfin le riz, caché derrière.

Organisez les aliments par grandes catégories :

  • féculents ;
  • conserves ;
  • petit-déjeuner ;
  • pâtisserie ;
  • sauces ;
  • épices.

Pas besoin d’acheter vingt-cinq bocaux parfaitement assortis.

Il suffit de pouvoir retrouver rapidement ce que vous cherchez.

Cela permet aussi d’éviter d’acheter un quatrième paquet d’un produit que vous possédez déjà.

14. Préparez certains ingrédients dès que cela vous fait réellement gagner du temps

Vous savez que vous utiliserez un ingrédient dans plusieurs repas très proches ?

Il peut être intéressant d’effectuer certaines préparations en une seule fois lorsque cela est compatible avec sa bonne conservation.

Par exemple, plutôt que de répéter exactement la même tâche plusieurs jours consécutifs, vous pouvez parfois préparer une quantité adaptée pour plusieurs utilisations.

Mais attention à ne pas tomber dans l’excès.

Préparer énormément d’ingrédients « au cas où » et finalement ne pas les utiliser crée du gaspillage.

Anticipez ce qui est prévu, pas ce qui pourrait éventuellement arriver.

15. Simplifiez vos repas de semaine

C’est peut-être le conseil le plus important.

Un repas fait maison n’a pas besoin de comporter :

entrée + plat élaboré + trois accompagnements + dessert maison.

Certains soirs, un repas simple suffit parfaitement.

Gardez les recettes longues pour les moments où vous avez réellement envie de cuisiner.

En semaine, privilégiez lorsque cela vous convient :

  • peu d’ingrédients ;
  • peu d’ustensiles ;
  • préparations simples ;
  • recettes que vous maîtrisez ;
  • cuissons qui demandent peu de surveillance.

Le meilleur repas du mardi soir n’est pas forcément le plus impressionnant.

C’est souvent celui qui est bon, équilibré selon vos besoins et prêt sans transformer votre soirée en épreuve de cuisine télévisée.


Comment gagner du temps en cuisine le soir ?

Si vos soirées sont particulièrement chargées, utilisez cette combinaison :

Avant la semaine

Choisissez quelques repas.

Avant de partir travailler ou dans la journée

Vérifiez éventuellement ce qui doit être décongelé selon une méthode sûre et appropriée.

En rentrant

Sortez immédiatement les ingrédients nécessaires.

Pendant la première cuisson

Préparez le reste et rangez progressivement.

Après le repas

Notez éventuellement ce qui doit être utilisé rapidement le lendemain.

Cette petite routine réduit les décisions et les manipulations inutiles.

Faut-il faire du batch cooking pour gagner du temps ?

Pas forcément.

Le batch cooking consiste généralement à préparer à l’avance plusieurs repas ou éléments de repas.

Cette méthode peut être très efficace.

Mais elle ne convient pas à tout le monde.

Si passer plusieurs heures en cuisine le week-end vous décourage complètement, ne vous forcez pas.

Essayez plutôt le mini batch cooking :

30 à 45 minutes maximum.

Préparez quelques bases ou un plat supplémentaire.

Vous récupérerez déjà du temps pendant la semaine sans sacrifier une demi-journée.

Comment préparer un repas rapidement sans manger toujours la même chose ?

Utilisez des bases modulables.

Prenons une base de légumes préparés.

Elle peut devenir :

Jour 1 : accompagnement.

Jour 2 : omelette.

Jour 3 : quiche ou autre préparation adaptée.

Même chose avec certains féculents, sauces ou autres ingrédients lorsqu’ils ont été correctement conservés.

L’idée est de réutiliser un ingrédient sans forcément reproduire exactement le même repas.

Quels aliments avoir pour préparer un repas rapidement ?

Il n’existe pas de liste universelle.

Elle dépend énormément de vos habitudes.

Le meilleur « placard de secours » est celui qui contient les ingrédients permettant de préparer vos repas rapides préférés.

Vous pouvez cependant réfléchir en catégories :

Une base

Pâtes, riz ou autres féculents que vous utilisez.

Quelques conserves

Selon vos habitudes alimentaires.

Des œufs ou autres ingrédients frais courants

Lorsque vous les consommez.

Des produits au congélateur

Légumes, portions de plats préparés, pain ou autres produits adaptés.

Des assaisonnements

Pour transformer des ingrédients simples.

L’objectif est de pouvoir improviser au moins deux repas sans passer au supermarché.

Le piège des recettes « prêtes en 10 minutes »

Vous trouvez une recette :

« Dîner incroyable prêt en seulement 10 minutes ! »

Vous cliquez.

Première étape :

« Ajoutez les légumes préalablement lavés, épluchés et découpés. »

Ah.

Les fameuses dix minutes commencent donc après vingt minutes de préparation.

Lorsque vous choisissez une recette rapide, regardez :

  • temps de préparation ;
  • temps de cuisson ;
  • nombre d’ingrédients ;
  • nombre d’ustensiles ;
  • préparation préalable nécessaire.

Une recette de 20 minutes utilisant une seule poêle peut parfois être beaucoup plus rapide au quotidien qu’une recette annoncée à 10 minutes mais nécessitant une montagne de préparation.

Les 7 erreurs qui font perdre du temps en cuisine

1. Décider du repas au dernier moment

Gardez quelques idées prêtes.

2. Commencer sans lire la recette

Découvrez les étapes avant d’allumer le feu.

3. Chercher chaque ingrédient au fur et à mesure

Sortez l’essentiel avant.

4. Laisser s’accumuler tout le rangement

Profitez des temps morts.

5. Préparer trop de choses à l’avance sans plan

Anticiper ne doit pas créer de gaspillage.

6. Acheter trop de gadgets

Un appareil inutilisé ne fait gagner aucun temps.

7. Vouloir cuisiner compliqué tous les jours

Simple n’est pas synonyme de mauvais.

Le défi BigAstuces : gagnez 30 minutes cette semaine

Cette semaine, ne changez pas toute votre organisation.

Choisissez simplement trois actions :

Action 1

Planifiez trois repas avant les courses.

Action 2

Lorsque vous cuisinez un plat adapté, préparez une portion supplémentaire destinée à un autre repas ou au congélateur.

Action 3

Créez votre liste de 5 repas secours.

Puis observez votre semaine.

Vous aurez probablement évité plusieurs moments de réflexion, une partie des préparations et peut-être même une commande de dernière minute.

Une demi-heure gagnée ici ou là peut sembler insignifiante.

Mais répétée chaque semaine, elle finit par représenter des dizaines d’heures sur une année.

En résumé : comment gagner du temps en cuisine ?

Pour gagner du temps en cuisine sans préparer toute votre semaine le dimanche :

  • prévoyez quelques repas ;
  • regardez d’abord ce que vous possédez ;
  • sortez les ingrédients avant de commencer ;
  • utilisez intelligemment les temps de cuisson ;
  • cuisinez parfois une quantité supplémentaire ;
  • préparez quelques bases à l’avance ;
  • utilisez votre congélateur ;
  • créez une liste de repas secours ;
  • rangez les ustensiles intelligemment ;
  • dégagez votre plan de travail ;
  • nettoyez progressivement ;
  • utilisez des outils réellement utiles ;
  • organisez vos placards ;
  • anticipez uniquement les ingrédients prévus ;
  • acceptez de cuisiner simplement.

Le véritable secret n’est finalement pas de cuisiner plus vite.

C’est de supprimer tout ce qui vous fait perdre du temps avant, pendant et après la cuisine.

Et si vous récupérez seulement quinze minutes chaque soir…

cela représente déjà plus d’une heure et demie par semaine.

Une petite astuce qui, elle, mérite vraiment son nom de BigAstuce.

La cuisine n’est d’ailleurs qu’un des endroits où quelques petites habitudes permettent de gagner du temps à la maison.


Cuisiner les restes : 15 idées faciles et économiques

Vous ouvrez le réfrigérateur.

À l’intérieur : une petite portion de riz, deux morceaux de poulet, trois légumes cuits, un fond de fromage et la moitié d’une baguette qui commence sérieusement à perdre de sa jeunesse.

Pas vraiment de quoi faire un repas…

Ou peut-être que si.

Nous avons souvent tendance à considérer les restes comme des aliments à terminer plutôt que comme des ingrédients permettant de préparer autre chose.

Pourtant, apprendre à cuisiner les restes permet de réduire le gaspillage alimentaire, d’improviser des repas rapides et de rentabiliser davantage ses courses.

Pas besoin de recettes compliquées. Avec quelques idées simples, le poulet rôti du dimanche peut devenir le repas du lundi et le pain rassis peut connaître une deuxième vie plutôt que terminer à la poubelle.

Avant même de chercher comment cuisiner vos restes, quelques bonnes habitudes permettent également de conserver les aliments plus longtemps.

Voici 15 idées faciles pour transformer vos restes en nouveaux repas.


Avant de cuisiner les restes : vérifiez qu’ils peuvent encore être consommés

Avant toute recette anti-gaspillage, une règle essentielle :

anti-gaspillage ne signifie jamais anti-sécurité alimentaire.

Un reste doit avoir été conservé correctement.

Respectez notamment les bonnes pratiques concernant :

  • le refroidissement des préparations ;
  • leur mise au réfrigérateur ;
  • la température de conservation ;
  • la durée de conservation ;
  • le réchauffage ;
  • la congélation et la décongélation.

La durée pendant laquelle un plat peut être conservé dépend notamment de sa composition et de ses conditions de préparation et de stockage.

En cas de doute sérieux sur la sécurité d’un aliment, ne cherchez pas à le sauver à tout prix.

Et ne goûtez pas un aliment suspect simplement pour vérifier s’il est encore bon.

Maintenant que cette précaution est posée, ouvrons le frigo.

1. Transformez un reste de pâtes en gratin

Vous avez préparé beaucoup trop de pâtes.

Le lendemain, personne n’a envie de manger exactement la même assiette.

Transformez-les.

Selon ce que vous avez sous la main, ajoutez par exemple :

  • quelques légumes ;
  • une sauce ;
  • du fromage ;
  • un reste de viande compatible avec la recette ;
  • des herbes ou épices.

Placez le tout dans un plat adapté et réalisez un gratin.

Vous venez de transformer un simple reste en nouveau repas.

L’astuce BigAstuces

Avant d’acheter des ingrédients spécialement pour votre gratin, regardez ce qui doit être utilisé dans le réfrigérateur.

L’objectif n’est pas de dépenser 12 € pour sauver 80 centimes de pâtes.

2. Faites du riz sauté avec un reste de riz

Un reste de riz peut devenir une excellente base pour un repas rapide.

Ajoutez selon vos disponibilités :

  • légumes ;
  • œuf ;
  • morceaux de viande ou autres ingrédients adaptés ;
  • aromates ;
  • assaisonnement.

Faites revenir le tout correctement et vous obtenez un plat complètement différent du repas précédent.

C’est également une bonne manière d’utiliser plusieurs petits restes simultanément.

Un demi-poivron tout seul ne représente pas un repas.

Quelques cuillères de petits pois non plus.

Un peu de riz non plus.

Mais ensemble, ils commencent à raconter une autre histoire.

3. Transformez les pommes de terre en poêlée

Vous avez des pommes de terre déjà cuites ?

Elles peuvent servir de base à une poêlée.

Coupez-les et associez-les, selon vos goûts, avec :

  • oignons ;
  • légumes ;
  • herbes ;
  • œufs ;
  • restes d’autres ingrédients appropriés.

Vous pouvez également les utiliser pour préparer d’autres recettes selon leur texture : écrasé, salade, galettes…

La pomme de terre est particulièrement pratique pour cuisiner les restes parce qu’elle peut changer complètement de forme d’un repas à l’autre.

4. Donnez une seconde vie au poulet rôti

Le poulet du dimanche est délicieux.

Le lundi, il reste une cuisse et quelques morceaux sur la carcasse.

Ne les oubliez pas au fond du réfrigérateur.

La viande récupérée peut être utilisée dans de nombreuses préparations :

  • salade composée ;
  • sandwich ;
  • wrap ;
  • pâtes ;
  • quiche ;
  • riz sauté ;
  • soupe ou préparation adaptée.

Vous pouvez ainsi obtenir un repas qui n’a plus grand-chose à voir avec le poulet rôti de la veille.

Un réflexe économique

Lorsque vous débarrassez la table, récupérez directement la viande utilisable et conservez-la correctement.

Elle sera beaucoup plus visible et facile à utiliser le lendemain.

5. Préparez une omelette vide-frigo

Quelques champignons.

Un reste de courgette.

Deux morceaux de fromage.

Une petite quantité de pommes de terre.

Bienvenue dans l’omelette vide-frigo.

Les œufs peuvent permettre d’assembler différents petits restes compatibles dans un repas très simple.

Évidemment, inutile de jeter absolument tout ce que contient le réfrigérateur dans la poêle.

Choisissez des associations cohérentes.

Le but est de cuisiner les restes, pas de créer une expérience scientifique.

6. Transformez vos légumes cuits en soupe

Il vous reste des légumes cuits et personne n’en veut une deuxième fois ?

Selon les ingrédients, ils peuvent parfois devenir la base d’une soupe ou d’un velouté.

Ajoutez les éléments nécessaires à votre recette, assaisonnez et adaptez la texture.

Cette solution est particulièrement pratique lorsque vous disposez de petites quantités de plusieurs légumes.

Attention toutefois aux restes déjà fortement assaisonnés : goûtez progressivement avant d’ajouter du sel ou d’autres assaisonnements.

7. Utilisez les légumes dans une quiche

La quiche est une autre grande amie du réfrigérateur en fin de semaine.

Selon les ingrédients dont vous disposez, vous pouvez utiliser :

  • légumes cuits ;
  • certains restes de viande ;
  • fromage ;
  • herbes.

Avec l’appareil et la base adaptés à votre recette, quelques restes peuvent ainsi devenir un repas pour plusieurs personnes.

Ajoutez une salade et vous obtenez un dîner simple.

Encore mieux

Si vous cuisinez régulièrement de cette manière, gardez quelques recettes « canevas » plutôt que cinquante recettes très précises.

Par exemple :

quiche + légumes disponibles + fromage disponible

Vous apprendrez progressivement à cuisiner avec ce que vous avez plutôt qu’à acheter systématiquement ce qu’exige une recette.

8. Faites une salade complète avec plusieurs petits restes

Une salade ne signifie pas forcément trois feuilles vertes et deux tomates.

Elle peut devenir un véritable repas.

Vous pouvez construire votre salade autour de différents restes correctement conservés :

Une base

Salade, pâtes, riz, pommes de terre…

Des légumes

Crus ou cuits selon la recette.

Une source de protéines

Œufs, restes appropriés, légumineuses…

Un complément

Fromage, graines ou autres ingrédients disponibles.

Un assaisonnement

Et voilà.

Le principe est particulièrement utile en été ou lorsque vous n’avez pas envie de cuisiner longtemps.

9. Transformez le pain rassis plutôt que de le jeter

Le pain est probablement l’un des aliments pour lesquels les possibilités anti-gaspillage sont les plus nombreuses.

Un pain devenu trop sec pour être agréable tel quel peut, selon son état, servir à préparer :

  • pain perdu ;
  • croûtons ;
  • chapelure ;
  • certaines préparations gratinées ;
  • recettes utilisant du pain sec.

Pour de la chapelure

Le pain doit être correctement sec et sain.

Il peut ensuite être transformé et conservé dans des conditions appropriées.

Évidemment, un pain moisi ne doit pas être transformé en chapelure pour éviter de le jeter.

Anti-gaspillage ne signifie pas récupération à tout prix.

10. Faites du pain perdu

Voilà probablement l’une des meilleures transformations du pain rassis.

Un pain devenu peu agréable au petit-déjeuner peut devenir la base d’un dessert ou d’un goûter.

Œufs, lait ou alternative adaptée, un peu de sucre selon votre recette…

Et quelques minutes plus tard, personne ne se plaint que le pain date de la veille.

C’est exactement la philosophie que nous recherchons :

ne pas simplement terminer un reste, mais lui donner une nouvelle utilité.

11. Utilisez les fruits très mûrs dans une préparation

Vos bananes sont couvertes de petites taches brunes ?

Cela ne signifie pas automatiquement qu’elles doivent être jetées.

Lorsqu’elles sont encore propres à la consommation, les fruits très mûrs peuvent être utilisés dans différentes préparations :

  • compotes ;
  • smoothies ;
  • gâteaux ;
  • purées de fruits ;
  • desserts ;
  • préparations à congeler lorsqu’elles s’y prêtent.

Les bananes très mûres sont notamment souvent utilisées dans les gâteaux ou pancakes.

Faites la différence entre mûr et détérioré

Un fruit très mûr n’est pas la même chose qu’un fruit moisi ou présentant des signes inquiétants.

Examinez toujours son état avant de l’utiliser.

12. Transformez les morceaux de fromage en cuisine

Il reste trois petits morceaux de fromages différents.

Individuellement, personne ne les mange.

Mais ils peuvent éventuellement rejoindre :

  • gratin ;
  • quiche ;
  • sauce ;
  • omelette ;
  • croque-monsieur ;
  • autre préparation appropriée.

Vous évitez ainsi le fameux morceau de fromage qui passe trois semaines à voyager d’un coin du réfrigérateur à l’autre.

Respectez évidemment les conditions et durées de conservation propres aux fromages concernés.

Tous ne vieillissent pas de la même manière.

13. Préparez des wraps ou sandwichs avec les restes

Vous avez peu de temps pour déjeuner ?

Les restes de la veille peuvent parfois devenir une garniture.

Par exemple, selon ce que vous possédez :

  • poulet ;
  • légumes ;
  • salade ;
  • fromage ;
  • sauces adaptées.

Vous pouvez ainsi préparer un wrap ou un sandwich rapidement.

C’est particulièrement pratique pour éviter d’acheter un déjeuner à l’extérieur alors que votre réfrigérateur contient déjà de quoi manger.

Un reste utilisé peut donc éviter à la fois du gaspillage et une nouvelle dépense.

14. Créez une soirée « buffet de restes »

Voici une technique extrêmement sophistiquée.

Elle consiste à…

mettre les restes sur la table.

Mais présentés intelligemment.

Vous avez trois petites portions différentes ?

Réchauffez correctement celles qui doivent l’être et organisez un petit buffet.

Chacun choisit.

Cette méthode fonctionne particulièrement bien lorsque les quantités sont insuffisantes pour constituer un repas identique pour toute la famille.

Et surtout, vous évitez de cuisiner un nouveau plat alors que plusieurs portions attendent déjà dans le réfrigérateur.

Donnez-lui un meilleur nom

Ne dites pas :

« Ce soir, on termine les vieux restes. »

Essayez plutôt :

« Ce soir, buffet ! »

Le marketing fonctionne aussi dans la cuisine.

15. Instaurez un repas vide-frigo avant les courses

C’est probablement l’habitude la plus efficace à long terme.

La veille de vos courses, ouvrez :

réfrigérateur + congélateur + placards.

Regardez ce qui doit être utilisé.

Puis construisez un repas autour de ces ingrédients.

Vous pouvez même transformer cela en petit défi :

« Ce soir, on cuisine uniquement avec ce qu’on possède déjà. »

Cette habitude présente trois avantages :

1. Vous gaspillez moins.

2. Vous videz réellement vos stocks.

3. Vous savez ce qu’il faut acheter le lendemain.

Et surtout, vous évitez d’empiler les nouveaux aliments devant les anciens.


Comment improviser un repas avec les restes ?

Vous n’avez pas besoin de chercher une recette correspondant exactement à :

« 73 g de poulet + 1/2 courgette + 4 champignons + reste de riz ».

Raisonnez plutôt par structure.

