Le second tour permet toutefois au RPR de conserver sa place de premier groupe politique à l'Assemblée nationale, avec 154 sièges sur 491, mais lui fait perdre tout de même 29 députés par rapport à la législature sortante. Elle se clôt le 27 janvier 1996, et le Centre d'essais du Pacifique (installations des atolls de Moruroa et Fangataufa en Polynésie française) commence à être démantelé à partir du mois de février. 1979-1982 : membre du conseil général de la Corrèze. Toutefois, le 25 octobre 1980, il déclare : « Longtemps j'ai attendu un changement de la part du président » et compare la situation politique du moment avec la fin de la IVe République. le « non » l'emporte avec 54,87 % des voix et avec une forte participation de 69,74 %. Premier gouvernement dirigé par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il est en fonction du 6 mai 2002 au 17 juin 2002, sous la présidence de Jacques Chirac (1995-2007). Lui-même souhaite : « Bonne chance à la France et bonne chance aux Français ». Il prend fin au lendemain des élections législatives de 2002, après six semaines, pour être remplacé par le deuxième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Il milite alors pour une candidature à la Présidence de la République rassemblant l'ensemble de la majorité, face à l'union de la gauche derrière François Mitterrand, et est hostile à Jacques Chaban-Delmas qu'il n'estime pas capable d'affronter la gauche. Le début de son premier mandat est marqué par une réforme des retraites et de la Sécurité sociale qui est massivement contestée et en partie abandonnée, et par la reconnaissance de la responsabilité de l'État français dans la déportation des Juifs au cours de l'Occupation. Il continue toutefois à exercer ses fonctions de maire de Paris, et à habiter dans son logement de fonction de l'Hôtel de Ville plutôt qu'à Matignon : chaque matin, il donne ainsi tout d'abord ses directives sur les grands dossiers municipaux avant de rejoindre son bureau de chef de gouvernement. La carrière politique de Jacques Chirac, d'une durée de plus de quarante ans, restera indéniablement comme l'une des plus importantes de la Cinquième République. Il y prononce cette phrase restée célèbre : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Le nombre de chômeurs dépasse pour la première fois le cap des 3 millions, atteignant officiellement 3,1 millions. Mais, avec son départ de l'Élysée, c'est aussi une page qui se tourne, et sans doute la fin d'une certaine manière de faire de la politique, « à l'ancienne »[p]. Plus de vingt-cinq ans après la présidentielle de 1995, l'ancien Premier ministre Edouard Balladur fait face mardi à la justice, dans ce volet de la tentaculaire affaire Karachi. Unis, nous avons tous les atouts, toutes les forces, tous les talents pour nous imposer dans ce nouveau monde qui se dessine sous nos yeux. On théorisa cela comme la malédiction des deux ans, référence au fait qu'il garda seulement le pouvoir deux ans après l'avoir conquis (son gouvernement sous VGE de 1974 à 1976, son gouvernement sous Mitterrand de 1986 à 1988 et son gouvernement avec Juppé) de 1995 à 1997[130]. La France soutient les États-Unis lors de l'intervention en Afghanistan, mais Jacques Chirac refuse d'intervenir en Irak, et forme un « front commun » avec l'Allemagne et la Russie contre l'invasion de l'Irak. Cette note est envoyée par le chef de poste de la DGSE à Tokyo au siège des services à Paris le 11 novembre 1996. ». D'après Ajay Sooklal, ancien avocat de la compagnie française d’armement Thales, Jacques Chirac a fait pression en 2004 sur les autorités sud-africaines afin que le groupe ne soit pas poursuivi pour corruption[313]. Pris de court, ni son parti, ni son électorat ne comprennent son geste tandis que l'opposition crie à la manœuvre. Les futurs éléments de ce nouveau parti (que l'UDF, dirigée par François Bayrou, refuse de rejoindre) développent les thèmes de la sécurité et de la baisse des impôts. Bien sûr, nous sommes profondément divers. Le 11 mars suivant, il annonce, lors d'un discours télévisé, qu'il ne se présentera pas à l'élection présidentielle de 2007 en ces termes : « Je ne solliciterai pas vos suffrages pour un nouveau mandat […] Au terme du mandat que vous m'avez confié, le temps sera venu pour moi de vous servir autrement ». Il s'appuie également sur un groupe de députés UDF réduit à 29 