Formule n°1 : le plat poêlé

Féculent + légumes + protéine éventuelle + assaisonnement

Formule n°2 : la quiche

Base + appareil + restes compatibles + fromage éventuel

Formule n°3 : la salade

Base + légumes + protéine + complément + assaisonnement

Formule n°4 : le gratin

Restes compatibles + sauce ou liaison adaptée + finition

Formule n°5 : la soupe

Légumes adaptés + liquide + assaisonnement + accompagnement éventuel

Lorsque vous connaissez quelques structures simples, votre réfrigérateur commence à ressembler beaucoup moins à une collection de restes et davantage à une réserve d’ingrédients.

Comment organiser son frigo pour ne plus oublier les restes ?

Le problème n’est parfois pas de savoir cuisiner les restes.

C’est simplement de se souvenir qu’ils existent.

Vous rangez une boîte opaque derrière quatre yaourts.

Trois jours plus tard :

« Ah oui… les pâtes ! »

Créez donc une zone clairement identifiable :

À MANGER EN PRIORITÉ

Placez-y :

  • plats déjà préparés ;
  • aliments entamés ;
  • produits approchant de leur date limite ;
  • ingrédients à utiliser rapidement.

Vous pouvez également utiliser des contenants permettant d’identifier facilement leur contenu et les étiqueter lorsque cela est utile.

Ce que vous voyez, vous avez beaucoup plus de chances de le manger.

Peut-on congeler les restes ?

De nombreux plats ou préparations peuvent être congelés, mais cela dépend des ingrédients, de leur préparation et de leur historique de conservation.

L’idéal est d’anticiper.

Vous avez préparé beaucoup trop de nourriture et savez déjà que vous ne mangerez pas tout ?

Ne laissez pas forcément les portions excédentaires plusieurs jours dans le réfrigérateur avant de vous demander quoi en faire.

Lorsque la préparation s’y prête, organisez rapidement leur conservation ou leur congélation dans de bonnes conditions.

Étiquetez les contenants avec :

nom du plat + date + nombre de portions.

Votre futur vous vous remerciera.

Combien de temps conserver les restes au réfrigérateur ?

Il est tentant de donner une durée unique.

Mais tous les aliments et toutes les préparations ne présentent pas les mêmes caractéristiques.

La durée dépend notamment :

  • des ingrédients ;
  • de la cuisson ;
  • du refroidissement ;
  • de la température du réfrigérateur ;
  • des manipulations ;
  • des recommandations applicables au produit.

Pour les préparations sensibles, suivez les recommandations officielles de sécurité alimentaire et les indications éventuelles des fabricants.

Et surtout, ne comptez pas uniquement sur l’odeur ou l’apparence pour décider si un aliment est sûr.

Peut-on réchauffer plusieurs fois les restes ?

Le meilleur réflexe consiste à éviter les cycles répétés :

réfrigérateur → réchauffage → refroidissement → réfrigérateur → réchauffage…

Lorsque cela est possible, prélevez simplement la portion dont vous avez besoin et réchauffez-la correctement selon les recommandations applicables.

C’est également pour cette raison que conserver ou congeler les plats en portions est particulièrement pratique.

Les 7 erreurs qui nous font jeter nos restes

1. Ranger les restes tout au fond du réfrigérateur

Hors de vue = oubliés.

2. Utiliser des contenants sans savoir ce qu’ils contiennent

Étiquetez lorsque nécessaire.

3. Attendre trop longtemps avant de décider

Manger, cuisiner ou congeler : choisissez suffisamment tôt.

4. Cuisiner systématiquement un nouveau repas

Regardez d’abord ce qui est déjà disponible.

5. Chercher une recette trop précise

Apprenez quelques recettes « canevas ».

6. Congeler des portions énormes

Pensez à votre future utilisation.

7. Vouloir sauver un aliment douteux à tout prix

Quelques euros économisés ne justifient jamais de prendre un risque inutile avec la sécurité alimentaire.

Le défi BigAstuces : préparez un repas à 0 € supplémentaire

Cette semaine, choisissez un soir.

Votre règle :

Vous n’achetez aucun ingrédient spécialement pour ce repas.

Ouvrez vos placards.

Regardez votre réfrigérateur.

Inspectez votre congélateur.

Puis construisez votre repas autour de ce que vous possédez déjà.

Il vous reste du riz, des légumes et quelques œufs ?

Vous avez déjà une piste.

Du pain, du fromage et plusieurs ingrédients entamés ?

Une autre.

Le résultat ne sera peut-être pas digne d’un restaurant étoilé.

Ce n’est pas grave.

L’objectif est de développer progressivement un nouveau réflexe :

« Qu’est-ce que je peux faire avec ce que j’ai ? »

avant :

« Qu’est-ce que je dois acheter pour cuisiner ? »

En résumé : comment cuisiner les restes facilement ?

Pour cuisiner les restes sans avoir l’impression de manger la même chose toute la semaine :

  • transformez les pâtes en gratin ;
  • utilisez le riz dans une poêlée ;
  • cuisinez autrement les pommes de terre ;
  • récupérez le poulet rôti ;
  • préparez une omelette vide-frigo ;
  • transformez les légumes en soupe ;
  • utilisez-les dans une quiche ;
  • composez une salade complète ;
  • récupérez le pain rassis ;
  • préparez du pain perdu ;
  • cuisinez les fruits très mûrs ;
  • utilisez les morceaux de fromage ;
  • préparez wraps et sandwichs ;
  • organisez un buffet de restes ;
  • faites un repas vide-frigo avant les courses.

Le changement le plus important reste toutefois dans votre façon de regarder votre réfrigérateur.

Une petite portion de riz n’est pas forcément :

« un reste dont personne ne veut ».

Elle peut être :

« le début du prochain repas ».

Et lorsque ce réflexe devient une habitude, on jette moins, on improvise davantage…

et on rentabilise beaucoup mieux son budget courses.


Conserver les aliments plus longtemps : 15 astuces simples contre le gaspillage

Vous ouvrez le réfrigérateur avec une excellente intention : préparer les légumes achetés quelques jours plus tôt.

Et là…

La salade est complètement flétrie, les fraises commencent à moisir et cette moitié de concombre semble avoir abandonné tout espoir.

Direction poubelle.

Pris séparément, cela paraît insignifiant. Mais semaine après semaine, les aliments jetés représentent de la nourriture gaspillée et de l’argent dépensé pour rien.

Heureusement, il est souvent possible de conserver les aliments plus longtemps simplement en modifiant quelques habitudes : mieux organiser son réfrigérateur, choisir le bon contenant, congeler au bon moment ou encore arrêter de ranger certains fruits ensemble.

Voici 15 astuces simples et accessibles pour prolonger la conservation de vos aliments et réduire le gaspillage alimentaire.


Pourquoi certains aliments se conservent-ils mal chez nous ?

Nous avons souvent tendance à ranger automatiquement :

les produits frais → au réfrigérateur

le reste → dans un placard.

Mais tous les aliments n’ont pas les mêmes besoins.

La conservation dépend notamment :

  • de la température ;
  • de l’humidité ;
  • de l’air ;
  • de la lumière ;
  • du niveau de maturité ;
  • du conditionnement ;
  • des interactions avec d’autres aliments.

Et parfois, en voulant bien faire, nous accélérons nous-mêmes leur détérioration.

Commençons donc par remettre un peu d’ordre dans tout cela.

1. N’attendez pas qu’un aliment soit presque perdu pour agir

C’est probablement le réflexe le plus important de cet article.

Vous voyez trois bananes devenir très mûres.

Vous pensez :

« Il faudrait vraiment que je les mange. »

Deux jours passent.

Elles sont toujours là.

Encore deux jours…

Et elles terminent à la poubelle.

Lorsqu’un aliment approche de sa limite de conservation, prenez immédiatement une décision :

le manger rapidement, le cuisiner ou le congeler lorsque cela est possible et approprié.

Le réflexe BigAstuces

Créez dans votre réfrigérateur une petite zone :

« À manger en priorité »

Placez-y les aliments déjà ouverts ou ceux dont la durée de conservation devient courte.

Au moment de préparer un repas, commencez par regarder ici.

Cette simple habitude peut éviter énormément d’oublis.

2. Apprenez à ranger correctement votre réfrigérateur

Toutes les zones d’un réfrigérateur ne sont pas nécessairement à exactement la même température.

Le rangement approprié dépend du modèle de l’appareil.

La meilleure référence reste donc la notice de votre réfrigérateur, notamment pour identifier sa zone la plus froide.

Selon votre équipement, vous pourrez organiser les aliments en fonction des températures dont ils ont besoin.

L’important est également de :

  • ne pas surcharger excessivement l’appareil ;
  • laisser l’air circuler correctement ;
  • refermer rapidement la porte ;
  • vérifier régulièrement sa température.

Pour les produits très périssables, respectez toujours les indications de conservation présentes sur l’emballage.

Quelle température pour le réfrigérateur ?

Pour la sécurité alimentaire, il est important que le réfrigérateur maintienne les aliments à une température appropriée.

La température peut varier selon les zones et les appareils.

Utilisez les recommandations officielles applicables ainsi que celles du fabricant de votre réfrigérateur, et vérifiez si nécessaire avec un thermomètre adapté.

Un appareil qui semble froid au toucher n’est pas forcément réglé correctement.

3. Ne lavez pas systématiquement tous les fruits et légumes avant de les ranger

Vous revenez des courses.

Vous lavez immédiatement toutes les fraises.

Vous les rangez.

Cela semble très organisé.

Mais l’humidité supplémentaire peut favoriser la détérioration de certains produits.

Pour de nombreux fruits et légumes, il est préférable de les laver juste avant leur consommation ou leur préparation, sauf méthode de conservation spécifique.

Si un produit doit être lavé avant stockage selon la méthode utilisée, assurez-vous qu’il est correctement préparé et séché lorsque cela est nécessaire.

Attention

Cela ne signifie évidemment pas qu’il ne faut pas laver les fruits et légumes lorsque leur préparation le nécessite.

Nous parlons ici uniquement du moment du lavage par rapport au stockage.

4. Protégez correctement les aliments entamés

Une moitié de citron.

Un morceau de fromage.

Une boîte ouverte.

Un reste de repas.

Une fois l’emballage ouvert ou l’aliment coupé, ses conditions de conservation peuvent changer.

Utilisez un contenant adapté ou une protection appropriée.

Cela permet notamment de limiter :

  • le dessèchement ;
  • les contaminations ;
  • les odeurs ;
  • certains échanges avec les autres aliments.

Pour les produits emballés, consultez toujours les instructions du fabricant après ouverture.

Vous verrez souvent une indication du type :

« À conserver au réfrigérateur après ouverture et à consommer dans… »

Cette information est beaucoup plus fiable qu’un vague :

« Ça doit encore être bon. »

5. Ne rangez pas tous vos fruits ensemble

Voici une astuce particulièrement intéressante.

Certains fruits produisent de l’éthylène, un gaz naturel impliqué dans leur maturation.

D’autres produits y sont sensibles.

Résultat : placer certains fruits et légumes ensemble peut accélérer leur maturation.

Parmi les fruits connus pour produire de l’éthylène, on retrouve notamment, selon leur maturité et leurs conditions de stockage :

  • pommes ;
  • bananes ;
  • poires ;
  • avocats ;
  • certains fruits à noyau.

Cela peut d’ailleurs devenir utile.

Vous voulez faire mûrir un avocat ?

Le placer dans un environnement favorisant l’exposition à l’éthylène peut accélérer sa maturation.

Vous voulez au contraire conserver certains produits plus longtemps ?

Évitez de les stocker inutilement à proximité de gros producteurs d’éthylène lorsqu’ils y sont sensibles.

La corbeille à fruits n’est donc pas toujours une grande colocation harmonieuse.

6. Conservez les herbes aromatiques intelligemment

Persil acheté lundi.

Persil complètement triste jeudi.

Les herbes fraîches peuvent se dégrader rapidement si elles sont mal conservées.

La bonne méthode dépend de l’herbe concernée.

Certaines peuvent bénéficier d’une conservation avec leurs tiges dans un peu d’eau, tandis que d’autres se conservent mieux selon des méthodes différentes au réfrigérateur.

L’objectif est surtout de contrôler correctement l’humidité sans favoriser le pourrissement.

Et si vous savez que vous n’utiliserez pas tout ?

Selon l’herbe, la congélation peut être envisagée pour une utilisation ultérieure en cuisine, même si la texture après décongélation ne conviendra pas forcément à une utilisation crue.

7. Ne mettez pas automatiquement tous les fruits et légumes au réfrigérateur

Le réfrigérateur n’est pas toujours le meilleur endroit.

Certains produits se conservent mieux à température ambiante pendant tout ou partie de leur maturation.

C’est notamment le cas de différents fruits qui ont besoin de mûrir avant d’être réfrigérés.

D’autres aliments préfèrent un endroit :

  • sec ;
  • sombre ;
  • correctement ventilé ;
  • adapté à leur nature.

Le meilleur exemple est probablement la pomme de terre.

Elle nécessite des conditions de stockage appropriées et ne doit pas simplement être abandonnée dans un sac humide en plein soleil.

Même principe pour les oignons.

Retenez surtout ceci

« Fruit ou légume = réfrigérateur » n’est pas une règle universelle.

Vérifiez la méthode adaptée au produit concerné.

8. Congelez avant qu’il ne soit trop tard

Le congélateur est l’un des meilleurs alliés contre le gaspillage.

Mais nous avons souvent une mauvaise habitude :

nous attendons qu’un aliment soit presque inutilisable avant de penser à le congeler.

Mieux vaut anticiper.

Vous avez cuisiné trop de sauce ?

Une portion peut éventuellement être congelée.

Vous avez acheté trop de pain ?

Congelez-en une partie lorsqu’il est encore frais.

Vous avez préparé plusieurs portions d’un plat adapté à la congélation ?

Conservez ce dont vous avez besoin et congelez le reste rapidement dans de bonnes conditions.

Important

Tous les aliments ne se congèlent pas de la même façon et certains supportent mal la congélation sur le plan de la texture.

Respectez également les règles de sécurité alimentaire concernant refroidissement, congélation et décongélation.

9. Congelez en portions

Vous congelez 1,5 kg de sauce dans un énorme récipient.

Trois semaines plus tard, vous avez besoin d’une seule portion.

Problème.

Pensez plutôt :

« Comment vais-je utiliser cet aliment plus tard ? »

Puis congelez-le en conséquence.

Par exemple :

  • pain en portions ;
  • sauce en petites quantités ;
  • plats en portions individuelles ou familiales ;
  • certains ingrédients préportionnés.

Vous pourrez ainsi décongeler uniquement ce dont vous avez besoin.

Moins de gaspillage.

Et beaucoup plus pratique.

10. Étiquetez ce que vous congelez

Voici une boîte mystérieuse.

Rouge.

Congelée.

Est-ce :

une sauce tomate ?

une soupe ?

un plat cuisiné ?

Personne ne sait.

Elle restera donc probablement six mois dans le congélateur.

Puis sera jetée.

Prenez quelques secondes pour indiquer :

le contenu + la date de congélation.

Vous pouvez également noter le nombre de portions.

Exemple

Sauce bolognaise – 2 portions – 18/08/2026

Vous saurez immédiatement ce que contient le récipient.

Ce petit geste transforme un congélateur chaotique en véritable réserve de repas.

11. Utilisez la méthode « premier entré, premier sorti »

Cette méthode est utilisée dans de nombreux environnements professionnels, mais elle fonctionne parfaitement à la maison.

Le principe :

les aliments les plus anciens devant, les nouveaux derrière.

Vous achetez quatre yaourts alors qu’il en reste deux ?

Ne placez pas automatiquement les nouveaux devant.

Mettez les plus anciens à l’endroit le plus visible.

Même chose pour :

  • conserves ;
  • pâtes ;
  • sauces ;
  • produits frais ;
  • aliments congelés.

Nous mangeons souvent ce que nous voyons en premier.

Alors mettons justement ce qui doit être consommé en premier… en premier.

12. Comprenez la différence entre DLC et DDM

C’est essentiel pour réduire le gaspillage sans prendre de risque avec la sécurité alimentaire.

Toutes les dates inscrites sur les emballages n’ont pas la même signification.

« À consommer jusqu’au… »

Il s’agit d’une date limite de consommation (DLC) pour des aliments microbiologiquement très périssables.

Une fois cette date dépassée, la sécurité peut être compromise. Respectez cette date ainsi que les conditions de conservation.

« À consommer de préférence avant… »

Il s’agit généralement d’une date de durabilité minimale (DDM).

Une fois cette date dépassée, un produit correctement conservé peut avoir perdu certaines qualités sans être automatiquement dangereux du seul fait du dépassement de la date.

L’état du produit, son emballage et ses conditions de conservation restent évidemment importants.

Attention

Ne transformez surtout pas cette différence en :

« Les dates ne servent à rien. »

C’est faux.

Il faut simplement comprendre le type de date indiqué.

13. Faites un repas « vide-frigo » chaque semaine

Vous ouvrez le réfrigérateur.

Il reste :

deux carottes,

un morceau de fromage,

un demi-poivron,

quelques champignons,

un reste de poulet.

Plutôt que d’acheter immédiatement de nouveaux ingrédients, demandez-vous :

« Qu’est-ce que je peux préparer avec ce que j’ai déjà ? »

Selon les ingrédients et leur état, cela peut devenir :

  • omelette ;
  • soupe ;
  • gratin ;
  • salade ;
  • poêlée ;
  • quiche ;
  • sandwich ;
  • plat de pâtes.

Évidemment, utilisez uniquement des aliments encore sûrs à consommer et correctement conservés.

Le rendez-vous BigAstuces

Choisissez un soir par semaine comme soirée vide-frigo.

Vous réduisez le gaspillage et pouvez également économiser un repas.

14. Planifiez quelques repas avant de faire les courses

Pas besoin de préparer un planning militaire avec :

Mardi 19 h 12 : 143 g de courgettes.

Mais savoir approximativement ce que vous allez manger pendant les prochains jours permet d’acheter plus intelligemment.

Avant les courses :

  1. regardez votre réfrigérateur ;
  2. regardez votre congélateur ;
  3. vérifiez vos placards ;
  4. choisissez quelques repas ;
  5. faites votre liste.

Vous éviterez ainsi d’acheter trois poivrons alors qu’il vous en reste déjà quatre.

Et vous pourrez construire vos repas autour des produits qui doivent être consommés rapidement.

Un minimum d’anticipation permet ici d’éviter les achats en double et les aliments oubliés.

15. Achetez moins… mais utilisez davantage

Une promotion annonce :

« 3 achetés = le 4ᵉ offert ! »

Excellente affaire ?

Seulement si vous consommez les quatre.

Une promotion sur un produit que vous finissez par jeter n’est pas une économie.

Pour les aliments périssables, demandez-vous toujours :

« Est-ce que nous allons réellement manger cette quantité avant qu’elle ne se détériore ? »

Si la réponse est non, achetez moins.

Le prix au kilo est peut-être légèrement supérieur.

Mais le prix de ce que vous mangez réellement peut être inférieur.

Réduire le gaspillage est d’ailleurs l’un des moyens les plus simples de réduire son budget courses sans nécessairement acheter des produits de moins bonne qualité.


Quels aliments peut-on congeler pour éviter de les jeter ?

Beaucoup plus d’aliments qu’on ne le pense peuvent être congelés lorsqu’ils sont préparés et stockés correctement.

Selon les produits, on peut notamment envisager :

  • pain ;
  • certains plats cuisinés ;
  • sauces ;
  • soupes ;
  • certaines viandes et certains poissons dans les conditions adaptées ;
  • certains fruits ;
  • certains légumes après préparation appropriée ;
  • différentes préparations maison.

Mais la congélation peut modifier la texture.

Un aliment parfaitement sûr après décongélation peut donc être moins agréable à manger de la même manière qu’avant.