membres, et nomme un seul ministre issu de ce parti, Gilles de Robien. Celui-ci, espérant devancer Édouard Balladur, annonce sa candidature tôt, le 4 novembre 1994 et résume sa vision politique à travers deux livres programmes parus à quelques mois d'intervalle : Une nouvelle France, Réflexions 1 en juin 1994 et La France pour tous (qui devient son slogan) en janvier 1995. Ce cumul de mandats lui permet alors notamment d'être le principal défenseur de la candidature de la capitale française pour l'organisation des Jeux olympiques d'été de 1992, et il mène ainsi la délégation parisienne à la 91e session du CIO à Lausanne le 17 octobre 1986 : Paris y est battu au troisième tour par Barcelone, arrivant en seconde position avec 23 voix contre 47 à la capitale catalane, mais se déclare quand même satisfait de la victoire d'Albertville pour les Jeux olympiques d'hiver la même année[92]. Il choisit de soutenir tout d'abord le Premier ministre sortant, Pierre Messmer, un temps candidat, puis Valéry Giscard d'Estaing. Il entame une campagne dynamique, centrée sur le thème de la « fracture sociale », et comble progressivement l'écart le séparant du Premier ministre dans les intentions de vote en développant une stratégie de communication (développée par Jean-Michel Goudard ou Claude Chirac) tendant à le rendre plus humain et plus proche des Français que son adversaire. Un mois plus tard, les élections législatives des 9 et 16 juin 2002 voient la droite rassemblée dans l'Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) emporter une très large majorité à l'Assemblée … Partisan de l'Algérie française, Jacques Chirac explique qu'il n'est devenu gaulliste qu'en 1958. La dette publique, quant à elle, a augmenté de neuf points durant la présidence de Chirac, pour culminer à 63,9 % fin 2006[217]. Le plan Juppé sur les retraites est finalement retiré dès le 15 décembre 1995, mais le gouvernement refuse de céder sur la réforme de la Sécurité sociale, une loi votée le 30 décembre suivant lui permettant de légiférer par ordonnances en la matière. Les deux camps s'opposent à nouveau en 1992 sur la question du Traité de Maastricht : ainsi, si Jacques Chirac déclare en 1991 qu'il est « absolument hostile au plan Delors tendant à instituer en Europe une monnaie unique », il apporte finalement son soutien au « oui » au référendum sur la ratification du traité le 27 août 1992, convaincu par Alain Juppé, Édouard Balladur ou Jacques Toubon tout en se mettant en porte-à-faux avec une majorité de membres de son propre parti qui, derrière Charles Pasqua et Philippe Séguin, font activement campagne pour le « non ». L'une de ses premières mesures, dès le 20 mai, est de revenir sur la proportionnelle et de rétablir le scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans le cadre de 577 nouvelles circonscriptions établies par une commission présidée par Charles Pasqua. Le même jour que les législatives, les élections régionales, les premières, confirment mais bien plus nettement, la décrue de la gauche. M. BACKMANN, « Les Raisins de la colère ». Mettant de plus l'accent sur la propreté (avec le lancement du programme « Paris ville propre » qui comprend une augmentation et une modernisation du matériel de ramassage de détritus, dont les fameuses « motocrottes », la hausse des effectifs avec la constitution des « Commandos de la Propreté », la réhabilitation de certaines friches industrielles, notamment sur les quais de la Seine, et de quartiers populaires ou encore la lutte contre la pollution de la Seine avec la promesse qu'il s'y baignerait en 1995), la réalisation d'espaces verts, de crèches, de gymnases, de bibliothèques, d'écoles ; il gagne assez vite la confiance des Parisiens puisqu'un sondage Louis Harris - France pour L'Express démontre que 62 % des habitants de la capitale interrogés le jugent bon maire, et 52 % un maire plutôt sympathique, tandis que 36 % reconnaissent qu'il donne alors la priorité à son rôle de président du RPR contre 27 % à celui de premier magistrat de la ville[56]. Il paraissait même surpris d’être là. Le choix appartenant désormais aux militants, c'est pourtant une « outsider », la députée maire de Saint-Jean-de-Luz Michèle Alliot-Marie, qui l'emporte au second tour avec 62,71 % des votes le 4 décembre 1999[140], preuve de la perte d'influence du président de la République sur son propre parti. Mais