Il pourra parfois être utilisé dans une préparation cuite plutôt que consommé tel quel.

Comment décongeler les aliments correctement ?

Évitez de considérer le plan de travail comme une zone universelle de décongélation.

Selon l’aliment, privilégiez les méthodes de décongélation recommandées, notamment au réfrigérateur ou avec un appareil/mode prévu à cet effet lorsqu’une utilisation immédiate suit.

Respectez les instructions présentes sur l’emballage des produits concernés.

Et soyez particulièrement vigilant avec les aliments périssables.

La lutte contre le gaspillage ne doit jamais se faire au détriment de la sécurité alimentaire.

Peut-on recongeler un aliment décongelé ?

C’est une question pour laquelle les raccourcis peuvent être dangereux.

La possibilité de recongeler dépend notamment :

  • de la manière dont l’aliment a été décongelé ;
  • de son type ;
  • de son maintien à une température appropriée ;
  • d’une éventuelle cuisson intermédiaire.

Ne suivez donc pas une règle simpliste trouvée sur les réseaux sociaux.

Pour les aliments sensibles, référez-vous aux recommandations officielles de sécurité alimentaire applicables à votre situation.

Comment savoir si un aliment est encore bon ?

L’aspect, l’odeur et la texture peuvent parfois révéler une détérioration.

Mais attention :

l’absence de mauvaise odeur ne garantit pas qu’un aliment est sans danger.

Certaines contaminations ne sont pas détectables simplement avec nos sens.

C’est pourquoi il faut également prendre en compte :

  • la date ;
  • les conditions de conservation ;
  • la durée depuis ouverture ;
  • les instructions du fabricant ;
  • une éventuelle rupture de la chaîne du froid.

Et surtout :

Ne goûtez pas un aliment suspect simplement « pour voir ».

Lorsque la sécurité est incertaine, mieux vaut ne pas prendre de risque.

Les 7 erreurs qui font gaspiller davantage de nourriture

1. Faire les courses sans regarder ce que l’on possède

Résultat : doublons.

2. Ranger les nouveaux produits devant les anciens

Les anciens disparaissent au fond du réfrigérateur.

3. Acheter trop à cause d’une promotion

Une réduction n’est utile que si le produit est consommé.

4. Attendre le dernier moment pour congeler

Anticipez.

5. Ne rien étiqueter au congélateur

Bienvenue dans le musée des boîtes mystérieuses.

6. Confondre DLC et DDM

Comprenez la date avant de décider.

7. Cuisiner systématiquement sans regarder les restes

Commencez par ce qui doit être utilisé rapidement.

Le défi BigAstuces : sauvez 5 aliments cette semaine

Ouvrez votre réfrigérateur maintenant.

Repérez 5 aliments qui risquent de ne pas être consommés à temps.

Pour chacun, choisissez une action :

Manger

→ il passe dans votre zone « priorité ».

Cuisiner

→ vous l’intégrez à un prochain repas.

Congeler

→ si l’aliment et son état le permettent.

Conserver autrement

→ vous améliorez ses conditions de stockage.

Puis faites la même chose la semaine prochaine.

Ce petit réflexe peut être beaucoup plus efficace que de promettre :

« À partir de maintenant, je ne gaspillerai plus jamais rien. »

En résumé : comment conserver les aliments plus longtemps ?

Pour conserver les aliments plus longtemps et réduire le gaspillage :

  • identifiez les produits à consommer rapidement ;
  • organisez correctement votre réfrigérateur ;
  • évitez l’humidité inutile ;
  • protégez les aliments entamés ;
  • faites attention aux fruits producteurs d’éthylène ;
  • conservez correctement les herbes ;
  • ne mettez pas automatiquement tout au réfrigérateur ;
  • congelez avant qu’il ne soit trop tard ;
  • faites des portions ;
  • étiquetez votre congélateur ;
  • placez les anciens produits devant ;
  • distinguez DLC et DDM ;
  • organisez un repas vide-frigo ;
  • planifiez quelques repas ;
  • n’achetez pas plus que ce que vous pourrez réellement consommer.

Le secret n’est finalement pas de trouver une astuce permettant de conserver éternellement une salade.

C’est surtout d’utiliser les aliments que vous possédez avant qu’ils ne soient perdus.

Et chaque aliment sauvé représente à la fois moins de gaspillage…

et quelques euros qui ne finissent pas à la poubelle pour faire des économies au quotidien.


Wi-Fi lent : 12 astuces pour améliorer sa connexion

Votre connexion fonctionne parfaitement dans le salon.

Vous montez à l’étage, vous vous installez tranquillement dans la chambre et…

La vidéo se met à charger.

Puis à nouveau.

Et encore.

Vous avez pourtant une connexion Internet rapide. Alors pourquoi votre smartphone ou votre ordinateur semble-t-il revenir quinze ans en arrière dès que vous vous éloignez de la box ?

Un Wi-Fi lent ne signifie pas forcément que votre abonnement Internet est mauvais.

Le problème peut venir de la position de la box, de la distance, des murs, d’un appareil, d’un équipement mal installé ou simplement d’une confusion entre débit Internet et qualité du Wi-Fi.

Avant d’acheter un répéteur ou de changer d’opérateur, voici 12 astuces simples pour améliorer votre Wi-Fi à la maison.


Wi-Fi lent et Internet lent : ce n’est pas forcément la même chose

Commençons par une distinction essentielle.

Votre connexion Internet arrive jusqu’à votre box.

Le Wi-Fi permet ensuite à la box de communiquer sans fil avec vos appareils.

Vous pouvez donc avoir :

une excellente connexion Internet + un mauvais Wi-Fi dans certaines pièces.

À l’inverse, votre Wi-Fi peut fonctionner parfaitement entre votre appareil et la box alors que la connexion fournie par votre opérateur rencontre un problème.

Avant de chercher une solution, essayons donc d’identifier le coupable.

1. Commencez par redémarrer votre box

Oui, nous commençons encore par le fameux :

« Vous avez essayé de l’éteindre et de la rallumer ? »

Parce que cela peut réellement résoudre certains problèmes temporaires.

Si votre connexion est devenue anormalement lente alors qu’elle fonctionnait correctement auparavant, un redémarrage de la box peut être un premier test simple.

Utilisez la procédure recommandée par votre opérateur ou votre fabricant.

Une fois l’équipement complètement redémarré, testez à nouveau votre connexion.

L’astuce BigAstuces

Ne modifiez pas quinze paramètres simultanément.

Faites une modification → testez → observez.

Sinon, même si le problème disparaît, vous ne saurez jamais ce qui l’a réellement corrigé.

2. Testez votre Wi-Fi juste à côté de la box

Votre connexion est lente dans la chambre ?

Avant de toucher aux réglages, prenez votre smartphone ou votre ordinateur et placez-vous à proximité de la box.

Testez votre utilisation habituelle.

La différence est énorme ?

Voilà un indice intéressant.

Si tout fonctionne parfaitement près de la box mais très mal dans certaines pièces, la couverture Wi-Fi devient une piste sérieuse.

Si la connexion reste très mauvaise même à proximité immédiate, le problème peut être ailleurs :

  • appareil ;
  • box ;
  • connexion Internet ;
  • service utilisé ;
  • configuration ;
  • incident opérateur.

Nous allons progressivement éliminer les possibilités.

3. Testez plusieurs appareils

Votre ordinateur est extrêmement lent.

Votre smartphone, juste à côté, fonctionne parfaitement.

Dans ce cas, accuser immédiatement le Wi-Fi serait peut-être injuste.

Testez plusieurs équipements au même endroit :

  • smartphone ;
  • tablette ;
  • ordinateur ;
  • éventuellement télévision connectée.

Si un seul appareil rencontre le problème ou si c’est votre smartphone qui reste lent alors que les autres appareils fonctionnent normalement, le problème ne vient peut-être pas du Wi-Fi concentrez vos recherches sur celui-ci.

Vérifiez notamment :

  • ses mises à jour ;
  • sa connexion au bon réseau ;
  • son comportement après redémarrage ;
  • ses éventuels logiciels ou réglages réseau ;
  • son ancienneté et ses capacités Wi-Fi.

Si tous les appareils ralentissent au même endroit, le réseau devient un suspect beaucoup plus crédible.

4. Regardez où est installée votre box

Voici votre box flambant neuve.

Vous voulez qu’elle soit invisible.

Alors vous la placez :

au fond d’un meuble fermé,

derrière la télévision,

près du sol,

dans un coin de la maison.

Puis vous vous demandez pourquoi le Wi-Fi fonctionne mal à l’autre bout du logement.

La position du point d’accès influence énormément la couverture.

Dans la mesure du possible, privilégiez un emplacement :

  • relativement central ;
  • suffisamment dégagé ;
  • pas complètement enfermé ;
  • permettant au signal de se diffuser correctement.

Évidemment, nous ne pouvons pas toujours déplacer la box où nous voulons.

L’arrivée fibre ou téléphonique impose souvent certaines contraintes.

Mais parfois, déplacer légèrement un équipement peut déjà améliorer la situation.

5. Éloignez la box de certains obstacles

Les ondes Wi-Fi ne traversent pas votre logement comme s’il était vide.

Elles rencontrent :

  • murs ;
  • planchers ;
  • meubles ;
  • structures métalliques ;
  • différents matériaux.

Tous les obstacles n’ont pas le même effet.

Un logement avec des murs épais peut être beaucoup plus difficile à couvrir qu’un petit appartement ouvert.

Évitez également de coller votre équipement réseau au milieu d’une accumulation d’appareils électroniques ou de l’enfermer derrière des objets lorsque vous pouvez faire autrement.

À retenir

Si votre Wi-Fi est excellent dans une pièce et très mauvais deux murs plus loin, ce n’est pas forcément votre abonnement Internet qui est responsable.

Le signal doit simplement franchir un environnement beaucoup plus difficile.

6. Comprenez simplement le 2,4 GHz, le 5 GHz et le 6 GHz

Pas de cours d’ingénieur.

Retenez seulement l’idée générale.

Selon votre box et vos appareils, plusieurs bandes Wi-Fi peuvent être disponibles.

2,4 GHz

Elle offre généralement une portée intéressante et traverse souvent mieux certains obstacles, mais elle peut être plus encombrée et offrir des performances inférieures dans certaines conditions.

5 GHz

Elle peut permettre des débits plus élevés avec les équipements compatibles, mais sa portée et sa capacité à traverser certains obstacles peuvent être moins favorables.

6 GHz

Disponible avec certaines générations récentes de Wi-Fi et des appareils compatibles, elle offre davantage de possibilités mais possède également ses propres contraintes de portée et de compatibilité.

Vous n’avez pas forcément besoin de gérer tout cela manuellement.

Les équipements modernes peuvent sélectionner automatiquement les bandes selon leur configuration.

Mais comprendre leur existence permet d’expliquer pourquoi deux appareils ou deux emplacements ne donnent pas toujours les mêmes performances.

7. Vérifiez que vous êtes connecté au bon réseau

Cela paraît évident.

Pourtant…

Vous avez peut-être :

  • plusieurs réseaux Wi-Fi ;
  • un répéteur ;
  • un ancien équipement ;
  • un réseau invité ;
  • plusieurs points d’accès.

Votre appareil peut être connecté à un réseau qui n’est pas le plus pertinent à l’endroit où vous vous trouvez.

Regardez donc simplement le nom du réseau utilisé.

Si vous disposez d’un système Wi-Fi maillé moderne, la gestion peut être largement automatisée.

Mais dans une installation constituée de plusieurs équipements indépendants, la situation peut être moins transparente.

Avant d’acheter quoi que ce soit, comprenez déjà à quel équipement votre appareil est connecté.

8. Vérifiez si quelqu’un utilise énormément la connexion

Votre Wi-Fi fonctionne habituellement très bien.

Mais ce soir, il semble soudainement lent.

Pendant ce temps :

  • un ordinateur télécharge un énorme jeu ;
  • une télévision diffuse de la vidéo en très haute définition ;
  • une console effectue une mise à jour ;
  • plusieurs sauvegardes sont en cours ;
  • toute la famille utilise Internet.

La connexion disponible doit être partagée.

Selon votre abonnement, vos équipements et les usages simultanés, certaines activités peuvent affecter les autres.

Faites un test lorsque les gros téléchargements sont arrêtés.

Si tout redevient normal, vous venez peut-être de trouver l’explication.

9. Mettez vos équipements à jour

Votre box et vos appareils utilisent des logiciels qui peuvent évoluer.

Les opérateurs mettent généralement leurs box à jour automatiquement, mais d’autres équipements réseau peuvent nécessiter une vérification.

Pensez également aux appareils qui se connectent :

  • ordinateur ;
  • smartphone ;
  • tablette ;
  • répéteur ;
  • routeur supplémentaire.

Les mises à jour peuvent corriger des bugs, améliorer la compatibilité ou résoudre certains problèmes.

Utilisez toujours les mécanismes officiels du fabricant.

Et évitez de télécharger un mystérieux « booster Wi-Fi ultra rapide » trouvé sur un site inconnu.

10. Faites un vrai test de débit… correctement

Les tests de débit sont utiles.

Mais seulement si vous savez ce que vous mesurez.

Si vous réalisez un test depuis votre smartphone situé à trois pièces de la box, vous mesurez une situation comprenant notamment la qualité de votre connexion Wi-Fi à cet endroit.

Pour diagnostiquer correctement le problème, comparez plusieurs situations.

Par exemple :

Test 1 : Wi-Fi à proximité de la box.

Test 2 : Wi-Fi dans la pièce problématique.

Test 3 : connexion filaire Ethernet avec un appareil compatible lorsque cela est possible et pertinent.

Les résultats peuvent vous aider à déterminer où se situe la perte de performance.

Ne vous focalisez pas uniquement sur un chiffre

La latence, la stabilité et les conditions du test comptent également.

Un test effectué à 19 h et un autre à 3 h du matin ne représentent pas forcément exactement les mêmes conditions.

Faites plusieurs mesures si vous cherchez réellement à diagnostiquer un problème.

11. Installez correctement votre répéteur Wi-Fi

Voici une erreur extrêmement fréquente.

Le Wi-Fi ne fonctionne presque plus dans la chambre.

Vous achetez un répéteur.

Puis vous installez le répéteur…

dans la chambre où le Wi-Fi ne fonctionne presque plus.

Le problème est évident :

le répéteur doit lui-même recevoir une connexion suffisamment correcte pour pouvoir la retransmettre utilement.

Selon l’équipement, il faut donc généralement le positionner dans une zone intermédiaire où il reçoit encore convenablement le réseau principal tout en étendant sa couverture vers la zone problématique.

Les recommandations exactes dépendent du modèle.

Suivez les indications du fabricant et utilisez ses outils de positionnement lorsqu’ils existent.

Un répéteur est-il toujours la meilleure solution ?

Non.

Pour certaines maisons, il peut parfaitement suffire.

Dans d’autres, un système Wi-Fi maillé (mesh), plusieurs points d’accès reliés correctement ou une autre architecture réseau peuvent offrir de meilleurs résultats.

Le choix dépend notamment :

  • de la surface ;
  • du nombre d’étages ;
  • des matériaux ;
  • de l’emplacement de la box ;
  • des possibilités de câblage ;
  • du budget.

N’achetez donc pas automatiquement un répéteur avant d’avoir identifié le problème.

12. Vérifiez si le problème vient de votre opérateur

Vous avez tout testé.

Tous vos appareils sont lents.

Même près de la box.

La connexion filaire est également mauvaise.

Et le problème est apparu brutalement.

Il est temps de vérifier l’état de votre connexion Internet.

Consultez les outils officiels de diagnostic proposés par votre opérateur et vérifiez s’il existe un incident connu.

Vous pouvez également redémarrer les équipements selon les recommandations de celui-ci.

Si les performances restent très éloignées de la normale, contactez son assistance.

Notez éventuellement :

  • les heures où le problème apparaît ;
  • les résultats de plusieurs tests ;
  • les appareils concernés ;
  • les voyants ou messages affichés par la box ;
  • les tests déjà réalisés.

Vous éviterez ainsi de commencer la conversation par :

« Internet marche mal. »

et pourrez fournir des informations beaucoup plus utiles.


Pourquoi le Wi-Fi fonctionne-t-il dans une pièce mais pas dans une autre ?

Parce que la distance seule n’explique pas tout.

Imaginez deux pièces situées à dix mètres de votre box.

Pour atteindre la première, le signal traverse une simple cloison.

Pour atteindre la seconde, il traverse plusieurs murs et un plancher.

Le résultat peut être complètement différent.

C’est pourquoi la question :

« Combien de mètres couvre cette box ? »

n’a pas toujours une réponse simple.

L’environnement compte énormément.

Dans une maison à plusieurs étages ou possédant des murs particulièrement épais, un seul point d’accès peut ne pas suffire pour obtenir une excellente couverture partout.

Comment améliorer le Wi-Fi à l’étage ?

Commencez par tester différentes zones.

Regardez notamment :

  • près de l’escalier ;
  • sur le palier ;
  • dans les chambres ;
  • directement au-dessus ou à proximité de la box.

Cela permet de comprendre comment le signal se propage.

Si la couverture devient insuffisante, plusieurs solutions peuvent ensuite être étudiées :

  • repositionnement de la box ;
  • point d’accès supplémentaire ;
  • répéteur correctement placé ;
  • système Wi-Fi maillé ;
  • liaison Ethernet lorsque le logement le permet.

Le meilleur choix dépend de votre habitation.

Pour une grande maison, chercher uniquement « le répéteur le plus puissant » n’est pas forcément la meilleure stratégie.

Il faut penser couverture globale.

Ethernet ou Wi-Fi : lequel choisir ?

Le Wi-Fi est extrêmement pratique.

Pas de câble.

On se déplace librement.

Mais pour un appareil fixe et exigeant, une connexion Ethernet peut parfois être intéressante lorsque l’installation le permet.

Par exemple :

  • ordinateur de bureau ;
  • console ;
  • télévision ;
  • certains équipements réseau.

Une liaison filaire peut offrir une connexion très stable et, avantage supplémentaire, réduire le nombre d’appareils qui dépendent exclusivement du Wi-Fi.

Cela ne signifie pas qu’il faut tirer des câbles dans toute la maison.

Utilisez simplement chaque technologie là où elle est la plus pertinente.

Faut-il changer de box pour améliorer son Wi-Fi ?

Parfois oui.

Mais pas avant d’avoir diagnostiqué le problème.

Si votre équipement est ancien et ne prend pas en charge des technologies Wi-Fi plus récentes utilisées par vos appareils, une évolution peut apporter des améliorations.

Mais une box dernier cri installée dans un endroit catastrophique restera confrontée aux lois de la physique.

Avant de payer davantage, demandez-vous :

Mon problème vient-il réellement des performances de la box ou simplement de la couverture ?

Cette distinction peut vous éviter une dépense inutile.

Faut-il acheter un répéteur Wi-Fi ?

Posez-vous d’abord trois questions.

Le Wi-Fi fonctionne-t-il correctement près de la box ?

Si non, commencez par résoudre ce problème.

Existe-t-il une zone intermédiaire avec encore un signal correct ?

Elle pourrait accueillir un répéteur adapté.

Mon logement est-il grand ou composé de plusieurs étages ?

Une solution plus structurée peut être préférable.

Un répéteur n’est donc ni mauvais ni miraculeux.

C’est simplement un outil qui doit correspondre au problème.

Les 7 erreurs qui peuvent rendre votre Wi-Fi moins performant

1. Enfermer la box dans un meuble

Le design du salon est sauvé.

Votre couverture Wi-Fi, peut-être moins.

2. Installer la box dans un coin extrême du logement

Lorsque son emplacement peut être modifié, une position plus centrale peut aider.

3. Acheter immédiatement un répéteur

Diagnostiquez d’abord.