nous devons, dans le dialogue, dans la concorde, nous retrouver sur l'essentiel. À la suite des élections de 2004, du référendum de 2005 et de son accident vasculaire la même année, la plupart des éditorialistes estiment que Jacques Chirac n'est pas en mesure de se présenter pour un troisième mandat[165],[166],[167], même si quelques personnalités politiques pensent le contraire[168]. Anh Đào Traxel le reconnaît également[192]. Cette confrontation s'étend à la candidature de Paris et Londres pour les Jeux olympiques d'été de 2012 où les deux hommes s'impliquent personnellement. L'attitude qu'adopte alors Jacques Chirac vis-à-vis de Jean-Marie Le Pen fait l'objet de récits contradictoires[j]. Le journaliste d'investigation Edwy Plenel insiste sur la condamnation judiciaire de l'ancien président[285]. Une nation moteur de la construction européenne. Veme RÉPUBLIQUE (depuis 1958…) Jean CASTEX (depuis le 3 juillet 2020) ... (17 mai 2007 – 10 mai 2012) Dominique de VILLEPIN (31 mai 2005 – 15 mai 2007) Jean-Pierre RAFFARIN (6 mai 2002 – 31 mai 2005) Lionel JOSPIN (2 juin 1997 – 6 mai 2002) ... Jacques CHIRAC (20 mars 1986 – 9 mai 1988) Laurent … Il se forge également une assise internationale, par le biais notamment de sa fonction de maire de Paris, et est l'un des principaux participants (aux côtés de certains dirigeants du monde occidental de l'époque à commencer par le Premier ministre britannique Margaret Thatcher, le vice-président américain George Bush ou le chancelier allemand Helmut Kohl) à la réunion de l'hôtel InterContinental de Londres le 24 juin 1983 où fut fondée l'Union démocrate internationale (UDI), grande association regroupant à l'échelle internationale les grands partis de droite et dont Jacques Chirac devient l'un des vice-présidents[85]. Quelques mois plus tard, celui-ci est contraint à la démission à la suite d'un scandale très médiatisé et il est remplacé par Thierry Breton. Il en a surtout profité pour développer la théorie dite du « monde multipolaire » par laquelle il entend promouvoir la vision d'un monde fait d'entités régionales fortes (afin de garantir la souveraineté nationale), qui cohabiteraient entre elles en vertu d'un droit international public renforcé qu'appliquerait l'Organisation des Nations unies (ONU), de manière à empêcher toute forme d'unilatéralisme[232]. Le 2 septembre 2005, il est hospitalisé à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, pour un accident vasculaire cérébral ayant entraîné un « léger trouble de la vision », qui disparaît en quelques jours (version donnée par l'Élysée). Si Jacques Chirac a toujours aimé l'Afrique[234], le bilan de ses actions en Afrique n'est pas sans aspérités : certes, certaines initiatives ont été saluées, comme l'instauration d'une taxe sur les billets d'avion au profit du développement et de la lutte contre le SIDA[235], mais il lui a aussi été reproché d'avoir poursuivi la politique de la « Françafrique », ou encore de ne pas avoir su anticiper les mutations politiques, économiques et sociales du continent africain, ce qui s'est traduit pour la France par une perte d'influence politique et une décrue des investissements commerciaux (le tout au profit de la Chine et des États-Unis, principalement)[236]. Il indique d'ailleurs dans ses mémoires qu'il ne se sent pas libéral[189]. Retiré de la vie politique, il siège jusqu’en 2011 au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit en tant qu'ancien président de la République. Le 26 novembre 1978, Jacques Chirac est victime d'un accident sur une route de la Corrèze et est transporté à l'hôpital Cochin à Paris. Le deuxième gouvernement Jean-Pierre Raffarin est le 29 e gouvernement de la V e République française.Second gouvernement dirigé par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il est en fonction du 17 juin 2002 au 31 mars 2004, sous la présidence de Jacques Chirac (1995-2007). Comme promis lors de la campagne, il met en place une politique libérale sur le plan économique, avec une importante vague de privatisations d'entreprises publiques nationalisées à la fin de la Seconde Guerre mondiale (la banque Société générale, la société de défense, d'aéronautique-aérospatiale, de transport et télécommunications Matra, l'agence médiatique et publicitaire Havas et le groupe d'assurances mutuelles MGF) ou par les gouvernements socialistes de Pierre Mauroy entre 1981 et 1983 (les banques Paribas, CCF et du BTP, le groupe de télécommunication Compagnie générale d'électricité CGE qui devient Alcatel-Alsthom, le producteur et transformateur de matériaux Saint-Gobain, la Compagnie financière Suez), ainsi que de l'une des trois chaînes publiques, TF1. Au cours de son service militaire, il est blessé au visage, puis promu lieutenant au début de l'année 1957. Observons d'emblée que les trois Premiers ministres sortants et candidats malheureux à l'élection présidentielle - Jacques Chirac en 1988, Édouard Balladur en 1995 et Lionel Jospin en 2002 - ont connu le cas de figure bien particulier de … À sa sortie de l'ENA, en 1962, c'est cependant dans le cabinet du Premier ministre UNR, Georges Pompidou, qu'il s'engage. En effet, lors d'un meeting de 100 000 personnes à la Porte de Pantin le 10 février 1977, l'ancien Premier ministre dénonce le « capitalisme sauvage » et affirme que les gaullistes ne doivent pas être confondus avec les « tenants du libéralisme classique » et la « droite » assimilée au giscardisme et au centrisme[56]. Je crois même qu'elles sont finalement restées les mêmes. Il a affirmé que le président sortant avait «perdu beaucoup de son énergie et de sa force», était «fatigué, vieilli, victime d’une certaine usure».«Il est temps», sous-entendu qu’il parte, a assuré le Premier ministre.. Jacques Chirac, de … En juin 1962, il devient chargé de mission (pour la « construction, les travaux publics, et les transports ») auprès du secrétariat général du gouvernement, puis au cabinet du Premier ministre, Georges Pompidou, dont il devient rapidement un fidèle partisan et collaborateur. Il nous donne les forces nécessaires pour imprimer notre marque dans le monde d'aujourd'hui. », Ainsi, Charles Pasqua, François Bayrou et Alain Madelin, cités par Éric Zemmour in, « Chirac n'a vraiment pas de conviction. Cette attitude de « VRP » du « savoir-faire à la Française » lui vaut d'être parodié en bande dessinée, par le scénariste René Goscinny (qui le croque à nouveau dans l'album d'Astérix Obélix et Compagnie deux ans plus tard) associé au dessinateur Jean Tabary, dans une courte histoire d’Iznogoud paru dans Le Journal du dimanche du 8 décembre 1974[54]. Ses deux grands-pères sont des hussards noirs de la République, des instituteurs devenus directeurs d'école : à Brive-la-Gaillarde pour son grand-père paternel, Louis Chirac, également vénérable[Quand ?] Et, à la suite des secondes, en mars 1983, le nombre de communes de plus de 30 000 habitants dirigées par le parti chiraquien passent de 15 à 35[79], dont de grandes villes. Éric Zemmour souligne le fait que Chirac mentionne Pompidou et non le général de Gaulle : pour lui comme pour Philippe Reinhard, Chirac, quel que soit le caractère fluctuant de ses opinions, et en dépit de ce qu'il prétendra plus tard, n'a jamais été un gaulliste convaincu[187],[188]. Cette politique, aidée par une meilleure conjoncture internationale et une baisse du prix du pétrole, semble en partie porter ses fruits et permet à la France de se ré-aligner en partie sur le « bon élève » de l'Europe qu'est la République fédérale d'Allemagne sur le plan de l'inflation (dont le taux repasse en 1986 sous la barre des 4 % pour la première fois depuis 1968, en s'établissant autour des 3 %, sans pour autant obtenir de réelle inversion de la tendance économique[49]) notamment. Ainsi, le 7 octobre 1981, le « Club 89 » est créé au sein du RPR. Il tente également de transformer son image et travaille activement sa communication en vue des législatives. Des médias, surtout étrangers, indiquent que les hommages sont davantage adressés à sa personnalité et à son époque qu’à son « maigre » bilan politique[282],[283],[284]. Après le contrat nouvelles embauches (CNE), Dominique de Villepin décide, au début de l'année 2006, de lancer un nouveau contrat de travail similaire, pour les jeunes, baptisé Contrat première embauche (CPE). En fait, il y aurait eu deux rencontres selon Franz-Olivier Giesbert. », « Si Chirac veut être réélu ? L'encore actuel président accorde ce soutien au nom du parti qu'il a créé, à savoir l'UMP. Jacques Chirac est quant à lui réélu dans sa troisième circonscription de la Corrèze sans difficulté et dès le premier tour, en améliorant de plus son résultat de 1976 avec 55,8 % des voix. Je sais que le nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy, aura