4. Installer le répéteur là où il ne reçoit presque plus rien

Il doit lui-même disposer d’une liaison correcte.

5. Tester un seul appareil

Le problème pourrait venir de cet appareil.

6. Confondre Wi-Fi et connexion Internet

Les solutions ne sont pas les mêmes.

7. Modifier tous les paramètres avancés trouvés sur Internet

Canaux, largeur de bande, DNS, paramètres du routeur…

Certains réglages peuvent être utiles dans des cas précis.

Mais modifier dix paramètres sans comprendre leur fonction risque surtout de compliquer le diagnostic.

Commencez simple.

Le défi BigAstuces : faites la carte Wi-Fi de votre maison

Prenez votre smartphone.

Choisissez cinq endroits :

1. À côté de la box.

2. Dans le salon.

3. Dans votre chambre.

4. Dans la pièce où Internet fonctionne le moins bien.

5. À l’étage si vous en avez un.

Testez la connexion dans chacun de ces endroits dans des conditions comparables.

Vous allez rapidement découvrir si votre problème est :

général

ou

géographique.

Et cette information change complètement la solution à envisager.

Cinq minutes de diagnostic peuvent vous éviter d’acheter un équipement dont vous n’avez pas besoin.

En résumé : que faire lorsque son Wi-Fi est lent ?

Si votre Wi-Fi est lent, procédez dans cet ordre :

  • redémarrez la box ;
  • testez à proximité ;
  • comparez plusieurs appareils ;
  • vérifiez l’emplacement de la box ;
  • prenez en compte les obstacles ;
  • comprenez les différentes bandes Wi-Fi disponibles ;
  • vérifiez le réseau utilisé ;
  • contrôlez les gros usages simultanés ;
  • mettez les équipements à jour ;
  • comparez plusieurs tests de débit ;
  • repositionnez correctement votre répéteur si vous en utilisez un ;
  • vérifiez enfin la connexion auprès de votre opérateur.

Le point essentiel est simple :

N’achetez rien avant d’avoir identifié le problème.

Un Wi-Fi lent dans une chambre ne nécessite pas forcément un abonnement plus rapide.

Parfois, le véritable problème se trouve simplement dans les quelques mètres qui séparent votre box de votre smartphone.

Et une fois cette différence comprise, trouver la bonne solution devient beaucoup plus facile.


SMS frauduleux : 10 signes pour reconnaître une arnaque

Votre téléphone vibre.

« Votre colis n’a pas pu être livré. Veuillez régler 1,99 € pour reprogrammer la livraison. »

Quelques heures plus tard :

« Une opération inhabituelle a été détectée sur votre compte. Vérifiez immédiatement votre identité. »

Puis, quelques jours après :

« Vous avez une amende impayée. Dernier rappel avant majoration. »

Ces messages ont un point commun : ils cherchent à vous faire agir avant que vous ayez le temps de réfléchir.

Les SMS frauduleux peuvent aujourd’hui imiter une banque, un transporteur, une administration ou une entreprise connue. Certains sont grossiers, mais d’autres sont suffisamment crédibles pour tromper même une personne habituée à Internet.

Alors, comment reconnaître un faux SMS ? Que faire lorsqu’on reçoit un lien suspect ? Et surtout, comment réagir si l’on a déjà cliqué ?

Voici les 10 signes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille.


Qu’est-ce qu’un SMS frauduleux ?

Un SMS frauduleux est un message conçu pour vous tromper afin de vous pousser à effectuer une action au bénéfice d’un escroc.

Cette technique est souvent appelée smishing, contraction de SMS et phishing.

Le fraudeur peut chercher à vous faire :

  • cliquer sur un lien ;
  • saisir vos identifiants ;
  • communiquer des coordonnées bancaires ;
  • fournir un code de sécurité ;
  • télécharger un fichier ou une application ;
  • appeler un faux service client ;
  • effectuer un paiement.

Le message est généralement construit autour d’un prétexte suffisamment crédible pour provoquer une réaction immédiate.

Et c’est justement cette réaction que nous allons apprendre à éviter.

1. Le message crée un sentiment d’urgence

C’est probablement l’un des signes les plus fréquents.

Le SMS vous annonce :

« Dernier rappel. »

« Votre compte sera bloqué aujourd’hui. »

« Vous disposez de 24 heures. »

« Votre colis sera retourné. »

Pourquoi cette urgence ?

Parce qu’un fraudeur ne veut surtout pas que vous preniez dix minutes pour vérifier son histoire.

Le réflexe BigAstuces

Plus un message vous pousse à agir immédiatement, plus vous devez faire exactement l’inverse :

ne cliquez pas et prenez le temps de vérifier.

Un vrai problème ne disparaîtra pas parce que vous avez consacré deux minutes à ouvrir l’application officielle du service concerné.

2. On vous réclame une petite somme inhabituelle

Voici un scénario particulièrement efficace.

Votre colis ne peut pas être livré.

Il manque simplement :

1,49 €

ou

2,99 €.

La somme est suffisamment petite pour que vous pensiez :

« Bon, ce n’est que deux euros. »

Mais les deux euros ne sont pas nécessairement le véritable objectif.

Le faux site peut surtout chercher à récupérer les informations que vous saisissez pour effectuer le paiement.

Ne raisonnez donc jamais uniquement en fonction du montant.

Une demande de 1 € peut mériter autant de vérifications qu’une demande de 100 €.

3. Le lien semble étrange

Un SMS contient un lien ressemblant vaguement au nom d’une entreprise connue.

Soyez prudent.

Les fraudeurs peuvent utiliser :

  • des noms très proches d’un domaine officiel ;
  • des fautes discrètes ;
  • des tirets supplémentaires ;
  • des sous-domaines trompeurs ;
  • des adresses complètement différentes ;
  • des liens raccourcis qui masquent la destination.

Ne vous contentez pas de reconnaître un mot connu dans l’adresse.

Et surtout, vous n’avez généralement aucune obligation de passer par le lien du SMS.

Si le message prétend venir de votre banque, ouvrez vous-même l’application bancaire.

S’il parle d’un colis, utilisez l’application ou le site officiel du transporteur en y accédant par vos moyens habituels.

C’est beaucoup plus sûr.

4. Le SMS vous demande des informations sensibles

Un message vous demande de confirmer :

  • votre mot de passe ;
  • vos coordonnées bancaires ;
  • un code de sécurité ;
  • vos identifiants ;
  • certaines informations personnelles sensibles.

Arrêtez-vous.

Même lorsque la demande semble plausible, vérifiez-la directement auprès du service concerné par un canal officiel.

Reconnaître les tentatives de phishing fait partie des réflexes essentiels pour protéger ses données personnelles.

Attention aux codes reçus par SMS

Un fraudeur peut déjà posséder certaines informations vous concernant et essayer de se connecter à l’un de vos comptes.

Vous recevez alors un véritable code de confirmation.

Puis quelqu’un vous demande de lui transmettre ce code.

Ne le faites pas.

Un code de connexion ou de validation est destiné à l’action que vous réalisez vous-même, pas à un inconnu qui vous le réclame.

5. Vous n’attendiez absolument pas ce message

Vous recevez un SMS :

« Votre colis est en attente. »

Mais vous n’avez rien commandé.

C’est un excellent indice.

Cependant, les escrocs jouent sur les probabilités.

Beaucoup de personnes attendent régulièrement un colis.

Il suffit donc d’envoyer énormément de messages pour tomber sur quelqu’un qui attend réellement une livraison ce jour-là.

C’est ce qui rend l’arnaque convaincante.

Même si vous attendez effectivement un colis, cela ne prouve pas que le SMS est authentique.

Vérifiez votre commande depuis le site ou l’application où vous avez réellement effectué l’achat.

6. Le message comporte des formulations inhabituelles

Les SMS frauduleux peuvent contenir :

  • fautes d’orthographe ;
  • phrases étranges ;
  • ponctuation inhabituelle ;
  • traduction maladroite ;
  • mise en page bizarre.

Cela doit attirer votre attention.

Mais attention à ne pas utiliser cette règle à l’envers.

Un SMS parfaitement écrit peut également être frauduleux.

Les fraudeurs disposent aujourd’hui d’outils permettant de produire des textes très crédibles.

L’absence de fautes ne constitue donc absolument pas une preuve d’authenticité.

7. L’expéditeur semble officiel… mais quelque chose ne colle pas

C’est un piège important.

Vous pourriez penser :

« Le message apparaît sous le nom de l’entreprise, donc il est forcément vrai. »

Ce n’est pas une garantie suffisante.

Des techniques existent pour rendre l’origine apparente d’un message trompeuse, et certains téléphones peuvent regrouper des SMS d’une manière qui renforce l’impression de légitimité.

Ne faites donc jamais confiance uniquement au nom affiché.

Analysez le contenu et la demande.

Et lorsqu’une action importante est requise, vérifiez directement auprès de l’organisme concerné.

8. Le message menace d’une conséquence disproportionnée

Autre technique classique :

« Payez immédiatement sous peine de poursuites. »

« Votre compte sera définitivement fermé. »

« Dernière chance avant majoration. »

L’objectif reste le même : provoquer de la peur.

Plus vous êtes inquiet, moins vous réfléchissez.

Face à une menace importante, vérifiez l’information indépendamment du message.

S’il s’agit prétendument d’une administration, utilisez ses canaux officiels.

S’il s’agit de votre banque, contactez-la via son application ou un numéro officiel que vous connaissez ou avez obtenu indépendamment du SMS.

Ne laissez pas le fraudeur choisir lui-même votre moyen de vérification.

9. On vous demande d’installer quelque chose

Un SMS vous invite à télécharger :

  • une application ;
  • un fichier ;
  • un outil de sécurité ;
  • une « mise à jour » ;
  • un logiciel permettant de résoudre le problème.

Soyez extrêmement prudent.

N’installez pas une application simplement parce qu’un SMS inattendu vous le demande.

Passez par les boutiques officielles et vérifiez vous-même l’existence du service.

Un message qui prétend :

« Votre téléphone est infecté, installez immédiatement cette application »

n’a aucune raison de recevoir votre confiance simplement parce qu’il emploie un ton alarmant.

10. L’offre est beaucoup trop belle pour être vraie

Tous les SMS frauduleux ne reposent pas sur la peur.

Certains utilisent l’envie.

« Félicitations, vous avez gagné un smartphone ! »

« Votre remboursement de 347 € est disponible. »

« Vous avez été sélectionné pour recevoir un cadeau. »

Avant de cliquer, demandez-vous :

Ai-je réellement participé à quelque chose ?

Pourquoi cette entreprise me donnerait-elle ce cadeau ?

Pourquoi dois-je fournir ma carte bancaire pour recevoir un objet prétendument gratuit ?

Une excellente nouvelle inattendue mérite parfois autant de méfiance qu’une mauvaise nouvelle inattendue.


Les SMS frauduleux les plus courants

Les scénarios changent régulièrement, mais certains thèmes reviennent fréquemment.

Le faux colis

Le message prétend qu’une livraison nécessite une action.

Objectif : vous faire cliquer ou payer une petite somme.

La fausse banque

Une opération suspecte aurait été détectée.

Objectif : récupérer vos identifiants ou vous pousser à contacter un faux conseiller.

La fausse administration

Amende, remboursement, document à mettre à jour…

Objectif : exploiter la crédibilité d’un organisme public.

Le faux abonnement

Votre paiement aurait échoué et votre service serait bientôt suspendu.

Le faux remboursement

Une somme d’argent vous attend.

Il suffit évidemment de communiquer quelques informations pour la récupérer…

Le faux problème de sécurité

Votre compte aurait été piraté.

Ironiquement, le véritable danger est parfois justement de suivre les instructions du SMS.

Comment vérifier un SMS sans cliquer sur son lien ?

C’est très simple.

Supposons que vous receviez :

« Votre banque a détecté une opération inhabituelle. »

Ne cliquez pas.

Ouvrez directement l’application officielle de votre banque.

Vérifiez vos opérations et notifications.

Même principe pour un transporteur.

Vous attendez un colis ?

Retournez sur le site marchand où vous avez passé votre commande et consultez le suivi depuis votre espace client.

L’idée est fondamentale :

Ne vérifiez pas une information suspecte en utilisant les coordonnées fournies par celui qui vous l’envoie.

Utilisez une source indépendante et officielle.

Que faire lorsqu’on reçoit un SMS frauduleux ?

Vous avez identifié un message suspect.

Première chose :

ne cliquez pas.

Ensuite :

  • ne répondez pas ;
  • ne communiquez aucune information ;
  • ne téléphonez pas au numéro fourni dans le message ;
  • utilisez les fonctions de signalement disponibles sur votre téléphone ou auprès des services compétents ;
  • bloquez l’expéditeur lorsque cela est approprié ;
  • supprimez le message après avoir effectué les éventuelles démarches nécessaires.

En France, des dispositifs officiels existent pour signaler différents types de messages frauduleux. Utilisez toujours les informations actualisées des organismes officiels, car les procédures peuvent évoluer.

J’ai cliqué sur un SMS frauduleux : est-ce grave ?

Pas nécessairement.

Cliquer sur un lien ne signifie pas automatiquement que tous vos comptes ont été piratés.

Ce qui compte maintenant est ce qui s’est passé après.

Vous avez seulement ouvert la page

Fermez-la.

Ne téléchargez rien et ne saisissez aucune information.

Maintenez votre appareil et votre navigateur à jour et restez attentif à tout comportement inhabituel.

Vous avez saisi un mot de passe

Changez immédiatement ce mot de passe depuis le véritable site ou l’application officielle.

S’il est utilisé sur d’autres comptes, changez-le également sur ceux-ci.

Activez la double authentification lorsqu’elle est disponible.

Vous avez communiqué vos coordonnées bancaires

Contactez rapidement votre banque via ses coordonnées officielles pour expliquer la situation et suivre ses instructions.

Surveillez vos opérations.

Vous avez installé une application ou un fichier suspect

N’utilisez pas cette application et ne lui accordez pas davantage d’autorisations.

Faites vérifier l’appareil avec les fonctions de sécurité appropriées et, si nécessaire, demandez l’aide d’un professionnel compétent.

J’ai donné un code reçu par SMS : que faire ?

Agissez rapidement.

Le code peut avoir servi à valider une connexion ou une opération.

Connectez-vous au service concerné depuis son application ou son site officiel.

Vérifiez :

  • les connexions récentes si cette fonction existe ;
  • les opérations ;
  • les coordonnées enregistrées ;
  • les appareils autorisés ;
  • les paramètres de sécurité.

Changez le mot de passe si nécessaire et contactez le service concerné lorsqu’une opération suspecte apparaît.

Ne minimisez pas la situation simplement parce que vous n’avez communiqué « qu’un code ».

Comment protéger ses proches des SMS frauduleux ?

Un excellent réflexe consiste à établir une règle familiale très simple :

« Si un SMS demande de l’argent, un mot de passe, un code ou crée un sentiment d’urgence : on ne fait rien avant d’avoir vérifié. »

Cette règle est particulièrement utile pour les personnes moins à l’aise avec le numérique.

Expliquez également qu’un message frauduleux peut :

  • connaître leur prénom ;
  • sembler venir d’une entreprise connue ;
  • être parfaitement écrit ;
  • arriver au moment où elles attendent réellement un colis.

Il ne faut donc pas avoir honte de demander un second avis.

Les arnaques sont justement conçues pour paraître crédibles.

Les 5 secondes qui peuvent vous éviter une arnaque

Avant de cliquer sur un SMS, prenez l’habitude de poser ces cinq questions :

1. Attendais-je ce message ?

2. Pourquoi veut-on que j’agisse immédiatement ?

3. Me demande-t-on de l’argent ou des informations ?

4. Puis-je vérifier directement dans l’application officielle ?

5. Est-ce que je cliquerais quand même si le message n’était pas urgent ?

Cette mini-checklist ne prend presque aucun temps.

Et elle casse précisément ce sur quoi repose l’arnaque :

la réaction impulsive.

Le défi BigAstuces : transmettez une règle à votre entourage

Aujourd’hui, ne changez aucun réglage.

Faites quelque chose de plus simple.

Choisissez une personne de votre entourage et donnez-lui cette règle :

« Un SMS urgent avec un lien ? Ne clique pas. Va directement sur l’application officielle. »

Parents, grands-parents, enfants devenus autonomes avec leur smartphone…

Ce petit conseil peut réellement éviter une mauvaise surprise.

Et si quelqu’un vous demande un jour :

« J’ai reçu ça, tu crois que c’est vrai ? »

Ne vous moquez surtout pas.

Regardez le message ensemble et vérifiez-le.

En résumé : comment reconnaître un SMS frauduleux ?

Un SMS frauduleux cherche généralement à vous faire agir rapidement.

Méfiez-vous particulièrement lorsque :

  • le message crée une urgence ;
  • une petite somme vous est réclamée ;
  • le lien paraît inhabituel ;
  • des informations sensibles sont demandées ;
  • vous n’attendiez pas le message ;
  • la formulation paraît étrange ;
  • l’identité affichée semble officielle mais la demande est inhabituelle ;
  • vous êtes menacé d’une conséquence immédiate ;
  • on vous demande d’installer quelque chose ;
  • une récompense paraît trop belle pour être vraie.

Et retenez surtout une règle BigAstuces :

Ne cliquez pas pour vérifier. Vérifiez pour savoir si vous devez cliquer.

Lorsqu’une banque, un transporteur, une administration ou une entreprise semble vous contacter, passez directement par ses canaux officiels.

Ces quelques secondes supplémentaires constituent souvent votre meilleure protection.


Protéger ses données personnelles : 12 réflexes simples

Commander en ligne, consulter ses comptes, utiliser les réseaux sociaux, envoyer des photos, installer une application… Nous confions chaque jour une quantité impressionnante d’informations à nos smartphones et ordinateurs.

Adresse e-mail, numéro de téléphone, photos, coordonnées, mots de passe, habitudes de navigation : nos données personnelles sont partout.

Pourtant, protéger ses données personnelles ne nécessite pas forcément de devenir expert en cybersécurité.

Quelques habitudes simples permettent déjà de réduire de nombreux risques : compte piraté, mot de passe volé, tentative de phishing, application trop curieuse ou informations personnelles exposées inutilement.

Voici 12 réflexes accessibles à tous pour mieux protéger ses données personnelles sur Internet.


1. Utilisez un mot de passe différent pour chaque compte important

Vous avez trouvé un excellent mot de passe.

Il est compliqué, vous le connaissez par cœur et vous l’utilisez partout.

Pratique ?

Oui.

Bonne idée ?

Non.

Imaginez qu’un service sur lequel vous possédez un compte subisse une fuite de données et que vos identifiants soient compromis.

Si vous utilisez exactement le même mot de passe ailleurs, un attaquant peut tenter cette combinaison sur votre messagerie, vos réseaux sociaux ou d’autres services.

C’est pourquoi il est important d’utiliser des mots de passe uniques, particulièrement pour les comptes sensibles.

Votre messagerie mérite une attention particulière : elle peut souvent servir à réinitialiser les mots de passe de nombreux autres comptes.

2. Utilisez un gestionnaire de mots de passe

« Un mot de passe différent pour chaque site ? Mais comment voulez-vous que je retienne tout ça ? »

Justement.

Vous n’êtes pas obligé de tout mémoriser.

Un gestionnaire de mots de passe permet de stocker vos identifiants de manière sécurisée et de générer des mots de passe longs et uniques.

Il peut s’agir de la solution intégrée à votre navigateur ou système, ou d’un gestionnaire dédié reconnu.

Vous devez alors surtout protéger correctement l’accès au gestionnaire lui-même.

Le réflexe BigAstuces

Ne stockez pas tous vos mots de passe dans un fichier appelé :

« mots-de-passe.txt »

posé sur le bureau de votre ordinateur.

C’est pratique… mais pas exactement l’objectif recherché.