à cœur de conduire notre pays plus avant sur les chemins de l'avenir et tous mes vœux l'accompagnent dans cette mission, qui est la plus exigeante et la plus belle qui soit, au service de notre nation. Au lendemain de l'élection, Lionel Jospin ayant remis sa démission, Jacques Chirac nomme Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Le 21 septembre 2000, est publié dans le journal Le Monde un aveu posthume de Jean-Claude Méry, promoteur immobilier, financier occulte du RPR, lequel accuse Jacques Chirac, alors maire de Paris, d'avoir été au cœur du système. Au second tour, le 10 mai, le candidat socialiste est élu, avec 51,76 % contre 48,24 % au président sortant. Nombreuses sont ainsi les victimes de Jacques Chirac : il y a d'abord le soutien à Valéry Giscard d'Estaing, lors de l'élection présidentielle de 1974, dans le seul but de torpiller Jacques Chaban-Delmas, pourtant candidat sous la bannière du parti auquel appartient Chirac (l'UDR) ; puis la volonté, ensuite, de provoquer le départ de Giscard de l'Élysée, à l'élection présidentielle de 1981 (à tel point que Giscard expliquera ensuite avoir vérifié par lui-même que le RPR conseillait secrètement à ses sympathisants de voter pour François Mitterrand au second tour[125]) ; ensuite, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, Jacques Chirac parvient, non sans mal, à conserver son poste de président du RPR en brisant les tentatives de réforme des « Rénovateurs[126] », puis en empêchant Charles Pasqua et Philippe Séguin de prendre la direction du mouvement[127] ; enfin, il défait Édouard Balladur lors de la fratricide campagne de l'élection présidentielle de 1995. En octobre 2019, le nom de Jacques Chirac est attribué à une avenue de la ville de Toulouse[336], puis, en novembre 2019, à une avenue de la ville d'Abou Dabi, capitale des Émirats arabes unis[337]. Jacques Chirac estime également normal qu'il accompagne François Mitterrand aux grandes réunions internationales. Mais, selon un sondage Ifop réalisé fin 2005, seul 1 % des Français souhaite qu'il soit le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007, loin derrière Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin[174],[175], alors qu'en 2003 un tiers des sondés soutenaient sa candidature[176],[177]. Il est libéré de son service militaire le 20 juillet 1957, le maintien sous les drapeaux étant alors porté à 27 mois[33]. Selon l'association 1901 « Sauvegarde retraites »[247], il est de plus éligible à une retraite cumulée estimée en juin 2007 à 18 781 €, répartie de la manière suivante : Dans les mois qui suivent son départ de l'Élysée, il se rend dans plusieurs pays d'Afrique pour inaugurer des projets d'accès à l'eau, aux médicaments, à l'éducation[246] et à deux reprises en Russie, à l'invitation personnelle de Vladimir Poutine[246]. J’avais construit avec lui trois ans durant à Matignon une relation de confiance (…)», a-t-il dit. Jacques Chirac, président du plus important parti de la majorité à l'Assemblée nationale, est nommé Premier ministre le 20 mars. Il y apparaît aux côtés du président de la République en fonction, François Hollande, qui lui rend hommage[257]. Après un début de campagne jugé moyen, Jacques Chirac profite des erreurs de Lionel Jospin (la phrase « un président vieilli et usé » choque). Le 11 février 2007, dans une édition spéciale de Vivement dimanche, Jacques Chirac est pour la première fois assez peu ambigu sur sa non-candidature, à travers la conclusion : « Il y a une vie après la politique. Il s'entend particulièrement bien avec le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine[134]. Il ne sait quoi penser. De plus, certains de ses proches, dont Bernadette Chirac, Jean de Lipkowski ou Alain Juppé estiment qu'il serait prématuré pour lui de se lancer déjà dans la bataille pour la présidentielle, tandis que d'autres (Charles Pasqua ou Bernard Pons) le poussent au contraire à s'engager. Je n'ai jamais bien compris si elle ne pouvait plus avoir d'enfant ou bien si mes parents ne voulaient plus en avoir à la suite de cette affaire ». Bien que chef de la droite pendant plus de vingt ans, Jacques Chirac n'est donc pas toujours conforme aux standards de la droite républicaine contemporaine. Bien sûr, il peut y avoir des différences de conception, des divergences de vue. Il est passionné par le sumo et la culture