3. Activez la double authentification

La double authentification, parfois appelée authentification à deux facteurs ou 2FA, ajoute une vérification supplémentaire lors de la connexion.

Ainsi, connaître votre mot de passe peut ne plus suffire pour accéder au compte.

Selon le service, cette seconde vérification peut utiliser :

  • une application d’authentification ;
  • une clé de sécurité ;
  • une notification ;
  • un code envoyé par SMS ;
  • d’autres méthodes proposées par le fournisseur.

Toutes les méthodes n’offrent pas exactement le même niveau de protection, mais activer une seconde couche d’authentification lorsqu’elle est disponible constitue généralement un excellent réflexe.

Commencez par vos comptes les plus importants :

messagerie, services financiers, stockage de fichiers, réseaux sociaux et comptes contenant beaucoup de données personnelles.

4. Méfiez-vous des messages qui créent un sentiment d’urgence

Vous recevez :

« Votre colis est bloqué. Payez 1,99 € immédiatement. »

Ou :

« Votre compte sera suspendu dans 2 heures. »

Ou encore :

« Une opération suspecte a été détectée. Cliquez ici. »

L’urgence est l’une des techniques utilisées pour vous empêcher de réfléchir.

Avant de cliquer, posez-vous quelques questions.

Attendiez-vous réellement ce message ?

L’expéditeur est-il cohérent ?

Pourquoi vous demande-t-on d’agir aussi rapidement ?

Le message contient-il un lien inattendu ?

En cas de doute, ne passez pas par le lien reçu.

Ouvrez vous-même l’application officielle ou saisissez l’adresse habituelle du service dans votre navigateur.

Vous pourrez vérifier directement si une action est réellement nécessaire.

5. Ne communiquez jamais un code de connexion reçu par SMS ou application

Vous recevez un code à six chiffres.

Quelques secondes plus tard, quelqu’un vous contacte :

« Bonjour, nous devons vérifier votre identité. Pouvez-vous me donner le code que vous venez de recevoir ? »

Stop.

Un code de validation peut permettre d’autoriser une connexion ou une opération.

Ne le communiquez jamais à une personne qui vous le demande de manière inattendue.

Lisez également le message accompagnant le code : les services précisent souvent sa fonction et indiquent qu’il ne doit pas être partagé.

Si vous recevez un code sans avoir demandé quoi que ce soit, cela peut signifier que quelqu’un tente d’accéder à votre compte ou qu’une personne a saisi vos coordonnées par erreur.

Dans le doute, vérifiez votre compte directement depuis le service officiel.

6. Installez régulièrement les mises à jour

Nous connaissons tous ce bouton :

« Plus tard »

Puis encore :

« Me le rappeler demain »

Les mises à jour ne servent pourtant pas uniquement à changer l’apparence d’une application.

Elles peuvent également corriger des vulnérabilités de sécurité.

Maintenez donc raisonnablement à jour :

  • votre smartphone ;
  • votre ordinateur ;
  • votre navigateur ;
  • vos applications ;
  • vos objets connectés lorsqu’ils proposent des mises à jour.

Utilisez les mécanismes officiels et évitez de télécharger des mises à jour depuis des liens reçus dans des messages suspects.

7. Vérifiez les autorisations accordées aux applications

Pourquoi cette petite application de lampe torche voudrait-elle accéder à vos contacts ?

Bonne question.

Lorsque vous installez une application, regardez les autorisations qu’elle demande.

Selon sa fonction, elle peut avoir besoin d’accéder à :

  • l’appareil photo ;
  • votre microphone ;
  • votre localisation ;
  • vos contacts ;
  • vos photos ;
  • différents fichiers.

Certaines demandes sont parfaitement logiques.

Une application GPS a évidemment besoin de votre position pour vous guider.

Mais toutes les autorisations ne sont pas forcément nécessaires en permanence.

Android et iOS permettent de revoir les autorisations accordées aux applications.

Prenez quelques minutes de temps en temps pour les vérifier.

8. Téléchargez vos applications depuis des sources fiables

Vous trouvez sur Internet une version « gratuite » d’une application normalement payante.

Le site vous demande simplement de télécharger un fichier et de modifier quelques réglages de sécurité.

Mauvais signal.

Privilégiez les boutiques officielles et les sources reconnues.

Cela ne garantit pas qu’une application sera parfaite, mais réduit certains risques liés aux logiciels distribués depuis des sources inconnues.

Avant d’installer une application, regardez également :

  • son éditeur ;
  • son utilité ;
  • les autorisations demandées ;
  • sa réputation ;
  • les informations disponibles sur sa politique de confidentialité lorsque cela est pertinent.

Et posez-vous une question très simple :

« Ai-je réellement besoin de cette application ? »

Moins vous installez de logiciels inutiles, moins vous multipliez les accès potentiels à vos données.

9. Soyez prudent sur les réseaux Wi-Fi publics

Wi-Fi gratuit dans un hôtel, une gare, un café ou un centre commercial : très pratique.

Mais évitez de considérer automatiquement tous les réseaux publics comme fiables.

Vérifiez notamment que vous vous connectez au bon réseau.

Un nom ressemblant à celui de l’établissement ne garantit pas qu’il s’agit réellement de son Wi-Fi officiel.

Lorsque vous utilisez un réseau que vous ne contrôlez pas, soyez particulièrement prudent avec les opérations sensibles.

Privilégiez lorsque cela est possible votre connexion mobile ou une solution de connexion de confiance pour certaines opérations importantes.

Et évitez d’activer inutilement le partage de fichiers ou d’autres fonctions destinées à un réseau de confiance.

10. Réfléchissez avant de publier des informations personnelles

Une photo peut révéler beaucoup plus que prévu.

Votre adresse visible en arrière-plan.

Une plaque d’immatriculation.

Le nom de l’école d’un enfant.

Un billet comportant un code.

Une carte professionnelle.

Votre absence pendant trois semaines.

Avant de publier une photo ou une information publiquement, regardez tout ce qu’elle contient, pas seulement son sujet principal.

Vérifiez également les paramètres de confidentialité de vos réseaux sociaux.

Qui peut voir :

  • vos publications ?
  • votre liste d’amis ?
  • vos informations personnelles ?
  • vos anciennes photos ?
  • votre localisation éventuelle ?

Ce qui n’est jamais publié n’a pas besoin d’être retiré plus tard.

11. Sauvegardez vos données importantes

Protéger ses données ne signifie pas uniquement empêcher quelqu’un d’y accéder.

Il faut aussi éviter de les perdre.

Téléphone cassé.

Ordinateur en panne.

Vol.

Mauvaise manipulation.

Logiciel malveillant.

Un appareil peut devenir inutilisable du jour au lendemain.

Conservez donc une sauvegarde des données réellement importantes :

  • photos ;
  • documents ;
  • fichiers professionnels ;
  • informations indispensables.

Selon vos besoins, vous pouvez utiliser un stockage externe, un service en ligne fiable ou plusieurs solutions complémentaires.

Une sauvegarde n’existe vraiment que si elle fonctionne

Vérifiez de temps en temps que vous pouvez réellement accéder aux fichiers sauvegardés.

Découvrir après une panne que la sauvegarde automatique ne fonctionnait plus depuis huit mois est une très mauvaise surprise.

12. Supprimez les comptes que vous n’utilisez plus

Combien de comptes avez-vous créés depuis que vous utilisez Internet ?

Probablement beaucoup.

Forums.

Boutiques.

Applications.

Jeux.

Services essayés une seule fois.

Chaque compte peut contenir certaines informations vous concernant.

Lorsque vous n’utilisez définitivement plus un service, recherchez les options permettant de supprimer votre compte lorsque cela est approprié. Vérifier s’ils sont associés à des abonnements payants devenus inutiles.

Attention : désinstaller une application ne supprime généralement pas le compte associé.

Ce sont deux choses différentes.

Avant de supprimer un compte, récupérez évidemment les informations que vous souhaitez conserver.


Quelles sont les données personnelles à protéger ?

Lorsque l’on parle de protéger ses données personnelles, on pense souvent uniquement aux mots de passe.

Mais beaucoup d’autres informations peuvent être concernées.

Par exemple :

  • nom et prénom ;
  • adresse ;
  • numéro de téléphone ;
  • adresse e-mail ;
  • date de naissance ;
  • photos ;
  • données de localisation ;
  • documents personnels ;
  • informations financières ;
  • identifiants de connexion.

Toutes les informations n’ont pas le même niveau de sensibilité.

Le bon réflexe consiste simplement à se demander :

« Est-il réellement nécessaire de fournir cette information à ce service ? »

Si la réponse est non, pourquoi la communiquer ?

Comment reconnaître un site suspect ?

Aucun indice pris isolément ne permet toujours d’affirmer qu’un site est frauduleux.

Mais plusieurs signaux doivent vous inciter à la prudence :

  • adresse du site inhabituelle ;
  • fautes ou présentation étrange ;
  • prix incroyablement bas ;
  • sentiment d’urgence ;
  • moyens de paiement suspects ;
  • coordonnées difficiles à trouver ;
  • demandes d’informations inhabituelles.

Attention également à une idée reçue :

le cadenas HTTPS ne prouve pas qu’un site est honnête.

Il indique que la connexion utilise un chiffrement approprié entre votre navigateur et le site. Un site frauduleux peut lui aussi utiliser HTTPS.

Regardez donc l’ensemble des signaux.

Que faire si vous avez cliqué sur un lien suspect ?

Vous venez de cliquer.

Pas besoin de paniquer, mais ne continuez pas machinalement.

Si la page vous demande des informations, ne les saisissez pas.

Fermez-la et passez par le site ou l’application officielle du service concerné.

Si vous avez déjà communiqué un mot de passe, modifiez-le rapidement depuis le service officiel et changez-le également sur les autres comptes où vous auriez utilisé le même.

Activez ou vérifiez la double authentification.

Si vous avez transmis des informations financières, contactez rapidement l’établissement concerné via ses coordonnées officielles pour connaître la marche à suivre.

Et si un fichier ou programme suspect a été installé, faites vérifier votre appareil avec les outils de sécurité appropriés.

Comment savoir si son mot de passe a été compromis ?

Certaines plateformes et certains gestionnaires de mots de passe proposent des alertes lorsque des identifiants apparaissent dans des fuites de données connues.

Prenez ces alertes au sérieux.

Si un mot de passe est compromis :

  1. modifiez-le sur le compte concerné ;
  2. ne réutilisez pas l’ancien ;
  3. recherchez les autres comptes utilisant éventuellement le même mot de passe ;
  4. activez la double authentification lorsqu’elle est disponible.

C’est précisément pour cette raison que les mots de passe uniques sont importants.

Une fuite sur un petit site ne doit pas permettre d’accéder à votre messagerie.

Protéger ses données personnelles sur smartphone

Notre téléphone concentre une énorme partie de notre vie numérique.

Commencez par quelques protections simples :

Verrouillage de l’écran

Utilisez un code suffisamment robuste et les fonctions biométriques adaptées lorsque vous le souhaitez.

Mises à jour

Maintenez le système et les applications à jour.
Les mises à jour font également partie des vérifications utiles lorsqu’un smartphone devient lent ou rencontre des dysfonctionnements

Applications

Installez uniquement celles dont vous avez besoin et vérifiez leurs autorisations.

Localisation

Ne donnez pas systématiquement un accès permanent à votre position si l’application n’en a pas besoin.

Sauvegardes

Assurez-vous que vos données importantes peuvent être récupérées en cas de perte ou de casse. Une sauvegarde vérifiée permet ensuite de libérer de l’espace sur son téléphone plus sereinement, notamment pour les photos et vidéos

Localisation de l’appareil

Les fonctions officielles permettant de retrouver, verrouiller ou éventuellement effacer à distance un appareil perdu peuvent également être utiles lorsqu’elles sont correctement configurées.

Les 5 erreurs de sécurité numérique les plus faciles à corriger

Utiliser le même mot de passe partout

Commencez par sécuriser votre messagerie puis vos comptes importants.

Cliquer immédiatement sur les messages urgents

Passez directement par le service officiel.

Donner trop d’autorisations aux applications

Faites un petit contrôle.

Reporter indéfiniment les mises à jour

Planifiez-les à un moment pratique.

Ne jamais sauvegarder

Choisissez au moins une solution adaptée pour vos fichiers irremplaçables.

Pas besoin de tout transformer aujourd’hui.

Corrigez progressivement.

Le défi BigAstuces : sécurisez votre vie numérique en 15 minutes

Prenez votre téléphone et accordez-vous un quart d’heure.

5 minutes : votre messagerie principale

Vérifiez votre mot de passe et activez la double authentification si nécessaire et disponible.

5 minutes : vos applications

Regardez les autorisations accordées à quelques applications.

Une application possède un accès qui vous semble inutile ?

Vérifiez et ajustez-le.

5 minutes : vos sauvegardes

Choisissez quelques photos ou documents importants et assurez-vous qu’ils existent réellement ailleurs que sur votre téléphone.

C’est terminé.

Vous n’avez pas besoin de devenir expert en cybersécurité en une soirée.

Mais vous venez déjà d’améliorer plusieurs points importants.

En résumé : comment protéger ses données personnelles ?

Pour protéger ses données personnelles sur Internet, adoptez progressivement ces réflexes :

  • utilisez des mots de passe uniques ;
  • servez-vous d’un gestionnaire de mots de passe ;
  • activez la double authentification ;
  • méfiez-vous des messages urgents ;
  • ne communiquez jamais vos codes de validation ;
  • installez les mises à jour ;
  • contrôlez les autorisations des applications ;
  • privilégiez les sources fiables ;
  • soyez prudent sur les Wi-Fi publics ;
  • réfléchissez avant de publier ;
  • sauvegardez vos fichiers importants ;
  • supprimez les comptes devenus inutiles.

La sécurité numérique ne consiste pas à vivre dans la peur du moindre clic.

Elle consiste surtout à ajouter quelques secondes de réflexion avant les actions importantes.

Avant de cliquer.

Avant de communiquer une information.

Avant d’installer.

Avant de publier.

Ce petit réflexe peut faire une énorme différence.


Libérer de l'espace sur son téléphone : 10 astuces

« Espace de stockage insuffisant. »

Le message apparaît au pire moment : vous voulez prendre une photo, installer une application ou effectuer une mise à jour et votre smartphone vous annonce qu’il n’a pratiquement plus de place.

Photos, vidéos, applications, téléchargements, pièces jointes… Nous accumulons énormément de données sans vraiment nous en rendre compte.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de supprimer toutes vos photos de vacances pour retrouver de la place.

Pour libérer de l’espace sur son téléphone, le plus efficace consiste à commencer par identifier ce qui occupe réellement le stockage, puis à supprimer progressivement ce qui est devenu inutile.

Voici 10 astuces simples pour récupérer de l’espace sur Android ou iPhone, sans supprimer au hasard des fichiers importants.


Pourquoi le stockage de votre téléphone est-il plein ?

Un smartphone peut contenir énormément de choses.

Le problème est que nous en ajoutons presque tous les jours :

  • nouvelles photos ;
  • vidéos ;
  • applications ;
  • fichiers téléchargés ;
  • documents ;
  • musique ;
  • podcasts ;
  • pièces jointes ;
  • contenus enregistrés pour une utilisation hors connexion.

Quelques mégaoctets par-ci, plusieurs centaines par-là…

Et quelques années plus tard, les 64, 128 ou même 256 Go qui semblaient énormes lors de l’achat peuvent commencer à manquer.

Avant de supprimer quoi que ce soit, il faut donc découvrir ce qui utilise votre stockage.

Un stockage presque saturé fait partie des pistes à examiner lorsque votre smartphone devient lent.

1. Regardez ce qui prend réellement de la place

C’est la première chose à faire.

Sur Android comme sur iPhone, les paramètres permettent généralement d’afficher l’utilisation du stockage.

Vous pourrez voir différentes catégories telles que :

  • applications ;
  • photos ;
  • vidéos ;
  • documents ;
  • fichiers système ;
  • autres données.

L’emplacement exact dépend du téléphone et de la version du système, mais recherchez simplement Stockage dans les paramètres.

Pourquoi commencer ici ?

Imaginez que vos vidéos occupent 60 Go et vos applications seulement 10 Go.

Supprimer dix petites applications ne changera pas grand-chose.

À l’inverse, quelques grosses vidéos peuvent parfois libérer plusieurs gigaoctets.

Ne nettoyez pas au hasard : commencez par la catégorie qui occupe le plus d’espace.

2. Supprimez les applications que vous n’utilisez plus

Nous avons tous quelques applications fantômes.

Installées un jour.

Utilisées deux fois.

Puis complètement oubliées.

Parcourez la liste de vos applications et demandez-vous :

« Est-ce que j’utilise encore réellement celle-ci ? »

Si vous ne l’avez pas ouverte depuis très longtemps et qu’elle ne vous sert plus, envisagez de la supprimer.

Certaines applications occupent plusieurs gigaoctets une fois leurs données ajoutées.

Avant de désinstaller une application

Vérifiez si elle contient des données importantes.

Jeux, applications professionnelles, authentification, notes…

Assurez-vous que les informations dont vous avez besoin sont sauvegardées ou associées à votre compte avant de supprimer quoi que ce soit.

Et si vous pourriez en avoir besoin plus tard ?

Pas de panique.

Une application disponible dans la boutique officielle pourra généralement être téléchargée à nouveau tant qu’elle y reste proposée et compatible avec votre appareil.

Sur certains systèmes, il existe également des fonctions permettant de retirer une application tout en conservant certaines de ses données.

Consultez les options proposées par votre smartphone.

3. Attaquez-vous aux vidéos avant les photos

Si vous cherchez à libérer de l’espace sur votre téléphone rapidement, regardez vos vidéos.

Une vidéo peut occuper beaucoup plus de stockage qu’une photo.

Vous avez peut-être :

  • des vidéos très longues ;
  • plusieurs prises du même moment ;
  • des vidéos reçues par messagerie ;
  • des enregistrements d’écran ;
  • des vidéos téléchargées ;
  • des séquences complètement ratées.

Commencez par les fichiers les plus volumineux.

La méthode BigAstuces

Ne regardez pas vos 12 000 photos une par une.

Cherchez d’abord les dix ou vingt fichiers les plus lourds.

Vous pourriez récupérer davantage d’espace en supprimant quelques vidéos inutiles qu’en triant des centaines de petites images.

4. Faites le ménage dans vos captures d’écran

Voilà une catégorie qui peut réserver quelques surprises.

Vous prenez une capture pour :

  • garder une information ;
  • montrer quelque chose à quelqu’un ;
  • conserver un numéro ;
  • enregistrer une confirmation ;
  • vous souvenir d’un produit.

Puis vous ne la regardez plus jamais.

Deux ans plus tard, elle est toujours là.

Parcourez votre album de captures d’écran.

Vous trouverez probablement beaucoup d’images qui n’ont plus aucune utilité.

L’avantage est qu’elles sont souvent beaucoup plus faciles à supprimer émotionnellement que les photos personnelles.

Personne n’a généralement envie de conserver précieusement la capture d’écran d’une météo datant d’il y a trois ans.

5. Nettoyez le dossier Téléchargements

Votre dossier de téléchargements peut devenir une véritable brocante numérique.

On y retrouve parfois :

  • PDF ;
  • factures ;
  • notices ;
  • billets ;
  • photos ;
  • documents administratifs ;
  • fichiers téléchargés plusieurs fois ;
  • anciens formulaires.

Ouvrez le gestionnaire de fichiers de votre téléphone et cherchez Téléchargements.

Triez si possible les fichiers par taille ou par date.

Supprimez ceux dont vous êtes certain de ne plus avoir besoin.

Attention aux documents importants

Ne supprimez pas une facture, un document administratif ou un fichier important uniquement parce qu’il est ancien.

Si vous souhaitez le retirer du téléphone, transférez-le d’abord vers un emplacement de stockage approprié.

6. Vérifiez les fichiers accumulés par les applications de messagerie

C’est une source de stockage souvent sous-estimée.

Groupes familiaux.

Photos des vacances.

Vidéos amusantes.

GIF.

Messages vocaux.

Documents.

Au fil des années, les applications de messagerie peuvent accumuler une quantité considérable de données.

Certaines proposent des outils permettant de consulter et gérer leur stockage.

Regardez notamment :

  • les fichiers les plus volumineux ;
  • les anciennes vidéos ;
  • les médias provenant de groupes très actifs ;
  • les éléments enregistrés plusieurs fois.

Une précaution essentielle

Ne supprimez pas toute une conversation ou toutes ses données sans vérifier ce qui sera réellement effacé.

Les méthodes de sauvegarde et de stockage varient selon les applications.

Utilisez de préférence leurs fonctions officielles de gestion du stockage.

7. Supprimez les contenus téléchargés pour une utilisation hors connexion

Vous avez téléchargé une saison entière d’une série pour partir en vacances ?

Une playlist ?

Plusieurs heures de podcasts ?

Des cartes pour votre GPS ?

Excellent lorsque vous n’avez pas Internet.

Mais après le voyage, ces fichiers peuvent rester sur votre smartphone pendant des mois.

Vérifiez notamment les applications de :

  • streaming vidéo ;
  • musique ;
  • podcasts ;
  • cartographie ;
  • livres audio.

Cherchez leurs sections Téléchargements ou Hors connexion.

Vous pourriez récupérer plusieurs gigaoctets sans supprimer la moindre photo personnelle.

8. Gérez le cache avec discernement

Le mot cache apparaît souvent dans les tutoriels consacrés au stockage.

Mais qu’est-ce que c’est ?

Très simplement, certaines applications conservent temporairement des données afin de fonctionner plus efficacement.

Avec le temps, ces données peuvent parfois devenir volumineuses.

Sur certains appareils et certaines applications, le système permet de vider le cache.

Mais attention

Vider le cache et supprimer les données d’une application ne sont pas nécessairement la même chose.

Supprimer les données peut entraîner la perte d’informations locales ou vous déconnecter.

Ne validez donc jamais une option sans comprendre ce qu’elle fait.

Et inutile de vider compulsivement tous les caches chaque matin.

Les applications les recréeront souvent lorsqu’elles en auront besoin.

Utilisez cette solution lorsqu’elle est pertinente, pas comme un rituel quotidien.

9. Sauvegardez vos photos avant d’en supprimer du téléphone

Vos photos représentent probablement les fichiers auxquels vous tenez le plus.

Plutôt que de choisir entre :

« garder mes souvenirs »

et

« récupérer de l’espace »,

vous pouvez envisager de sauvegarder vos photos ailleurs.

Selon votre équipement et vos préférences, cela peut être :

  • un ordinateur ;
  • un support de stockage adapté ;
  • un service de stockage en ligne ;
  • une solution de sauvegarde automatique.

Une sauvegarde doit être vérifiée

C’est essentiel.

Ne supprimez jamais 10 000 photos de votre téléphone simplement parce qu’une application affiche vaguement le mot « sauvegardé ».

Vérifiez que vos fichiers sont réellement accessibles depuis l’emplacement de sauvegarde.

Pour les souvenirs irremplaçables, disposer de plusieurs copies sur des supports distincts constitue généralement une stratégie plus prudente.

Attention à la synchronisation

Sauvegarde et synchronisation ne signifient pas toujours exactement la même chose.

Avec certains services, supprimer un fichier sur un appareil peut également entraîner sa suppression ailleurs selon les paramètres utilisés.

Comprenez le fonctionnement de votre solution avant d’effectuer un grand nettoyage.

10. Videz la corbeille… mais seulement après vérification

Vous venez de supprimer plusieurs gigaoctets de photos.

Vous regardez le stockage.

Presque aucun changement.

Pourquoi ?

Parce que de nombreux smartphones et applications conservent temporairement les éléments supprimés dans une corbeille ou un album du type Supprimés récemment.

Cela permet justement de récupérer un fichier effacé par erreur.

Après votre tri, vérifiez donc les corbeilles concernées.

Mais ne les videz pas immédiatement.

Faites d’abord une dernière vérification

Regardez rapidement les fichiers supprimés.

Vous avez peut-être sélectionné accidentellement une photo importante.

Une fois certain de votre choix, vous pourrez décider de vider la corbeille pour récupérer immédiatement l’espace, si le système le permet.

Sinon, les fichiers seront généralement supprimés automatiquement après le délai prévu.


Comment libérer de l’espace sur un téléphone Android ?

Les menus varient selon Samsung, Google, Xiaomi et les autres fabricants, mais le principe reste similaire.

Cherchez dans les paramètres :

Stockage

ou utilisez l’outil officiel de gestion des fichiers proposé par votre appareil.

Commencez par identifier les catégories les plus volumineuses.

Ensuite :

Applications → Vidéos → Téléchargements → Médias des messageries → Fichiers hors connexion.

Certains fabricants proposent également des fonctions intégrées de maintenance ou de nettoyage.

Privilégiez-les avant d’installer des applications tierces promettant de « nettoyer votre RAM » ou « accélérer votre téléphone en un clic ».

Comment libérer de l’espace sur un iPhone ?

Sur iPhone, consultez les réglages de stockage de l’appareil.

Le système affiche notamment l’espace occupé par différentes applications et peut proposer certaines recommandations.

Regardez particulièrement :

  • les applications volumineuses ;
  • photos et vidéos ;
  • téléchargements ;
  • pièces jointes ;
  • contenus hors ligne.

iOS propose également certaines options permettant de décharger des applications peu utilisées tout en conservant leurs documents et données, selon les réglages disponibles.

Lisez attentivement la description de chaque fonction avant de l’activer.

Combien d’espace faut-il garder libre sur son téléphone ?

Il n’existe pas un chiffre universel convenant parfaitement à tous les smartphones.

Mais attendre que votre appareil affiche 0 octet disponible n’est clairement pas une bonne stratégie.

Le système a besoin d’espace pour différentes opérations, notamment :

  • mises à jour ;
  • fichiers temporaires ;
  • fonctionnement des applications ;
  • nouvelles photos ;
  • téléchargements.

Plutôt que de chercher un pourcentage magique, surveillez votre stockage et intervenez avant qu’il soit presque complètement saturé.

Si vous devez supprimer des fichiers chaque fois que vous voulez prendre trois photos, votre téléphone manque clairement de marge.

Pourquoi mon stockage se remplit-il tout seul ?

Vous avez nettoyé votre smartphone il y a deux mois.

Et le stockage est déjà presque plein.

Plusieurs causes sont possibles.

Les photos et vidéos

Nous en produisons continuellement.

Les messageries

Les groupes très actifs peuvent accumuler énormément de médias.

Les applications

Leur taille et leurs données peuvent augmenter avec le temps.

Les contenus hors connexion

Musique, séries et podcasts peuvent rester téléchargés.

Les fichiers temporaires

Certaines applications accumulent progressivement des données.

Si votre stockage se remplit très rapidement, comparez les catégories à quelques semaines d’intervalle.

Vous identifierez plus facilement le responsable.

Faut-il installer une application pour nettoyer son téléphone ?

Dans la majorité des cas, commencez par les outils intégrés au smartphone.

Ils permettent déjà de gérer une grande partie du stockage.

Soyez particulièrement méfiant face aux applications promettant :

« +500 % de vitesse ! »

« Nettoyage magique ! »

« Votre téléphone contient 8 427 problèmes ! »

Une application supplémentaire peut elle-même :

  • occuper du stockage ;
  • afficher de la publicité ;
  • fonctionner en arrière-plan ;
  • demander des autorisations inutiles.

Cela ne signifie pas que tous les gestionnaires de fichiers tiers sont mauvais.

Simplement, n’installez pas une application dont vous n’avez pas besoin pour résoudre un problème que votre téléphone sait déjà gérer.

7 fichiers à vérifier en priorité quand le stockage est plein

Vous voulez aller vite ?

Regardez dans cet ordre :

1. Les grosses vidéos

Potentiellement plusieurs gigaoctets.

2. Les téléchargements hors connexion

Séries, films, musique et podcasts.

3. Les applications inutilisées

Certaines sont particulièrement volumineuses.

4. Les médias des messageries

Surtout les vidéos reçues dans les groupes.

5. Le dossier Téléchargements

Beaucoup de fichiers oubliés.

6. Les captures d’écran

Faciles à trier.

7. Les doublons lorsqu’un outil fiable permet de les identifier

Mais vérifiez toujours avant suppression.

Cette méthode vous permet de cibler les gros consommateurs d’espace plutôt que de passer deux heures à supprimer des fichiers minuscules.

Les 5 erreurs à éviter lorsqu’on veut libérer du stockage

1. Supprimer toutes ses photos sans sauvegarde vérifiée

La règle numéro un.

2. Effacer des dossiers inconnus

Si vous ne savez pas à quoi sert un fichier système ou un dossier, renseignez-vous avant de le supprimer.

3. Confondre cache et données

Les conséquences peuvent être très différentes.

4. Installer plusieurs applications de nettoyage

Vous pourriez ajouter plus de problèmes que vous n’en résolvez.

5. Faire un énorme ménage sans vérifier la corbeille

Un clic malheureux peut arriver.

Profitez du délai de récupération prévu par votre téléphone avant une suppression définitive.

Le défi BigAstuces : récupérez de l’espace en 10 minutes

Prenez votre smartphone.

Mettez un minuteur de 10 minutes.

Puis :

Minutes 1 et 2 : stockage

Identifiez la catégorie la plus volumineuse.

Minutes 3 à 5 : vidéos

Supprimez uniquement les grosses vidéos manifestement inutiles.

Minutes 6 et 7 : applications

Trouvez trois applications que vous n’utilisez plus.

Minutes 8 et 9 : téléchargements

Supprimez les fichiers devenus inutiles.

Minute 10 : vérification

Regardez l’espace récupéré.

C’est tout.

Ne cherchez pas à obtenir un téléphone parfaitement organisé en une seule fois.

Un petit nettoyage quotidien ou régulier est beaucoup moins pénible qu’un énorme tri tous les trois ans.

En résumé : comment libérer de l’espace sur son téléphone ?

Pour libérer de l’espace sur son téléphone sans supprimer ses souvenirs au hasard :

  • commencez par analyser le stockage ;
  • supprimez les applications inutilisées ;
  • recherchez les grosses vidéos ;
  • triez les captures d’écran ;
  • nettoyez les téléchargements ;
  • vérifiez les médias des messageries ;
  • supprimez les anciens contenus hors connexion ;
  • gérez le cache uniquement lorsque cela est pertinent ;
  • sauvegardez correctement vos photos ;
  • vérifiez la corbeille avant toute suppression définitive.

Et surtout, retenez une règle :

commencez par les fichiers les plus volumineux et les moins importants.

Supprimer 500 photos auxquelles vous tenez pour récupérer de l’espace n’a aucun sens si une saison entière d’une série regardée il y a six mois occupe encore plusieurs gigaoctets sur votre téléphone.

Le meilleur nettoyage numérique n’est donc pas celui qui supprime le plus de choses.

C’est celui qui supprime ce dont vous n’avez plus besoin tout en protégeant ce qui compte réellement.

Entretenir son smartphone et prolonger sa durée d’utilisation peut éviter un remplacement prématuré et faire des économies.


Smartphone lent : 12 astuces pour le rendre plus rapide

Votre téléphone mettait autrefois une seconde à ouvrir une application. Aujourd’hui, vous appuyez sur l’icône… et vous avez presque le temps de vous demander si vous avez vraiment appuyé dessus.

Applications qui mettent du temps à démarrer, clavier qui réagit avec retard, photos difficiles à afficher, navigation moins fluide : un smartphone lent peut rapidement devenir agaçant au quotidien.

Le premier réflexe est parfois radical :

« Mon téléphone est trop vieux, il faut que j’en achète un nouveau. »

Pas forcément.

Un smartphone peut ralentir pour de nombreuses raisons : stockage presque saturé, trop d’applications, logiciel qui rencontre un problème, mises à jour en attente ou simplement plusieurs années d’accumulation de fichiers.

Avant de dépenser plusieurs centaines d’euros, essayez donc ces 12 astuces simples pour accélérer un smartphone lent.

Nous commencerons volontairement par les manipulations les plus faciles et les moins risquées.


Pourquoi un smartphone devient-il lent ?

Avant de chercher une solution, il est utile de comprendre ce qui peut provoquer les ralentissements.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu :

  • stockage presque plein ;
  • nombreuses applications installées ;
  • applications gourmandes ;
  • mises à jour en attente ;
  • bug logiciel temporaire ;
  • système devenu plus exigeant avec le temps ;
  • matériel ancien ;
  • surchauffe ;
  • batterie ou autres composants vieillissants.

Parfois, plusieurs causes s’additionnent.

La bonne stratégie consiste donc à procéder progressivement plutôt qu’à modifier vingt réglages au hasard.

1. Commencez simplement par redémarrer votre smartphone

Oui, vraiment.

Avant de supprimer des fichiers ou de modifier des paramètres, redémarrez complètement votre téléphone.

Nous utilisons aujourd’hui nos smartphones en permanence et certains restent allumés pendant de très longues périodes.

Un redémarrage peut résoudre certains dysfonctionnements temporaires et remettre le système dans un état plus propre.

Cela prend quelques minutes et ne coûte rien.

L’astuce BigAstuces

Votre téléphone ralentit soudainement alors qu’il fonctionnait correctement hier ?

Commencez toujours par le redémarrage.

Si le problème disparaît, inutile de chercher beaucoup plus loin.

2. Vérifiez l’espace de stockage disponible

C’est l’une des premières choses à regarder lorsqu’un smartphone devient lent.

Photos, vidéos, applications, téléchargements, documents et fichiers reçus s’accumulent progressivement.

Et un jour, votre téléphone affiche :

Stockage presque saturé.

Consultez les paramètres de stockage de votre appareil.

Vous pourrez généralement voir quelles catégories utilisent le plus d’espace :

  • applications ;
  • photos ;
  • vidéos ;
  • documents ;
  • téléchargements ;
  • autres fichiers.

Si votre stockage est presque totalement occupé, commencez par faire du ménage.

Mais ne supprimez pas tout au hasard.

3. Supprimez les applications que vous n’utilisez plus

Ouvrez la liste de vos applications.

Vous risquez de découvrir quelques vestiges :

Ce jeu installé il y a deux ans.

Cette application utilisée une seule fois pendant les vacances.

Ce scanner de QR code dont votre téléphone n’a peut-être même plus besoin.

Cette application de retouche photo testée pendant trois jours.

Demandez-vous simplement :

« Quand ai-je utilisé cette application pour la dernière fois ? »

Si vous ne vous en souvenez même plus, vérifiez si vous avez encore une raison de la conserver.

Supprimer les applications inutilisées permet notamment de récupérer du stockage et de réduire l’encombrement numérique.

Attention à ne pas supprimer une application contenant des données importantes qui ne seraient pas sauvegardées.

4. Faites le ménage dans vos photos et surtout vos vidéos

Les photos s’accumulent rapidement.

Mais les vidéos peuvent occuper encore beaucoup plus d’espace.

Regardez notamment :

  • vidéos très longues ;
  • captures d’écran inutiles ;
  • photos ratées ;
  • doublons ;
  • anciennes vidéos reçues ;
  • fichiers enregistrés plusieurs fois.

Vous n’avez pas besoin de passer trois heures à trier 15 000 photos.

Commencez simplement par les éléments les plus volumineux ou manifestement inutiles.

Attention avant de supprimer

Vérifiez toujours que les photos et vidéos importantes sont sauvegardées à l’endroit souhaité avant de les effacer définitivement.

Une photo supprimée par erreur peut avoir beaucoup plus de valeur que les quelques mégaoctets récupérés.

5. Regardez votre dossier de téléchargements

Le dossier Téléchargements est parfois un véritable grenier numérique.

PDF consulté une seule fois.

Billet téléchargé il y a deux ans.

Image enregistrée temporairement.

Document reçu par message.

Fichier d’installation.

Et tout reste là.

Ouvrez ce dossier et triez son contenu.

Supprimez uniquement ce dont vous êtes certain de ne plus avoir besoin.

Quelques minutes peuvent parfois permettre de récupérer une quantité surprenante d’espace.

6. Mettez votre téléphone et vos applications à jour

Les mises à jour peuvent notamment apporter :

  • corrections de bugs ;
  • améliorations de sécurité ;
  • corrections de compatibilité ;
  • parfois des optimisations.

Vérifiez donc si votre système dispose d’une mise à jour officielle en attente.

Faites de même pour vos applications via la boutique officielle de votre appareil.

Une précaution importante

Avant une mise à jour majeure, assurez-vous que vos données importantes sont correctement sauvegardées.

Vérifiez également que vous disposez de suffisamment d’espace et, lorsque nécessaire, branchez votre appareil ou assurez-vous que sa batterie est suffisamment chargée.

Sur un smartphone très ancien, il est également possible que certaines nouvelles versions deviennent plus exigeantes. Utilisez donc toujours les mises à jour officiellement proposées pour votre appareil plutôt que des méthodes non officielles trouvées au hasard sur Internet.

7. Identifiez les applications particulièrement gourmandes

Votre téléphone était fluide jusqu’à l’installation d’une application précise ?

Voilà une piste intéressante.

Certaines applications peuvent utiliser beaucoup :

  • de mémoire ;
  • de stockage ;
  • de batterie ;
  • de données ;
  • de ressources en arrière-plan.

Les paramètres du smartphone permettent souvent d’obtenir des informations sur l’utilisation de la batterie ou des ressources par application.

Si une application que vous utilisez rarement semble particulièrement gourmande, demandez-vous si vous en avez réellement besoin.

Vous pouvez également vérifier si une mise à jour corrige le problème.

8. Méfiez-vous des applications « nettoyeur miracle »

Votre smartphone est lent.

Vous cherchez une solution.

Une publicité vous promet :

« Accélérez votre téléphone de 300 % en un clic ! »

Soyez prudent.

Certaines applications de nettoyage peuvent être inutiles, envahissantes ou demander beaucoup plus d’autorisations que nécessaire.

Votre smartphone possède déjà de nombreux outils intégrés pour gérer :

  • le stockage ;
  • les applications ;
  • la batterie ;
  • les fichiers.

Commencez par ceux-ci.

Si vous installez une application supplémentaire, privilégiez une source fiable, vérifiez son éditeur, les autorisations demandées et son utilité réelle.

Pour résoudre un téléphone encombré, ajouter encore une application n’est pas toujours la meilleure première étape.

9. Vérifiez si le téléphone chauffe anormalement

Un smartphone très chaud peut réduire temporairement ses performances afin de protéger ses composants.

Si votre téléphone devient régulièrement très chaud, essayez d’identifier les circonstances :

  • pendant un jeu ?
  • pendant la recharge ?
  • en plein soleil ?
  • pendant l’utilisation du GPS ?
  • lors d’une longue vidéo ?
  • sans raison apparente ?

Évitez notamment de laisser votre téléphone exposé directement au soleil ou dans un environnement excessivement chaud.

Attention

Un téléphone qui chauffe légèrement lors d’une utilisation intensive peut être normal.

En revanche, une chaleur inhabituelle, persistante ou accompagnée d’un gonflement de la batterie ou de l’appareil mérite une attention immédiate.

Dans ce cas, cessez de l’utiliser dans des conditions potentiellement dangereuses et faites vérifier l’appareil par un professionnel qualifié.

10. Redémarrez ou réinstallez une application qui pose problème

Votre smartphone fonctionne correctement, sauf avec une application précise ?

Le problème ne vient peut-être pas du téléphone.