japonaise[15]. Gouvernement de … Le président et le Premier ministre tentent de parler d'une seule voix dans le cadre de l'Union européenne ou de la politique étrangère, se rendant ensemble aux sommets européens (comme lors des deux autres cohabitations, voire assurant conjointement la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne dévolue à la France de juin à décembre 2000), même si on y assiste parfois à des passes d'armes verbales entre les deux hommes. Une étude Sofres pour Europe 1 publiée le lendemain montre que 44 % des personnes interrogées le considèrent comme le vainqueur du débat (contre 24 % pour le Premier ministre, 28 % estimant le match nul et 4 % restant sans opinion), tandis que sa popularité passe de 57 à 70 % chez les électeurs de droite et de 9 à 17 % à gauche. Finalement, Alain Carignon est « mis en congé » des instances dirigeantes du parti le 11 juin suivant (il ne réintègre pleinement le parti chiraquien qu'en 1992) et, le 6 décembre, Michel Noir et son adjoint à Lyon le professeur Jean-Michel Dubernard ainsi que Michèle Barzach démissionnent à la fois du mouvement et de l'Assemblée nationale (seuls les deux premiers y retrouvent un siège lors d'élections partielles en 1991). Retrouvez toutes les phrases célèbres de Jacques Chirac parmi une sélection de + de 100 000 citations célèbres provenant d'ouvrages, d'interviews ou de discours. S'y associent plusieurs mesures sociales en faveur de l'emploi engagées par le ministre des Affaires sociales Philippe Séguin, dont l'ordonnance du 11 août 1986 subordonnant le recours au travail intermittent par les entreprises à la signature d'un accord préalable, la loi du 10 juillet 1987 pour la lutte contre le chômage de longue durée et celle, entrée en vigueur le même jour, en faveur de l'emploi des travailleurs handicapés qui introduit pour la première fois dans le code du travail la notion d'« Obligation d'emploi » pour ces derniers, avec une politique de discrimination positive instaurant un quota de 6 % d'employés handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés. Il s'oppose sur ce point à Raymond Barre, qui n'a pas abandonné l'espoir de prendre la tête de l'opposition : le 10 juillet 1984, l'ancien Premier ministre décrit une éventuelle cohabitation comme une « trahison du principe de la Ve République », ce à quoi Jacques Chirac réplique que le refus de la cohabitation pourrait aboutir à « une crise de régime ». En tant qu'élève de l'ENA, il aurait pu éviter de faire la guerre d'Algérie (pendant 18 mois), mais il se porte volontaire et il est affecté, à partir du 1er avril 1956, au 11e puis 6e régiment de chasseurs d'Afrique[31], en poste à Souk-el-Arba dans le département de Tlemcen[32]. Ces prises de position tendent alors à s'approcher des aspirations de ceux considérés comme l'électorat traditionnel du mouvement gaulliste et duquel celui-ci, gagné par l'usure du pouvoir, s'était peu à peu éloigné, à savoir les petits entrepreneurs, commerçants, les professions libérales, les agriculteurs, les propriétaires et les personnes âgées. Cette nation magnifique que nous avons en partage. Il s'agit donc, selon l'universitaire Laurent Lombart, d'une thèse inédite visant à concilier la politique gaullienne de défense de l'indépendance nationale et la vision internationaliste soutenue, entre autres, par l'ancien Président américain Woodrow Wilson[232]. Cette fois, Charles Pasqua fut l'intermédiaire qui organisa l'entrevue chez un ami armateur[i]. Jacques Chirac était alors le président du RPR. Cette liste arrive alors largement en tête, avec 43,02 % des suffrages (mais une abstention encore plus forte, à 43,27 %) et 41 sièges de députés européens sur les 81 alloués à la France, le PS n'obtenant que 20,45 % des suffrages et le PC 11,2 %. Pompidou le surnomme le « bulldozer » à cause sa capacité à faire avancer les choses. Il exige, à l'impromptu, de visiter le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. Je le ferai avec la fierté du devoir accompli et aussi avec une grande confiance dans l'avenir de notre pays. Toutefois, il est à noter que la fin de son quinquennat (2005-2007) est également marquée par une assez forte réduction du nombre de chômeurs (-1 point environ)[220]. Une série de lois est votée le 7 août 1986, concernant la criminalité, la délinquance, le terrorisme et les atteintes à la sûreté de l'État.