Commencez par :

  1. fermer puis relancer l’application ;
  2. vérifier sa mise à jour ;
  3. redémarrer le téléphone ;
  4. vérifier les options proposées par le système pour cette application.

Si le problème persiste, une réinstallation peut parfois résoudre certains dysfonctionnements.

Avant de désinstaller

Assurez-vous que vos données, votre compte ou vos contenus importants pourront être récupérés.

Certaines applications stockent des informations localement.

Ne désinstallez donc pas aveuglément une application contenant quelque chose que vous souhaitez conserver.

11. Réduisez certains effets visuels si votre téléphone le permet

Les systèmes modernes utilisent de nombreuses animations :

ouverture des applications, transitions, effets graphiques…

Sur certains appareils plus anciens, réduire certains effets proposés dans les réglages d’accessibilité ou du système peut donner une sensation de meilleure réactivité.

Attention toutefois aux tutoriels qui demandent de modifier une multitude de paramètres avancés sans expliquer leurs conséquences.

Pour un utilisateur débutant, privilégiez les options officiellement accessibles et clairement documentées.

L’objectif est d’améliorer l’expérience, pas de transformer votre téléphone en laboratoire expérimental.

12. En dernier recours : envisagez une réinitialisation complète

Vous avez essayé les solutions précédentes.

Votre téléphone reste très lent.

Une réinitialisation aux paramètres d’usine peut parfois permettre de repartir sur une installation propre.

Mais attention :

cette opération peut effacer vos données.

Elle ne doit donc jamais être réalisée sur un coup de tête.

Avant toute réinitialisation, vérifiez notamment la sauvegarde de :

  • vos photos et vidéos ;
  • vos contacts ;
  • vos documents ;
  • vos messages importants selon vos besoins ;
  • vos données d’applications ;
  • vos méthodes d’authentification ;
  • tout élément nécessaire pour récupérer vos comptes.

Assurez-vous également de connaître les identifiants nécessaires pour réactiver correctement votre appareil.

Si vous ne savez pas exactement ce que vous faites, demandez de l’aide avant de lancer l’opération.


Smartphone Android lent : par où commencer ?

Si vous utilisez Android, l’emplacement exact des menus varie selon la marque et la version du système.

Mais la logique reste généralement la même.

Commencez par chercher dans les paramètres les sections concernant :

Stockage → Applications → Batterie → Mise à jour du système.

Regardez d’abord le stockage disponible et les applications que vous n’utilisez plus.

Les fabricants proposent également parfois leurs propres outils de maintenance intégrés.

Utilisez de préférence ces fonctions officielles plutôt qu’une collection d’applications de nettoyage inconnues.

iPhone lent : quels sont les premiers réflexes ?

Sur iPhone, commencez également par les actions les plus simples :

  • redémarrer ;
  • vérifier le stockage ;
  • supprimer ou décharger les applications inutilisées selon les options disponibles ;
  • mettre iOS et les applications à jour ;
  • vérifier l’état de la batterie lorsque cette information est disponible.

Les performances d’un iPhone ancien peuvent notamment être influencées par l’état de sa batterie et par les mécanismes de gestion prévus par Apple.

Si la batterie est fortement dégradée, son remplacement peut parfois être plus pertinent que celui du téléphone entier, selon l’âge et l’état général de l’appareil.

Comment savoir quelle application ralentit mon smartphone ?

Il n’existe pas toujours un écran magique indiquant :

« Voici l’application responsable. »

Il faut parfois enquêter un peu.

Posez-vous ces questions :

Le problème a-t-il commencé récemment ?

Regardez les applications installées ou mises à jour récemment.

Le téléphone ralentit-il partout ?

Si oui, le problème peut être plus général.

Une seule application est-elle lente ?

Commencez par elle plutôt que de modifier tout le téléphone.

La batterie se vide-t-elle beaucoup plus rapidement ?

Consultez les statistiques de consommation pour identifier une éventuelle application particulièrement active.

Le téléphone chauffe-t-il ?

Regardez ce que vous utilisez lorsqu’il chauffe.

Procédez par élimination.

C’est souvent plus efficace que d’appliquer vingt « astuces d’optimisation » simultanément.

Faut-il fermer toutes les applications en permanence ?

C’est une habitude très répandue.

On ouvre l’écran des applications récentes et…

Hop, on ferme tout.

Encore.

Et encore.

Les systèmes mobiles modernes sont conçus pour gérer les applications et la mémoire automatiquement. Forcer systématiquement la fermeture de toutes les applications n’est donc pas nécessairement une méthode efficace pour accélérer le téléphone.

Fermer une application peut en revanche être utile lorsqu’elle :

  • ne répond plus ;
  • rencontre un bug ;
  • fonctionne anormalement.

Mais ne passez pas votre journée à fermer chaque application simplement parce qu’elle apparaît dans la liste des applications récentes.

Un smartphone lent signifie-t-il qu’il faut le remplacer ?

Non.

Mais il arrive évidemment un moment où le matériel devient réellement ancien.

Posez-vous quelques questions.

Le téléphone reçoit-il encore les mises à jour de sécurité nécessaires ?

La batterie tient-elle suffisamment longtemps ?

Le stockage correspond-il encore à vos besoins ?

Les applications importantes fonctionnent-elles correctement ?

Le téléphone est-il suffisamment performant pour votre usage ?

Si la réponse est globalement oui, quelques optimisations peuvent suffire à prolonger son utilisation.

En revanche, si plusieurs problèmes importants s’accumulent, remplacer l’appareil peut devenir raisonnable.

Le but n’est pas de conserver éternellement un téléphone devenu inutilisable.

C’est simplement d’éviter de remplacer un appareil qui pourrait encore parfaitement répondre à vos besoins.

Prolonger la durée de vie de ses équipements lorsqu’ils répondent encore à nos besoins fait aussi partie des moyens simples de faire des économies au quotidien. Adoptons la technique du réparer plutôt que remplacer.

Batterie fatiguée ou smartphone trop lent ?

Il est parfois difficile de distinguer les deux.

Une batterie vieillissante peut entraîner :

  • autonomie fortement réduite ;
  • arrêts inattendus ;
  • comportement inhabituel ;
  • dans certains cas, gestion des performances par le système.

Si votre téléphone fonctionne encore correctement mais que son autonomie est devenue très mauvaise, renseignez-vous sur l’état de la batterie et le coût d’un éventuel remplacement.

Remplacer une batterie peut parfois prolonger la durée de vie d’un appareil encore parfaitement adapté à vos besoins.

Faites effectuer l’intervention dans des conditions appropriées, particulièrement si vous n’avez pas l’expérience nécessaire pour manipuler une batterie lithium-ion.

5 choses à ne surtout pas faire pour accélérer un smartphone

1. Installer cinq applications de nettoyage

Vous risquez surtout d’ajouter davantage de logiciels.

2. Supprimer des fichiers que vous ne comprenez pas

Ne touchez pas aux fichiers système ou aux données inconnues simplement parce qu’ils occupent de la place.

3. Suivre aveuglément un tutoriel très technique

Modifier des paramètres avancés sans comprendre leur fonction peut créer de nouveaux problèmes.

4. Réinitialiser sans sauvegarde

C’est probablement la meilleure façon de transformer un problème de lenteur en problème beaucoup plus sérieux.

5. Croire toutes les promesses d’accélération

Aucune astuce ne transformera un téléphone très ancien en modèle haut de gamme récent.

L’objectif est de retrouver les meilleures performances raisonnablement possibles, pas de réaliser un miracle.

Le défi BigAstuces : 15 minutes pour nettoyer votre smartphone

Pas besoin de passer votre dimanche à trier votre téléphone.

Mettez simplement un minuteur de 15 minutes.

Pendant ce temps :

5 minutes : applications

Supprimez celles que vous n’utilisez réellement plus.

5 minutes : fichiers

Regardez téléchargements, grosses vidéos et fichiers manifestement inutiles.

5 minutes : vérifications

Contrôlez l’espace disponible et les mises à jour.

Puis arrêtez.

Vous pourrez recommencer une autre fois si nécessaire.

Cette approche est beaucoup moins décourageante que de décider :

« Aujourd’hui, je vais trier les 18 426 photos de mon téléphone. »

En résumé : que faire lorsqu’un smartphone est lent ?

Si vous avez un smartphone lent, ne commencez pas immédiatement à chercher son remplaçant.

Essayez dans cet ordre :

  • redémarrer le téléphone ;
  • vérifier le stockage ;
  • supprimer les applications inutilisées ;
  • trier les fichiers volumineux ;
  • nettoyer les téléchargements ;
  • installer les mises à jour officielles ;
  • identifier les applications gourmandes ;
  • éviter les nettoyeurs miracles ;
  • surveiller une éventuelle surchauffe ;
  • traiter séparément une application défaillante ;
  • réduire certains effets visuels si cela est pertinent ;
  • envisager une réinitialisation uniquement en dernier recours et après sauvegarde.

Si votre smartphone reste adapté à vos besoins, quelques minutes d’entretien peuvent parfois lui permettre de rester agréable à utiliser plus longtemps.

Et avant de dépenser plusieurs centaines d’euros pour gagner quelques secondes à l’ouverture de vos applications, cela vaut probablement la peine d’essayer.


Reboucher un trou dans un mur : méthode facile

Vous retirez un cadre, une étagère ou un ancien meuble fixé au mur et découvrez plusieurs trous de chevilles bien visibles.

Bonne nouvelle : dans de nombreux cas, reboucher un trou dans un mur est l’une des petites réparations les plus accessibles lorsqu’on débute en bricolage.

Encore faut-il procéder dans le bon ordre.

Mettre une grosse quantité d’enduit directement sur le trou, passer rapidement un coup de peinture et espérer que tout disparaisse donne rarement un résultat impeccable.

Pour obtenir une réparation discrète, il faut surtout préparer correctement le support, utiliser un produit adapté, respecter le séchage et soigner la finition.

Dans ce guide BigAstuces, nous allons voir comment reboucher proprement les petits trous courants dans un mur, quelles erreurs éviter et surtout dans quelles situations il vaut mieux ne pas improviser.

Avant de lire cet article, vous pourriez aussi être intéressé par savoir comment percer un mur correctement.

Avant de reboucher : quel type de trou avez-vous ?

Tous les trous ne se réparent pas de la même manière.

Avant de sortir l’enduit, observez les dégâts.

Un petit trou de clou ou de vis

C’est généralement la situation la plus simple.

Un ancien trou de cheville

Il faudra éventuellement retirer la cheville avant de reboucher.

Un trou plus important

Une réparation plus conséquente peut être nécessaire selon le matériau du mur et la profondeur.

Une fissure

Attention : une fissure n’est pas forcément un simple trou.

Son origine doit être comprise avant de la masquer.

Un mur humide ou dégradé

Si le support est humide, friable ou présente un problème important, appliquer de l’enduit ne traite pas la cause.

Dans cet article, nous nous concentrons principalement sur les petits trous courants laissés par des fixations.

Quel matériel faut-il pour reboucher un trou dans un mur ?

Pour une petite réparation, vous n’avez généralement pas besoin de beaucoup de matériel.

Selon le support et le produit utilisé, prévoyez notamment :

  • un enduit de rebouchage adapté ;
  • une petite spatule ou un couteau à enduire ;
  • du papier abrasif adapté à la finition ;
  • de quoi dépoussiérer ;
  • une protection pour le sol ;
  • éventuellement une pince ou une vis pour retirer une ancienne cheville ;
  • de la peinture pour la finition si nécessaire.

Vous trouverez des enduits prêts à l’emploi et d’autres à préparer.

Pour quelques petits trous occasionnels, un produit prêt à l’emploi peut être pratique.

Dans tous les cas, vérifiez que le produit est compatible avec votre support et respectez ses instructions.

Découvrez les outils de bricolage indispensables lorsque l’on débute.

Comment reboucher un trou dans un mur en 8 étapes

Passons à la pratique.

1. Retirez la vis et vérifiez la cheville

Une ancienne cheville est encore dans le mur ?

Ne recouvrez pas automatiquement le tout avec de l’enduit.

Selon le type de fixation et le support, il peut être préférable de la retirer proprement ou d’appliquer une méthode adaptée à cette cheville.

Pour certaines chevilles simples, une technique consiste à engager légèrement une vis puis à utiliser une pince pour aider au retrait.

Mais attention à ne pas arracher une grande partie du mur en voulant enlever une petite cheville.

Si elle résiste fortement, identifiez son type avant de forcer.

Certaines fixations pour parois creuses, par exemple, nécessitent une approche différente.

2. Retirez les parties qui ne tiennent plus

Une fois le trou accessible, regardez ses bords.

S’ils sont propres et solides, parfait.

S’il reste de petits morceaux de peinture, d’enduit ou de matériau complètement décollés, retirez uniquement les parties qui ne tiennent plus.

Le but n’est surtout pas de transformer un trou de 5 mm en cratère de 5 cm.

Vous cherchez simplement à obtenir un support suffisamment stable pour recevoir la réparation.

3. Dépoussiérez soigneusement

Cette étape paraît insignifiante.

Elle est pourtant importante.

La poussière et les résidus peuvent empêcher l’enduit d’adhérer correctement au support.

Retirez donc la poussière du trou et de la zone environnante avec une méthode adaptée.

Le support doit également respecter les conditions indiquées par le fabricant de l’enduit : propreté, humidité, préparation éventuelle, etc.

L’erreur classique

Appliquer immédiatement l’enduit après avoir retiré une cheville en laissant toute la poussière à l’intérieur.

Quelques secondes de nettoyage permettent de partir sur de bien meilleures bases.

4. Appliquez l’enduit de rebouchage

Prenez une petite quantité d’enduit avec votre spatule.

Faites pénétrer le produit dans le trou plutôt que de simplement créer une couche à sa surface.

Lissez ensuite la zone.

Selon la profondeur et le produit utilisé, plusieurs applications peuvent être nécessaires.

C’est important : ne cherchez pas forcément à remplir un trou profond en une seule énorme couche si le fabricant recommande plusieurs passes.

Respectez notamment :

  • l’épaisseur maximale par application ;
  • le temps de séchage ;
  • les conditions d’utilisation.

Chaque produit peut être différent.

5. Lissez avant le séchage

Une fois l’enduit appliqué, passez votre spatule pour retirer l’excédent et obtenir une surface aussi régulière que possible.

Plus votre application est propre, moins vous aurez de ponçage à effectuer ensuite.

Essayez d’éviter de créer une grosse bosse autour du trou.

Pour une petite réparation, la zone enduite doit rester aussi limitée que possible tout en permettant une finition correcte.

Ne cherchez pas non plus la perfection absolue lorsque l’enduit est encore frais.

Le ponçage permettra d’affiner le résultat après séchage.

6. Respectez vraiment le temps de séchage

Vous regardez votre réparation une heure plus tard.

La surface semble sèche.

Vous avez envie de poncer.

Patience.

Un produit peut sembler sec en surface alors qu’il ne l’est pas complètement à cœur.

Le temps nécessaire dépend notamment :

  • de l’enduit ;
  • de l’épaisseur ;
  • du support ;
  • des conditions ambiantes.

Suivez les indications du fabricant.

Poncer ou peindre trop tôt peut dégrader la réparation et vous obliger à recommencer.

En bricolage, le temps de séchage fait partie du travail.

7. Poncez délicatement

Une fois l’enduit suffisamment sec selon les instructions du produit, vous pouvez corriger les petites irrégularités.

Utilisez un abrasif adapté et travaillez progressivement.

L’objectif est d’obtenir une transition la plus discrète possible entre :

la zone réparée et le mur existant.

Passez la main doucement sur la surface.

Le toucher permet parfois de repérer une bosse que l’on distingue mal visuellement.

Attention à ne pas poncer excessivement.

Si vous retirez tout l’enduit, vous revenez au point de départ.

8. Dépoussiérez puis réalisez la finition

Après le ponçage, dépoussiérez soigneusement.

Vous pouvez ensuite préparer la finition selon votre mur et la peinture utilisée.

Une retouche de peinture peut suffire pour une petite zone, mais elle n’est pas toujours totalement invisible.

Pourquoi ?

Parce qu’une peinture évolue avec le temps.

La lumière, le vieillissement et l’état du mur peuvent créer une différence entre la peinture fraîche et l’ancienne.

Selon la situation, une retouche localisée sera satisfaisante.

Dans d’autres cas, il faudra travailler une zone plus large pour obtenir un résultat homogène.

Comment retirer une cheville avant de reboucher ?

C’est l’une des questions les plus fréquentes.

Et la réponse dépend du type de cheville.

Pour une cheville plastique classique accessible, il est parfois possible de :

  1. engager légèrement une vis ;
  2. saisir la vis ou la cheville avec une pince ;
  3. tirer progressivement sans mouvement brutal.

Mais toutes les chevilles ne fonctionnent pas de cette façon.

Les fixations utilisées dans les cloisons creuses peuvent notamment posséder un mécanisme derrière la plaque.

Ne tirez donc pas avec toute votre force sans savoir quel système se trouve dans le mur.

Vous pourriez transformer un petit trou facile à réparer en dommage beaucoup plus important.

Identifiez d’abord la fixation.

Peut-on reboucher directement par-dessus une cheville ?

C’est tentant.

On cache la cheville.

Un peu d’enduit.

Un coup de peinture.

Terminé.

Mais ce n’est pas toujours une bonne solution.

Une cheville qui dépasse, bouge ou crée une zone instable risque de compromettre la finition.

La méthode appropriée dépend de la fixation et du support.

Pour obtenir un résultat durable, il vaut mieux traiter correctement l’ancienne fixation avant de réaliser la finition plutôt que de simplement la masquer.

Comment reboucher un gros trou dans un mur ?

Ici, il faut faire une distinction importante.

Petit trou de fixation et gros trou ne relèvent pas nécessairement de la même méthode.

Si une grande partie du support manque, il peut être nécessaire d’utiliser :

  • plusieurs couches ;
  • un produit spécifique ;
  • un renfort ;
  • une pièce de réparation ;
  • une méthode adaptée au type de cloison.

Pour une plaque de plâtre fortement endommagée, par exemple, remplir simplement toute la cavité avec une énorme quantité d’enduit n’est pas forcément la bonne méthode.

Plus le trou est important, plus il devient nécessaire d’identifier précisément :

le support + la taille du dommage + la réparation adaptée.

Si le mur joue un rôle structurel ou si les dégâts semblent importants, faites évaluer la situation par une personne compétente.

Peut-on reboucher un trou dans du placo ?

Oui, mais la méthode dépend de la taille du trou.

Un petit trou de vis ou de cheville peut souvent être réparé relativement simplement avec un produit adapté.

Un dommage plus important peut nécessiter une réparation spécifique de la plaque.

Le point essentiel est de ne pas traiter toutes les dimensions de trous avec la même technique.

Et si vous souhaitez ensuite refixer un objet exactement au même emplacement, ne supposez pas que la zone rebouchée possède automatiquement les mêmes capacités de fixation qu’avant.

Il faudra choisir une solution adaptée à la charge et à la structure disponible.

Pourquoi voit-on encore le trou après avoir peint ?

Vous avez rebouché.

Poncé.

Peint.

Et pourtant, selon la lumière, vous voyez toujours la réparation.

Plusieurs causes sont possibles.

La surface n’était pas suffisamment plane

Une petite bosse ou un creux peut devenir très visible avec une lumière rasante.

La zone n’a pas été correctement préparée

La peinture peut réagir différemment sur l’enduit et sur l’ancien revêtement.

La peinture n’est plus exactement identique

Même si vous possédez la référence d’origine, le mur a pu évoluer avec le temps.

La finition n’est pas homogène

Mat, velours, satin…

Une différence d’aspect peut rendre une retouche visible.

Si le résultat esthétique est particulièrement important, il peut être nécessaire de préparer et repeindre une zone plus importante plutôt que de traiter uniquement quelques centimètres.

Les 7 erreurs à éviter pour reboucher un trou dans un mur

Erreur n°1 : mettre de l’enduit sur un support poussiéreux

Prenez le temps de préparer la zone.

Erreur n°2 : laisser des morceaux qui se décollent

La réparation doit reposer sur un support suffisamment stable.

Erreur n°3 : mettre énormément d’enduit d’un seul coup

Respectez les épaisseurs et recommandations du produit.

Erreur n°4 : ne pas lisser avant séchage

Vous vous créez simplement davantage de ponçage.

Erreur n°5 : poncer trop tôt

Laissez réellement sécher l’enduit.

Erreur n°6 : poncer trop fort

Vous risquez de creuser à nouveau la réparation.

Erreur n°7 : peindre immédiatement sans vérifier le résultat

Passez votre main sur la réparation et regardez-la avec un éclairage latéral.

Corrigez les défauts avant la finition.

Découvrez les autres erreurs de bricolage à éviter lorsqu’on débute.

Reboucher un trou ou refaire le mur : comment décider ?

Pour quelques trous de cadres, inutile évidemment de refaire toute une cloison.

Mais lorsque le mur présente :

  • de nombreux trous ;
  • beaucoup de fissures ;
  • un ancien revêtement très abîmé ;
  • des zones qui se décollent ;
  • une humidité persistante ;
  • des dégâts importants ;

… le problème dépasse peut-être la simple retouche.

Dans ce cas, prenez le temps d’identifier la cause de la dégradation avant de multiplier les réparations superficielles.

Une tache d’humidité, par exemple, ne se règle pas simplement avec de l’enduit et de la peinture.

La cause de l’humidité doit d’abord être traitée.

Combien coûte la réparation d’un petit trou ?

Pour quelques trous, la quantité de produit nécessaire est généralement faible.

Si vous possédez déjà une spatule, du papier abrasif et la peinture correspondante, vous aurez essentiellement besoin d’un enduit adapté.

Évitez toutefois d’acheter automatiquement le plus gros conditionnement.

Pour trois petits trous, un énorme sac risque de rester inutilisé pendant longtemps.

Comme pour les outils de bricolage, achetez une quantité cohérente avec votre projet.

Le produit le moins cher au kilo n’est pas économique si les trois quarts finissent inutilisés.

Faut-il conserver ses restes de peinture ?

Oui, lorsqu’ils sont encore utilisables et peuvent être conservés dans les conditions appropriées.

Une petite quantité de peinture correspondant à chaque pièce peut être très pratique pour les futures retouches.

Pensez à noter sur le contenant :

  • la pièce ;
  • la couleur ou référence ;
  • éventuellement la finition ;
  • la date si cela vous aide à suivre son ancienneté.

Conservez toujours les produits conformément aux instructions du fabricant et hors de portée des enfants.

Vous éviterez ainsi, plusieurs années plus tard, de vous demander :

« Ce pot gris… c’était le salon ou la chambre ? »

Le défi BigAstuces : faites disparaître un ancien trou ce week-end

Vous avez probablement quelque part chez vous un petit trou laissé par :

  • un ancien cadre ;
  • une étagère déplacée ;
  • une vis ;
  • une cheville ;
  • un équipement retiré.

Choisissez-en un.

Puis suivez simplement la méthode :

1. Identifier le support et la fixation.

2. Retirer proprement ce qui doit l’être.

3. Nettoyer.

4. Reboucher avec un produit adapté.

5. Lisser.

6. Laisser sécher.

7. Poncer.

8. Faire la finition.

Une petite réparation comme celle-ci constitue un excellent exercice lorsqu’on commence à bricoler.

Et la satisfaction de voir disparaître ce trou que vous regardez depuis six mois vaut largement les quelques minutes de travail nécessaires.

En résumé : comment reboucher un trou dans un mur proprement ?

Pour reboucher un trou dans un mur, la précipitation est votre principale ennemie.

Retenez ces étapes :

  • identifiez le type de trou ;
  • retirez correctement l’ancienne fixation si nécessaire ;
  • éliminez uniquement les parties instables ;
  • dépoussiérez ;
  • utilisez un enduit adapté ;
  • remplissez correctement le trou ;
  • lissez ;
  • respectez le séchage ;
  • poncez délicatement ;
  • dépoussiérez à nouveau ;
  • réalisez la finition.

Pour les petits trous courants, la réparation est généralement accessible aux débutants.

Mais si vous découvrez une fissure importante, de l’humidité, un support fortement détérioré ou un problème structurel, ne vous contentez pas de le cacher sous une couche d’enduit.

Un beau mur est une bonne chose. Un mur sain est encore plus important.


Erreurs de bricolage : 12 pièges à éviter absolument

Une étagère légèrement de travers, une vis dont la tête est complètement abîmée ou un trou percé cinq centimètres trop loin…

Quand on commence à bricoler, les petites erreurs font partie de l’apprentissage.

Certaines sont simplement agaçantes. D’autres peuvent vous obliger à racheter du matériel, refaire une partie du travail ou, dans les situations les plus sérieuses, provoquer des dégâts voire présenter un risque pour votre sécurité.

La bonne nouvelle, c’est que beaucoup d’erreurs de bricolage sont parfaitement évitables.

Et non, la solution n’est pas d’avoir vingt ans d’expérience.

Quelques réflexes simples permettent déjà d’éviter une grande partie des problèmes rencontrés par les débutants.

Voici donc 12 erreurs de bricolage fréquentes, avec surtout les bonnes habitudes à adopter pour ne pas les reproduire.

1. Commencer avant d’avoir vraiment réfléchi au projet

Vous voulez installer une étagère.

Vous prenez la perceuse.

Vous faites deux trous.

Et seulement ensuite, vous réalisez que l’étagère empêche l’ouverture complète d’une porte.

C’est une erreur extrêmement classique : commencer par agir et réfléchir ensuite.

Avant un projet, même simple, prenez quelques minutes pour vous poser les bonnes questions :

  • où l’élément doit-il être installé ?
  • quelles dimensions sont nécessaires ?
  • quel est le support ?
  • quels outils faut-il ?
  • quelles fixations faut-il prévoir ?
  • existe-t-il un risque particulier ?
  • ai-je tout le matériel nécessaire ?

Cinq minutes de préparation peuvent parfois éviter une heure de réparation.

L’astuce BigAstuces

Avant de commencer, imaginez mentalement les différentes étapes du projet.

Si vous ne savez pas comment réaliser l’étape 4, mieux vaut chercher la réponse avant d’être arrivé à l’étape 3.

2. Mesurer une seule fois

Voici probablement l’une des erreurs de bricolage les plus universelles.

Vous mesurez.

Vous marquez.

Vous coupez.

Et vous découvrez qu’il manque 2 cm.

Le problème d’une mauvaise mesure est qu’il est parfois impossible de revenir en arrière.

Une planche trop longue peut encore être raccourcie.

Une planche trop courte, beaucoup moins facilement.

Adoptez donc cette règle :

mesurez deux fois avant de couper, percer ou fixer.

Pour les projets nécessitant plusieurs dimensions, notez-les plutôt que de faire confiance à votre mémoire.

Et vérifiez toujours que vous utilisez la même unité de mesure.

3. Acheter le mauvais matériel

Vous êtes dans le magasin de bricolage.

Devant vous : 40 types de chevilles, 25 sortes de vis et suffisamment de colles différentes pour remplir un rayon entier.

Vous choisissez quelque chose qui « devrait fonctionner ».

C’est précisément là que les problèmes peuvent commencer.

Un consommable doit être choisi en fonction de son utilisation.

Pour une fixation murale, par exemple, il faut notamment prendre en compte :

  • le matériau du mur ;
  • la charge ;
  • le diamètre ;
  • le type de fixation ;
  • les recommandations du fabricant.

Même chose pour une colle, un foret, une peinture ou un abrasif.

Ne choisissez pas uniquement en fonction de l’apparence ou du prix.

Prenez le temps de vérifier que le produit correspond réellement à votre projet.

4. Utiliser le mauvais outil parce qu’il est déjà dans la main

Vous avez besoin d’un marteau.

Il est dans le garage.

Mais vous avez un tournevis à la main.

Alors…

Non.

Le manche du tournevis n’est pas un marteau.

Une pince n’est pas une clé.

Un couteau de cuisine n’est pas un cutter de chantier.

Utiliser un outil pour une fonction pour laquelle il n’a pas été conçu peut :

  • abîmer l’outil ;
  • détériorer la pièce ;
  • rendre le travail plus difficile ;
  • provoquer une blessure.

Vous n’avez pas besoin de posséder tous les outils existants.

Mais vous devez utiliser un outil adapté au travail effectué.

5. Forcer lorsqu’une vis ou une pièce résiste

Une vis ne veut pas sortir.

Vous appuyez davantage.

Elle résiste.

Vous forcez encore.

Puis votre tournevis tourne… mais plus la vis.

Félicitations : la tête est maintenant abîmée.

Lorsque quelque chose résiste anormalement, le premier réflexe devrait être :

arrêter et comprendre pourquoi.

Pour une vis, vérifiez notamment :

  • la taille de l’embout ;
  • le type d’empreinte ;
  • l’angle de l’outil ;
  • l’état de la vis ;
  • la présence éventuelle de corrosion.

Cette règle fonctionne pour énormément de travaux.

Si vous devez utiliser une force démesurée pour réaliser une opération normalement simple, il y a peut-être un problème.

6. Percer sans savoir ce qu’il y a derrière

Celle-ci mérite une attention particulière.

Avant de percer un mur, vous devez prendre en compte la présence potentielle :

  • de câbles électriques ;
  • de conduites d’eau ;
  • de tuyaux de chauffage ;
  • d’autres réseaux.

Un trou légèrement mal placé est agaçant.

Un câble ou un tuyau endommagé peut devenir dangereux et très coûteux.

Soyez particulièrement vigilant près des prises, interrupteurs, équipements électriques, radiateurs et points d’eau.

Des détecteurs adaptés peuvent apporter des informations supplémentaires, mais doivent être utilisés selon leurs instructions et ne sont pas infaillibles.

Si vous avez un doute sérieux, ne percez pas au hasard.

Dans cet article, nous vous expliquons comment percer un mur correctement.

7. Négliger la préparation des surfaces

Vous voulez repeindre un mur.

Vous ouvrez le pot et commencez immédiatement.

Quelques jours plus tard, le résultat n’est pas celui attendu.

Dans beaucoup de travaux, la préparation représente une grande partie de la réussite.

Selon le projet, cela peut nécessiter :

  • nettoyage ;
  • dégraissage ;
  • ponçage ;
  • dépoussiérage ;
  • rebouchage ;
  • séchage ;
  • protection des zones voisines ;
  • primaire ou sous-couche adaptée.

Même chose lorsqu’on colle, peint, applique un joint ou effectue certaines réparations.

Un excellent produit appliqué sur un support mal préparé peut donner un mauvais résultat.

Ne considérez donc pas la préparation comme du temps perdu.

Elle fait partie du travail.

8. Acheter énormément d’outils dès le début

Vous décidez de vous mettre au bricolage.

Deux heures plus tard, votre panier contient :

une scie, trois pinces, 48 embouts, une ponceuse, une perceuse, un niveau laser et un outil dont vous ignorez encore l’utilité exacte.

Bienvenue dans l’une des erreurs de bricolage les plus coûteuses.

Pour débuter, achetez d’abord les outils dont vous avez réellement besoin.

Un équipement de base suffit pour de nombreux travaux :

  • tournevis ;
  • marteau ;
  • mètre ;
  • niveau ;
  • pinces ;
  • cutter ;
  • quelques clés.

Ajoutez ensuite les outils électriques et spécialisés au fur et à mesure de vos projets.

Votre portefeuille et votre espace de rangement vous remercieront.

Venez lire notre article pour vous aider à choisir les outils réellement indispensables pour débuter.

9. Vouloir terminer trop vite

Vous avez presque terminé.

Il reste une dernière couche.

Le fabricant indique plusieurs heures de séchage.

Mais vous aimeriez finir ce soir.

Alors vous continuez.

Et demain, vous regrettez.

Peinture, colle, enduit, joint, vernis…

De nombreux produits nécessitent des temps de séchage, de prise ou de durcissement.

Ces indications ne sont pas décoratives.

Respectez les instructions du fabricant avant de :

  • appliquer une nouvelle couche ;
  • manipuler ;
  • mettre en charge ;
  • exposer à l’eau ;
  • remettre un équipement en service.

En bricolage, vouloir gagner deux heures peut parfois vous en faire perdre quatre.

10. Ne pas protéger la zone de travail

« Je fais juste un petit trou. »

Quelques minutes plus tard, le meuble situé dessous est couvert de poussière.

Avant de commencer, regardez ce qui se trouve autour de vous.

Selon le travail :

  • déplacez les objets fragiles ;
  • protégez le sol ;
  • couvrez les meubles ;
  • prévoyez de quoi récupérer la poussière ;
  • dégagez suffisamment d’espace.

Pensez également à vous-même.

Selon l’intervention, des protections adaptées peuvent être nécessaires : lunettes, gants appropriés, protections auditives, masque adapté aux poussières ou autres équipements.

La protection doit toujours correspondre au risque réel du travail effectué.

11. Ignorer ses limites

C’est probablement l’erreur la plus importante de cet article.

Une vidéo de dix minutes ne remplace pas automatiquement la formation et l’expérience nécessaires pour effectuer une intervention dangereuse.

Soyez particulièrement prudent avec :

L’électricité

Une mauvaise intervention peut entraîner électrisation, électrocution, incendie ou dégâts matériels.

Le gaz

Une erreur peut avoir des conséquences extrêmement graves.

Les éléments structurels

Modifier un élément porteur ou intervenir sur une structure sans savoir précisément ce que l’on fait peut compromettre la sécurité du bâtiment.

Les travaux en hauteur

Une mauvaise installation ou utilisation d’un équipement d’accès peut entraîner une chute grave.

Les installations sous pression ou les grosses interventions de plomberie

Une erreur peut provoquer d’importants dégâts.

Savoir bricoler, c’est également savoir quand appeler un professionnel.

Faire soi-même n’est intéressant que lorsque le travail peut être réalisé correctement et en sécurité.

12. Jeter immédiatement quelque chose qui semble cassé

Dernière erreur, et elle est très différente des précédentes.

Un objet ne fonctionne plus correctement.

Votre premier réflexe ?

Chercher son remplaçant.

Pourtant, le problème peut parfois venir d’une petite pièce.

Avant de jeter, vérifiez :

  • si la panne est identifiable sans danger ;
  • si une pièce détachée existe ;
  • si une réparation simple est possible ;
  • si le fabricant propose de la documentation ;
  • si la réparation est économiquement intéressante.

Une poignée, une charnière, une roulette ou un autre élément remplaçable peut parfois prolonger considérablement la durée de vie d’un objet.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut tout réparer à n’importe quel prix.

Comparez le coût, l’âge, l’état général et la sécurité de l’équipement. Mais parfois il est plus économique de réparer soi-même.

Les erreurs de bricolage qui coûtent le plus cher

Toutes les erreurs n’ont pas les mêmes conséquences.

Un cadre légèrement de travers est surtout agaçant.

D’autres erreurs peuvent coûter beaucoup plus cher.

Endommager un réseau dans un mur

Une canalisation ou un câble touché lors d’un perçage peut nécessiter une intervention importante.

Utiliser une fixation inadaptée

Si un objet lourd tombe, les dégâts peuvent dépasser largement le prix d’une bonne cheville.

Mal préparer un travail de peinture

Vous pourriez devoir acheter de nouveau du matériel et recommencer une grande partie du travail.

Acheter les mauvais matériaux

Un produit ouvert, découpé ou utilisé n’est pas toujours facilement retournable.

Improviser une réparation dangereuse

C’est évidemment la situation à éviter absolument.

Une économie potentielle ne doit jamais passer avant la sécurité.

Comment éviter les erreurs de bricolage quand on débute ?

Il existe une méthode très simple en cinq étapes.

Étape 1 : comprendre

Avant de commencer, assurez-vous de comprendre ce que vous allez faire.

Étape 2 : vérifier

Support, dimensions, risques, matériel…

Vérifiez les éléments importants.

Étape 3 : préparer

Rassemblez les outils et préparez la zone.

Étape 4 : travailler progressivement

Ne vous précipitez pas.

Contrôlez le résultat au fur et à mesure.

Étape 5 : savoir s’arrêter

Si vous rencontrez quelque chose d’inattendu ou qui dépasse vos compétences, arrêtez-vous avant d’aggraver la situation.

Retenez simplement :

comprendre → vérifier → préparer → réaliser → contrôler.

Cette petite routine évite déjà énormément d’erreurs.

Bricolage débutant : faut-il avoir peur de se tromper ?

Non.

Si vous attendez d’être certain de ne jamais faire la moindre erreur avant de bricoler, vous ne commencerez jamais.

Les petites erreurs font partie de l’apprentissage.

Vous ferez probablement un jour :

  • un trou légèrement mal placé ;
  • une découpe imparfaite ;
  • une trace de peinture ;
  • un montage qu’il faudra reprendre.

Ce n’est pas dramatique.

La différence importante se situe entre une erreur facilement réparable et une erreur présentant un risque.

Commencez donc avec des travaux simples.

Resserrer une poignée.

Reboucher un petit trou.

Monter un meuble.

Installer une petite étagère lorsque vous maîtrisez la fixation.

Puis augmentez progressivement la difficulté.

C’est ainsi que l’on gagne de l’expérience.

Le réflexe des 5 questions avant de bricoler

Avant votre prochain projet, posez-vous systématiquement ces cinq questions :

1. Est-ce que je sais exactement ce que je dois faire ?

2. Est-ce que j’ai identifié le support et les matériaux ?

3. Est-ce que je possède les bons outils et consommables ?

4. Est-ce qu’il existe un risque particulier ?

5. Est-ce que cette intervention correspond réellement à mes compétences ?

Si les cinq réponses sont oui, vous partez déjà sur de bonnes bases.

Si une réponse est non, cherchez l’information manquante avant de commencer.

Le défi BigAstuces : interdiction de commencer immédiatement

Pour votre prochain petit projet de bricolage, faites quelque chose de très simple.

Une fois que l’envie de commencer vous prend…

attendez cinq minutes.

Pendant ces cinq minutes :

  • relisez les instructions ;
  • vérifiez vos mesures ;
  • contrôlez vos outils ;
  • vérifiez vos fixations ;
  • préparez votre espace ;
  • réfléchissez aux éventuels risques.

Puis commencez.

Ce petit délai peut sembler inutile.

Pourtant, il permet souvent de repérer le détail que vous auriez découvert beaucoup trop tard.

En résumé : les erreurs de bricolage sont souvent évitables

Les principales erreurs de bricolage ne viennent pas forcément d’un manque de talent.

Elles viennent souvent d’un manque de préparation.

Pour les éviter :

  • réfléchissez avant de commencer ;
  • mesurez plusieurs fois ;
  • choisissez le matériel adapté ;
  • utilisez le bon outil ;
  • ne forcez pas sans comprendre ;
  • vérifiez avant de percer ;
  • préparez correctement les surfaces ;
  • achetez vos outils progressivement ;
  • respectez les temps de séchage ;
  • protégez votre zone de travail ;
  • connaissez vos limites ;
  • essayez de réparer avant de jeter lorsque cela est pertinent.

Vous n’avez pas besoin de devenir un professionnel pour réaliser correctement de petits travaux chez vous.

Commencez par des projets accessibles, équipez-vous progressivement et prenez le temps de comprendre ce que vous faites.

Car en bricolage, les cinq minutes passées à réfléchir avant de commencer sont souvent celles qui vous font gagner le plus de temps… et d’argent.


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